Mondragone
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| Mondragone | |
Partie moderne de Mondragone. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 81034 |
| Code ISTAT | 061052 |
| Préfixe tél. | 0823 |
| Démographie | |
| Gentilé | mondragonesi |
| Population | 28 329 hab.[1] (2026) |
| Densité | 505 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 41° 06′ 00″ nord, 13° 53′ 00″ est |
| Altitude | Min. 10 m Max. 10 m |
| Superficie | 5 610 ha = 56,1 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Madonna Incaldana |
| Fête patronale | le mardi après Pâques |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Caserte. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Mondragone est une ville italienne d'environ 28 300 habitants (2026) située dans la province de Caserte en Campanie.
Hameaux
Le territoire s'étend entre la chaîne pré-apennine du mont Massico (813 m), qui se termine près de la mer Tyrrhénienne, au nord, et le fleuve Volturno au sud, couvrant une région aux origines très anciennes. Au milieu se dresse le mont Petrino (412 m), qui protège le centre de Mondragone. À l'ouest, la côte s'étend naturellement entre le golfe de Gaète et celui de Pouzzoles ; depuis son front de mer, on peut apercevoir les îles d'Ischia et de Procida d'un côté, et une partie des îles Pontines de l'autre. Le mont Crestagallo (438 m) est un autre relief présent sur le territoire de la commune.
Levagnole, Pescopagano
Communes limitrophes
Cancello e Arnone, Castel Volturno, Falciano del Massico, Sessa Aurunca
Histoire


Les premières implantations humaines (constatées lors des dernières fouilles réalisées sur le site), datent de l'ère quaternaire et les premiers habitants de la région, après la période néolithique, furent les Aurunces (latin : Aurunci) peuple italique d’origine indo-européenne, dont on situe l’installation vers le début du Ier millénaire av. J.-C. Ils vivaient dans des villages dispersés sur le territoire, sans fortifications et étaient donc une proie facile des Romains qui les envahirent en 296 av. J.-C. qui fondèrent la colonie de Sinuessa. Certains auteurs mentionnent également la présence antérieure en ce lieu d’une cité grecque nommée "Sinope"; mais on accorde peu de crédit à cette indication. Si cette cité à jamais existé, elle a entièrement disparu, et le site faisait partie du territoire de la cité Ausones de Vescia, quand les Romains décidèrent d’implanter les deux colonies de Minturnae et Sinuessa sur la mer Tyrrhénienne. Le but de cette colonisation était de protéger cette région fertile des attaques des montagnards Samnites, qui l’avaient envahi à plusieurs reprises. Pour cette raison, le peuple de Rome fut réticent au début à venir s’installer dans ces colonies, qui furent néanmoins bâties l’année suivante, en -296.
Sinuessa semble être rapidement devenue une place importante; mais elle pâtit de la deuxième guerre punique : son territoire est ravagé en -217 par la cavalerie d’Hannibal, jusqu’aux portes de la ville. Lorsque l’armée d’Hasdrubal Barca menace de pénétrer en Italie en -208, Rome impose des levées de troupes supplémentaires. Sinuessa, comme Minturnae et d’autres colonies maritimes, tente de faire valoir leurs dispenses en cas de levée des troupes terrestres, dispenses compensant leur contribution navale; mais ceci leur fut refusé tant qu’une armée ennemie stationnerait en Italie. Plus tard en -191 pendant les préparatifs de l’expédition contre Antiochos III, Sinuessa et d’autres colonies réclament cette fois une dispense pour le service maritime, mais sans succès.
La fertilité du sol et la proximité de la mer contribuent certainement à la prospérité de Sinuessa et firent qu'en peu de temps, la colonie se peupla, attirant plusieurs citadins et arrivant à contenir 9 000 habitants dans la zone de la plaine. Cicéron en fait fréquemment mention, et Jules César y fit halte dans sa marche vers Brindes (Brundisium) à Rome, en -99. Elle est aussi mentionnée par Horace dans son voyage vers Brindes (Brundisium), comme le lieu de rencontre avec ses amis Plotius, Varius et Virgile[3].
À partir du IIe siècle av. J.-C. commença à se répandre la culture de la vigne, avec la production du vin Falerne, décrit dans plusieurs œuvres de Virgile (poète latin) dont «Nectar des Dieux », la ville put jouir d'une grande renommée. En outre, la proximité de la via Appia facilita le commerce et le tourisme. En fait, de nombreux citoyens romains, politiciens, de riches marchands, hommes d'affaires, y firent construire leur villa et maison de vacances, comme le poète Sextus Turpilius (mort à Sinuessa en 104 av. J.-C.), Cicéron (orateur et homme politique romain écrivain, mort en 43 av. J.-C.), Gaius Ofonius Tigellinus (préfet), en bref, Sinuessa est devenu une destination touristique très populaire, même pour les propriétés hautement curatives de ses thermes, adaptées, selon la tradition, non seulement pour traiter l'infertilité chez les femmes, mais aussi la maladie mentale. Au Ier siècle apr. J.-C., la ville atteignit sa plus haute splendeur pour l'inauguration d'un autre important carrefour, la via Domiziana. Cette prospérité commença à décliner en raison d'une crise de l'agriculture.
En 375 Sinuessa a subi des dégâts du fait d'un tremblement de terre catastrophique. Par la suite les habitants de la ville commencèrent à se réfugier sur les pentes du mont Petrino pour échapper aux invasions répétées des barbares. La date exacte de son abandon ou de sa destruction est inconnue.
Au milieu du XIVe siècle, les premières pierres de la nouvelle ville de Mondragone commença à prendre forme[4] : la colonie située sur la Rocca sul Petrino n'était désormais plus sûre. Au fil des ans, elle avait constitué un formidable refuge contre les attaques ennemies et un lieu sûr pour tous les habitants, mais les besoins évoluaient désormais et cet emplacement, si élevé par rapport à la mer, rendait impossible l'accomplissement des plus simples tâches quotidiennes. Peu à peu, une première partie de la population commença à descendre dans la vallée (près de l'ancien Petrinum) et à y construire les premiers établissements sur les ruines des villes romaines de Cedia et Papia[5], situées respectivement le long de la via Appia et de la Domitiana. Un premier village vit le jour, qui prit initialement le nom de Villa dei Marchi : façonné et rendu solide et fort d'abord par les Lombards, puis par les Normands. Il n'était certes pas aussi sûr que la Rocca sul Petrino en cas de danger imminent, mais il offrait accessibilité et commodité à ses habitants, y compris sur le plan hygiénique et sanitaire.
Le territoire passa entre les mains de divers seigneurs locaux : famille Marzano, ducs de Sessa, famille Carafa avec Antonio Carafa di Stigliano, conseiller du roi Ferdinand Ier, et fut élevé au rang de duché en 1461.
À la mort de Nicola María de Guzmán Carafa, prince de Stigliano, le fief fut mis en vente et acheté, en 1691, par Marcantonio Grillo, IIIe marquis de Clarafuente, pour la somme d'environ 550 000 ducats. Son petit-fils, Don Domenico Grillo, fut le dernier duc de Mondragone jusqu'en 1806, année où le système féodal fut aboli. Le palais ducal témoigne de la domination des Grillo.
Après la domination française sur le royaume de Naples (1815), Mondragone revint aux mains des Bourbons et y resta jusqu'à la proclamation du royaume d'Italie (1861).



