Sainte-Marie-Kerque
commune française du département du Pas-de-Calais
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Sainte-Marie-Kerque est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France. Ses habitants sont appelés les Sainte-Marie-Kerquois. Sa population est de 1 708 habitants au recensement de 2023. Elle est membre de la communauté de communes de la Région d'Audruicq.
| Sainte-Marie-Kerque | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Hauts-de-France | ||||
| Département | Pas-de-Calais | ||||
| Arrondissement | Calais | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Région d'Audruicq | ||||
| Maire Mandat |
Michel Courbot 2026-2032 |
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| Code postal | 62370 | ||||
| Code commune | 62756 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Sainte-Marie-Kerquois | ||||
| Population municipale |
1 708 hab. (2023 |
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| Densité | 92 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 54′ 00″ nord, 2° 08′ 19″ est | ||||
| Altitude | Min. 2 m Max. 5 m |
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| Superficie | 18,47 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Audruicq (banlieue) |
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| Aire d'attraction | Dunkerque (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Marck | ||||
| Législatives | Septième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | www.mairie-saintemariekerque.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
Localisée dans le nord du département du Pas-de-Calais et limitrophe du département du Nord, Sainte-Marie-Kerque est une commune bordée à l'est par l'Aa canalisée et située, à vol d'oiseau, à 4 km au nord-est de la commune d'Audruicq, à 18 km au sud-ouest de la commune de Dunkerque (aire d'attraction) et à 21 km au sud-est de la commune de Calais (chef-lieu d'arrondissement)[1]. Sainte-Marie-Kerque se situe au milieu du marais de l'Angle, parsemé de watergangs.
Le territoire de la commune est limitrophe de ceux de sept communes, dont deux, Bourbourg et Saint-Pierre-Brouck, dans le département du Nord. Les communes limitrophes sont Audruicq, Bourbourg, Muncq-Nieurlet, Polincove, Ruminghem, Saint-Folquin et Saint-Pierre-Brouck.
Hydrographie
Le territoire de la commune est situé dans le bassin Artois-Picardie.
La commune est traversée par trois cours d'eau majeurs :
- l'Aa canalisé, fleuve côtier d'une longueur de 36,75 km, et qui prend sa source dans la commune d'Arques et se jette dans la mer du Nord entre les communes de Grand-Fort-Philippe et de Gravelines[2] ;
- le canal de Calais, d'une longueur de 32,51 km, qui prend sa source dans la commune de Saint-Pierre-Brouck, dans le département du Nord, et se jette dans la Manche au niveau de la commune de Calais[3] ;
- la Hem ou Tiret, rivière d'une longueur de 27,92 km, qui prend sa source dans la commune d'Escœuilles, rejoint l'Aa au niveau de la commune de Sainte-Marie-Kerque[4] ;
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[12] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[13]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 725 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Watten à 9 km à vol d'oiseau[16], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 822,8 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −19,3 °C, atteinte le [Note 3].
Milieux naturels et biodiversité
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal comprend une ZNIEFF de type 1[Note 4] : les reliques de marais maritimes entre Audruicq, Bourbourg et St-Folquin, d’une superficie de 99 hectares et d'une altitude variant de 1 à 6 mètres. ce site s’inscrit au sein d’un complexe de polders comportant un important réseau de fossés, de cours d’eau et de cultures[19].
et une ZNIEFF de type 2[Note 5] : la plaine maritime flamande entre Watten, Loon-Plage et Oye-Plage, d’une superficie de 19 150 hectares et d'une altitude variant de 0 à 8 mètres. La plaine maritime flamande est composé d’habitats naturels, semi-naturels et artificiels qui ont conservé une réelle valeur biologique, tant floristique que faunistique[20].
- Carte des ZNIEFF de type 1 et 2 sur la commune
- Carte de la ZNIEFF de type 1 sur la commune.
- Carte de la ZNIEFF de type 2 sur la commune.
Urbanisme
Typologie
Au , Sainte-Marie-Kerque est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Audruicq[Note 6], une agglomération intra-départementale regroupant quatre communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[22],[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[23]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (95,7 %), zones urbanisées (4,3 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques naturels et technologiques
Risque inondation
À la suite du passage des tempêtes Ciarán, Domingos et Elisa et des inondations et coulées de boue qui se sont produites, la commune est reconnue, par arrêté du , en état de catastrophe naturelle pour inondations et coulées de boue sur la période du au , comme 179 autres communes du département[27].
