Sculpture romantique

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Tuerie, 1834 musée des beaux-arts de Chartres (Eure-et-Loir).
Auguste Préault, Tuerie (1834), bronze, musée des Beaux-Arts de Chartres.

La sculpture romantique est un courant sculptural issu du romantisme, apparu au début du XIXe siècle vers les années 1820, succédant à la sculpture néo-classique et précédant le réalisme et l'éclectisme. Le Romantisme en sculpture est marqué par son dynamisme et son réalisme, s'opposant à l’aspect poli et au hiératisme de la sculpture néo-classique. Les artistes délaissent l'inspiration antique notamment dans les portraits sculptés, qui ne sont plus représentés avec une toge à la manière romaine, mais en costume contemporains, ils évoluent vers l'historicisme en s'inspirant du Moyen Âge et du baroque. Les sculpteurs représentatifs, sont François Rude, David d'Angers, Auguste Préault, Antoine-Louis Barye.

Les romantiques préfèrent les matériaux plus simples à dompter que le marbre, qu'ils maîtrisent rarement[1],[2]. Ils remettent le bronze au goût du jour et des techniques anciennes liées à ce matériau telles que la cire perdue[1]. Ils manifestent également un goût certain pour le modelage et la terre-cuite[1]. Le choix du bronze par rapport au marbre donne bien plus de libertés aux sculpteurs romantiques car sa légèreté permet de laisser des parties considérables des figures s'avancer dans le vide et permet de tenter les mouvements les plus hardis sans que cela ne fasse craindre la chute de la statue[1],[3].

Ce matériau, particulièrement adapté à la reproductibilité technique est à l'origine du développement de la statuette[α],[1].

Dimensions

Carl Christian Vogel von Vogelstein, Ludwig Tieck assis devant le sculpteur de portrait David d'Angers (1834), musée des Beaux-Arts de Leipzig.
David d'Angers a réalisé une statuette en pied et un buste colossal du poète Ludwig Tieck. La statuette du poète assis dans un fauteuil, dans une pose quotidienne, reprend la celle du tableau, alors que le buste colossal, dénué de tout ornement, inspire le respect, la puissance et la majesté. Avec le colossal, il ne s'agit plus d'être une « mémoire de l'actualité » mais un « enregistreur de la postérité »[β].

La statuette est un format très populaire parmi les romantiques et même les tenants du colossal habitués au marbre tels que David d'Angers réduisent leurs grandes figures, comme cette sculpture de Ludwig Tieck[6]. La statuette romantique traite son sujet de manière pittoresque et anecdotique, elle est une mémoire de l'actualité au même titre que la lithographie[6],[7],[8].

À l'inverse de ce format plus petit que nature, les romantiques apprécient le colossal, c'est-à-dire un format plus grand que nature[9]. Le rôle du colossal est d'exprimer la puissance, la majesté et d'inspirer le respect[9]. Car le colossal est comme le dit Victor Hugo « la dimension naturelle de la sublimité et du génie »[10]. Or, le sublime est un point essentiel de l'esthétique romantique. Le sculpteur Préault envisagea même de sculpter un Vercingétorix colossal à même la montagne[γ],[9].

Esthétique

Le romantisme en sculpture est marqué par son dynamisme et son réalisme, s'opposant à l’aspect poli et au hiératisme de la sculpture néo-classique[11]. Les artistes délaissent l'inspiration antique notamment dans les portraits sculptés, qui ne sont plus représentés avec une toge à la manière romaine, mais en costume contemporains, ils évoluent vers l'historicisme en s'inspirant du Moyen Âge et de la sculpture baroque[12].

Historique

Notes et références

Annexes

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