Sanija Ameti naît le [1]. Elle est l'aînée de cinq enfants[2]. Son père, professeur de biologie moléculaire, a connu plusieurs arrestations en raison de son engagement politique[2]; sa mère est employée de commerce[3].
Elle arrive en Suisse en 1995 avec ses parents en tant que réfugiée, sa famille fuyant la guerre dans l'ancienne Yougoslavie[4],[5]. Elle grandit à Zurich, dans le quartier d'Oerlikon[6]. Son père doit reprendre des études pour voir son diplôme reconnu et travaille comme serveur et sur des chantiers[3].
En couple avec Florian Schmidt-Gabain, avocat spécialiste du droit de l’art et des biens culturels, elle s'est définie comme musulmane et agnostique[8], puis comme athée[10].
Elle adhère aux Vert'libéraux en 2019[3]. Elle devient membre la même année de la direction du Parti des Jeunes Verts Libéraux Suisse et, depuis 2020, de la direction du parti des Vert'libéraux du canton de Zurich[15]. Début octobre 2021, elle prend la coprésidence du mouvement politique Opération Libero[16],[17]. Elle est par ailleurs coprésidente du Parti vert'libéral du canton de Zurich jusqu'à la controverse de septembre 2024. En , elle annonce quitter les Vert'libéraux[18].
Elle est membre du conseil municipal (législatif) de la ville de Zurich depuis le (élection le [19]), où elle représente les districts 4 et 5[20]. Elle annonce en qu'elle ne se présentera pas pour un nouveau mandat en mars suivant[21].
Elle se prononce contre le port obligatoire du voile mais également contre l’interdiction du port de la burqa dans l’espace public[2]. Elle défend l'instauration du droit de vote des étrangers et la création de places de crèche abordables[8]. Elle a par ailleurs appelé à soumettre à un impôt les personnes non vaccinées contre le COVID-19, à introduire une obligation de servir pour les femmes et à interdire la reconnaissance faciale[3].
Condamnation pour avoir tiré sur une image religieuse
Le , Sanija Ameti, adepte de tir, se met en scène sur une publication Instagram où elle tire à 10 m sur une image de la Vierge à l'Enfant de Tommaso del Mazza, trouvée dans un catalogue de vente aux enchères, puis s'excuse et supprime la publication affirmant qu’elle n'avait pas prêté attention à la nature de l'image[27],[28],[29],[30],[31]. Le lendemain, les Jeunes UDC et Nicolas Rimoldi annoncent déposer une plainte pénale pour atteinte à la liberté de croyance et de culte[32],[33].
À la suite de cette affaire, elle est placée sous protection policière en raison de menaces de mort, perd son emploi auprès d'une société de conseil et démissionne de la coprésidence de son parti cantonal[9],[27]. Une procédure d'exclusion de son parti est également lancée[27].
Elle est condamnée en première instance le pour atteinte à la liberté de croyance et des cultes. Le juge accorde le sursis car il part «de l’idée que [le] but n’était pas de rabaisser le christianisme.»[34],[35].