Toponymie
D'après l'historien Auguste de Loisne, le nom de la localité est attesté sous les formes Sancte Marie Ecclesia en 1224 ; Sainte-Marie-Église en 1456 ; Sainte-Marie-Kerke en 1457 ; Beata Maria in Angulo en 1507 ; Sancte Marie Kerka vers 1512 ; Sainte-Marie-Kerque, Marie-Kerque XVIe siècle ; Sainte-Marie-Querque en 1720[28] ; Sainte Marie Kerque en 1793 ; Sainte-Marie-Querque et Sainte-Marie-Kerque depuis 1801[29].
La forme flamande est Mariakerke[30].
Sainte-Marie-Kerque est un hagiotoponyme composé de Sainte Marie et du néerlandais kerk qui signifie « église »[31].
En 1822, la commune de Saint-Nicolas[-sur-l’Aa][32] est réunie à Sainte-Marie-Kerque. En 1834, une parcelle de Sainte-Marie-Kerque est réunie à la commune de Polincove et le hameau de Ritouck est distrait de Sainte-Marie-Kerque et réuni à Ruminghem[33].
Histoire
Avant la Révolution française
Une première église date de 1114. La cure est citée dans un texte de 1224 de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer.
Un château féodal appartenait à la famille des châtelains de Bourbourg. Puis Sainte-Marie-Kerque suivit le sort des autres communes du pays de l'Angle (voir Saint-Folquin).
Entre 1224 et 1395, a existé au lieu-dit Bonham, sur le territoire de la commune, une abbaye fondée par Béatrix III de Bourbourg, (famille de Bourbourg) héritière de la châtellenie de Bourbourg, épouse du comte de Guînes Arnould II de Guînes. La première abbesse fut une fille du couple, et Béatrice III de Bourbourg s'y est fait enterrer à sa mort en 1224. Son fils Baudouin III de Guînes, comte de Guînes et châtelain de Bourbourg, va en 1244, accorder un droit de pâture sur des terres qu'il y possède aux religieuses dites de « Leibistade » ou Bounham; le comte avait eu un château à Bounham[34]. Le petit-fils de Béatrix III, le comte Arnould III de Guînes va lui aussi favoriser le monastère en 1270[35]. L'abbaye dure jusqu'en 1395, date à laquelle, ruinée par les guerres et les inondations, les religieuses sont transférées à l'abbaye Sainte-Colombe de Blendecques[36].
En 1224, Adam évêque de Thérouanne, sur la proposition de l'abbé et des religieux de l'abbaye de Saint-Bertin de Saint-Omer, admet le prêtre Simon à desservir pendant cinq ans la cure de Sainte-Marie-Kerque (l'église de Sainte-Marie-Kerque dépendait alors de l'abbaye)[37].
En 1458, Amoury du Wez (la famille du Wez a son siège à Saint-Pierre-Brouck) dit Rifflart, est héritier de son frère Guillaume du Wez, seigneur de Sainte-Marie-Kerque. Ils possèdent la seigneurie dite de l'Escoutedom située à Saint-Georges-sur l-'Aa, dans la châtellenie de Bourbourg[38].
En 1631, Marie de Louvers, épouse de Henri de Hesnin, seigneur de Lesquin, La Motte, est dame de Sainte-Marie-Kerque (les hommes sont dits seigneur de, les femmes, fille ou veuve, sont dites dame de). Ils possèdent également la seigneurie de l'Escoutedom[38].
Famille de Wazières
La famille de Wazières, s'appelant à l'origine de Fourmestraux de Wazières, issue de la bourgeoisie de Lille, souvent membre du magistrat de Lille, par la suite anoblie, détentrice de nombreuses seigneuries sur Wambrechies, Bondues, Haubourdin, etc., et de la seigneurie de Sainte-Marie-Kerque à la veille de la Révolution française a laissé son empreinte sur le village :
- les armes de la commune sont directement inspirées de celles de Pierre Auguste Marie de Wazières détenteur de la seigneurie à la veille de 1789[39].
- les armes de la famille figurent sur le fronton de l'église
- une des deux cloches de l'église a été en partie offerte par Pierre Auguste Marie de Wazières déjà évoqué et par son épouse et en partie par le conseil de fabrique
- le cercueil de Marie Henriette de Wazières est situé sous l'autel de l'église[40].
