Samba de breque
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Origines stylistiques | Samba-choro |
|---|---|
| Origines culturelles | Samba de la fin des années 1930, à Rio de Janeiro. |
La[a] samba de breque est un sous-genre musical dérivé de la samba.
Apparu à Rio de Janeiro entre la fin des années 1930 et le début des années 1940, la principale caractéristique de la samba de breque est qu'elle contient des arrêts soudains, appelés breques (terme dérivé du terme anglais brake, qui signifie « frein ». Ils sont généralement à caractère humoristique, au cours desquels le chanteur fait des commentaires oraux.
Le chanteur Moreira da Silva s'est imposé comme le grand nom de ce style de samba. Le premier succès de ce sous-genre a été Acertei no milhar, une samba de Wilson Batista et Geraldo Pereira.
Apparu à Rio de Janeiro entre la fin des années 1930 et le début des années 1940[5],[6], la caractéristique principale du style est la pause dans l'accompagnement fortement syncopé pour une intervention déclamatoire de l'interprète[7]. Ces arrêts brusques sont appelés breques, un nom brésilianisé du terme anglais brake, à l'image des freins de voiture[8]. Les « breques » sont des phrases à peine prononcées qui ajoutent une touche d'humour et de malice, au cours desquelles le chanteur fait des commentaires oraux[5],[6].
Selon le critique musical Tárik de Souza (pt), la samba-de-breque est une variante du sous-genre de fusion de la samba-choro[9].
Le compositeur Sinhô a inséré trois redondilhas (pt) mineures constituant un vers de quinze syllabes dans Cansei, de 1929 : « Pois lá ouvi de Deus / A sua voz dizer / Que eu não vim ao mundo / Somente com o fito de eterno sofrer » (« Car là j'ai entendu Dieu / Sa voix dire / Que je ne suis pas venu au monde / Seulement dans le but d'éternelle souffrance »). La chanson a été interprétée par Mário Reis[9]. En 1933, deux autres chansons sont enregistrées avec des « breques » : Minha Palhoça[10] (de J. Cascata) : « Lá tem troça / Se faz bossa » (« Ils se font plaisir là-bas / Ils font de la bossa ») ; et O Orvalho Vem Caindo[11] (de Noel Rosa et Kid Pepe (pt)) : « ...guarda civil / Que o salário ainda não viu » (« ... garde civile / Que le salaire n'a pas encore vu »)[9]. Cet effet inspirera les sambas les plus syncopées de Geraldo Pereira[9].
