Bien que distincte de l'ancienne Civitas Capuana, la ville moderne, qui s'est développée autour de l'amphithéâtre romain, a été renommée Santa Maria Capua Vetere — Capua Vetere signifiant «Vieille Capoue» — afin de faire perdurer l'héritage de la cité antique.
Quelques établissements associés à la culture villanovienne ont existé dans la région à la préhistoire, avant leur occupation successive par les Osques et les Étrusques. C'est sur le territoire de la commune de Santa Maria Capua Vetere que se trouve le site de l'antique Capoue, avec notamment la présence de nécropoles qui attestent de l'occupation étrusque entre les ixeetvesiècles av. J.-C. Dans l'une de ces nécropoles a été trouvée la tuile de Capoue, tablette inscrite en terre cuite datant du Vesiècleav. J.-C. qui porte le deuxième texte étrusque par sa longueur qui soit parvenu jusqu'à nous. Au IVesiècleav. J.-C., Capoue est la deuxième plus grande ville d'Italie derrière Rome.
Dans l'Antiquité tardive, la cité est ravagée par les Vandales mais se relève et devient la capitale d'une principauté lombarde indépendante. Cependant, profitant d'une querelle dynastique au sujet de la succession au duché de Bénévent, une bande de Sarrasins détruit la ville en 841 et la plupart des survivants prennent la fuite pour fonder la Capoue moderne sur le site de l'ancien port fluvial de Casilinum.
L'actuelle Santa Maria Capua Vetere recommence à se développer lentement grâce à l'apparition de quelques résidences nobiliaires de campagne autour des basiliques paléochrétiennes de Santa Maria Maggiore, San Pietro in Corpo et Sant'Erasmo in Capitolio, où s'établit notamment le roi Robert d'Anjou. Elle n'est connue que sous le nom de Santa Maria Maggiore jusqu'en 1861.
Monuments et lieux d'intérêt
Antiquité
L'arc d'Hadrien.Le mithraeum.L'amphithéâtre, particulièrement vaste, construit à la fin du IIesiècleav. J.-C. et restauré au IIesiècle apr. J.-C.;
La basilique Santa Maria Maggiore, fondée, selon la tradition, par le pape Symmaque au Vesiècle. L'édifice originel ne comportait qu'une seule nef, mais fut agrandi en 787 par le prince lombard Arigis II de Bénévent. Une nouvelle rénovation eut lieu en 1666 sous la supervision du cardinal Robert Bellarmin, avec l'ajout de deux bas-côtés. L'aspect baroque tardif actuel de l'église résulte de travaux de restauration effectués entre 1742 et 1788, au cours desquels la mosaïque d'origine de l'abside fut malheureusement détruite.