- Marie-Henriette-Françoise de Wazières, dame de Rabodingues, est la fille d'Eugène-Hyacinthe de Wazières, écuyer, seigneur de Beaupré (sur Haubourdin), de La Volandre, dit Le vicomte de Saint-Georges, capitaine au régiment d'Humières, bourgeois de Lille et de Françoise de Lannoy. Elle nait à Lille en (baptisée le ), meurt à Lille le , à 87 ans, est inhumée à Sainte-Marie-Kerque sous l'autel de l'église. Elle a épousé à La Madeleine le Charles-Pierre de Male, dit Malineus Prats, vicomte de Zuytpeene, chevalier, fils de Charles-Aurel-Augustin, chevalier, et de Philippine-Dorothée de Massiet. Il nait à Bruxelles en (baptisé le ), est lieutenant-colonel su service d'Espagne, puis de France, grand forestier de Brabant, mort avant sa femme[41].
- Pierre-Auguste-Marie de Wazières (1725-1781) est seigneur de Sainte-Marie-Kerque. Il est le fils de François-Eugène-Dominique, écuyer, seigneur de Roncq, et de sa cousine germaine Madeleine-Françoise Cuvillon. Seigneur de Roncq après son père, il détient plusieurs biens de la famille : Beaupré (sur Haubourdin), la Volandre, Gheluwebrouck (marais de Geluwe?), Tilloy-les-Hermaville, Tonquelle, La Mutte Saint-Georges, Clairbourdin, Landsbrigghe, etc., dit Le Vicomte de Langlé et de Saint-Georges. Il nait à Lille en (baptisé le ), accède à la bourgeoisie de Lille le , est nommé bailli d'Halluin de 1760 à 1779, grand bailli de Comines, député des États de la Flandre Wallonne, créé comte de Roncq en . Il meurt à Paris le , est enterré à Roncq. Il épouse d'abord à Béthune le Charlotte-Joseph-Ghislaine de Preudhomme d'Haillies, fille d'Antoine-Joseph, marquis de Verquigneul et de Catherine-Constance-Eugénie de Dion, née en 1732, morte à Lille le . Il prend ensuite pour femme le Marie-Thérèse de Carondelet, fille de Jean, baron de Noyelles, et de Marie-Bernardine de Rasoir, née en 1738, morte à Boulogne-sur-Mer le [42]. Il est le de Wazières qui finance en partie une des deux cloches du village.
- En 1789, Marie-Madeleine-Françoise de Wazières, dame de La Rive, Tilloy-les-Hermaville, Sainte-Marie-Kerque, domiciliée à Armentières, est sœur et l'héritière de Pierre-Auguste-Marie de Wazières, comte de Wazières et de Roncq. Elle détient également une seigneurie sur Saint-Georges-sur-l'Aa, la seigneurie de l'Escoutedom[38].
Depuis la Révolution française
En 1822, la commune absorbe celle voisine de Saint-Nicolas[29] peuplée, au recensement de 1821, de 310 habitants[43] ; cette commune avait, durant la Révolution, porté le nom de Libre-sur-Aa[43].
Première Guerre mondiale
Pendant la Première Guerre mondiale, Sainte-Marie-Kerque dépend du commandement d'étapes ayant son siège à Nouvelle-Église, (élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement d'étapes en arrière du front)[44]. En , se trouvent ainsi à Sainte-Marie-Kerque, une formation sanitaire de 280 personnes et un dépôt de chevaux malades (deux cents chevaux)[45].
Le commandement d'étapes est transféré le à Saint-Folquin[46].
En , a été arrêté par un brigadier de gendarmerie à Sainte-Marie-Kerque, un déserteur anglais ayant fui sa batterie depuis un mois; le déserteur a été conduit au camp anglais d'Audruicq[47]. Le même brigadier a interpellé quelques jours plus tard deux insoumis belges[48].
Le , sont arrivés dans le village les équipages d'un bataillon de Sénégalais[49].
Le , la commune est en émoi à propos de cet accueil de troupes : une dame Dourdent, cabaretière au pont de la Bistade, a été assassinée par des auxiliaires militaires anglais (chinois) à coups de couteau[50].
Depuis 1945
Par arrêté préfectoral du , la commune est détachée le de l'arrondissement de Saint-Omer pour intégrer l'arrondissement de Calais[51].
