Les origines de Sant’Angelo d’Alife remontent à l’époque samnite, avec la fondation de l’ancienne Rufrium, dont les vestiges sont encore visibles dans la zone. Au Ve siècle, après la chute de l’Empire romain, le territoire fut occupé par les Ostrogoths, puis par les Longobards à partir du VIe siècle. Ces derniers firent de Sant’Angelo d’Alife un important centre de culte, notamment en construisant un sanctuaire rupestre dédié à Saint Michel Archange dans une grotte, qui devint le noyau d’un habitat médiéval.
Au XIe siècle, un château fortifié fut érigé sur la colline, renforcé à l’époque normande. Le site, connu sous le nom d’oppidum Sancti Angeli cognomento Rabicanum, devint un fief normand stratégique, englobant les territoires actuels de Sant’Angelo d’Alife et de Raviscanina. En 1135, le château fut attaqué par Roger II lors des luttes pour l’annexion de la comté d’Alife au royaume de Sicile.
Au XVe siècle, après un fort tremblement de terre en 1456, la population quitta la colline pour s’installer dans les zones plus planes, formant deux agglomérations distinctes : Sant’Angelo d’Alife à l’est, autour des églises de San Nicola et Sant’Antonio Abate, et Raviscanina à l’ouest. Pendant la période espagnole, le fief de Rupecanina fut attribué à Ferrante Diaz Garlon, comte d’Alife, puis passa aux Grimaldi, qui restaurèrent et agrandirent le palais actuel, aujourd’hui propriété de la famille Windisch-Graetz.
Au XIXe siècle, avec l’abolition du système féodal, le territoire fut définitivement divisé en deux communes distinctes : Sant’Angelo d’Alife et Raviscanina[3].