Politique et administration
Découpage territorial
La commune se trouve dans l'arrondissement de Calais du département du Pas-de-Calais.
Commune et intercommunalités
La commune est membre de la communauté de communes de la Région d'Audruicq.
Circonscriptions administratives
La commune est rattachée au canton de Marck.
Circonscriptions électorales
Pour l'élection des députés, la commune fait partie de la septième circonscription du Pas-de-Calais.
Élections municipales et communautaires
Liste des maires
Équipements et services publics
Eau et déchets
En 2016, le projet d'extension, sur le territoire de la commune, d'un centre d'enfouissement de déchets ménagers par la société Opale Environnement est actuellement contesté[60],[61],[62].
Enseignement
La commune est située dans l'académie de Lille et dépend, pour les vacances scolaires, de la zone B.
Elle administre l'école primaire du Marais de L'Angle[63].
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend du tribunal judiciaire de Saint-Omer, du conseil de prud'hommes de Saint-Omer, de la cour d'appel de Douai, du tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer, du tribunal administratif de Lille, de la cour administrative d'appel de Douai, du pôle nationalité du tribunal judiciaire de Boulogne-sur-Mer et du tribunal pour enfants de Saint-Omer[64].
Population et société
Démographie
Les habitants de la commune sont appelés les Sainte-Marie-Kerquois[65].
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[66]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[67].
En 2023, la commune comptait 1 708 habitants[Note 9], en évolution de +3,64 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 41,7 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (36,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 17,9 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 837 hommes pour 816 femmes, soit un taux de 50,64 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,50 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Enseignement
- École Marais-de-l'Angle.
- École Marais-de-l'Angle, Niveau 1.
Sports
Il y a un terrain de tennis et un terrain de football. La piscine de la CCRA se trouve à Audruicq.
Économie
Entreprises et commerces
Agriculture
La commune est dans les « Wateringues », une petite région agricole dans le département du Pas-de-Calais[71]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est l'exploitation de grandes cultures (hors céréales et oléo-protéagineux)[Carte 2].
| 1988 | 2000 | 2010 | 2020 | |
|---|---|---|---|---|
| Exploitations | 46 | 22 | 22 | 18 |
| SAU[Note 11] (ha) | 1 510 | 1 454 | 1 548 | 1 328 |
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 46 lors du recensement agricole de 1988[Note 12] à 22 en 2000 et en 2010[73] et enfin à 18 en 2020[Carte 3], soit une baisse de 61 % depuis 1988[74],[Carte 4]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 1 510 ha en 1988 à 1 328 ha en 2020[Carte 5]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 33 à 74 ha[73],[Carte 5].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- Église Notre-Dame datant du XIVe siècle, dont deux fenêtres du chœur remontent au XIIe siècle. La flèche crénelée a une hauteur de 50 m. Les cloches, un autel et la table de communion sont classés monuments historiques au titre d'objets.
- Le monument aux morts, commémorant les victimes de toutes les guerres depuis 1870.
- Petit patrimoine religieux : la chapelle Notre-Dame-du-Marais, un oratoire rue Raepe, et une croix de chemin en fer forgé.
- Patrimoine économique : quatre séchoirs à chicorée, une brasserie et une sucrerie sont inventoriés dans la base Mérimée.
- La ferme fortifiée du Weez, qui conserve une cloche datée de 1737.
- L'église Notre-Dame.
- Intérieur de la chapelle Notre-Dame des Marais.
- La croix de chemin.
- Le monument aux morts.
Personnalités liées à la commune
Héraldique
Les armes de la commune se blasonnent ainsi : Écartelé, au premier et au quatrième contre-écartelé d’or à l’aigle bicéphale de gueules et d’or à l’ours en pied de sable, au deuxième et au troisième d’azur à la bande d’or accompagnée de six besants ordonnés en orle. |
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel de la commune
- Dossier de la commune sur la base nationale sur les intercommunalités (BANATIC) du Ministère de l'intérieur (DGCL), [lire en ligne]
- Dossier complet de la commune sur le site de l'Insee[Note 13], [lire en ligne]
- La commune sur le site des archives départementales du Pas-de-Calais, [lire en ligne]
- La commune sur "Remonter le temps", sur le site de l’IGN[Note 14], [lire en ligne]
- « La commune » sur Géoportail.
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
- Ressources relatives à la géographie :

