Seconde bataille de Poligny (1638)

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Date 10 août 1638
Issue Victoire française
Seconde Bataille de Poligny
Description de cette image, également commentée ci-après
Vestiges du château de Poligny, près du lieu de la bataille
Informations générales
Date 10 août 1638
Lieu Poligny (Jura) (Comté de Bourgogne)
Issue Victoire française
Belligérants
Comté de Bourgogne
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France
Commandants
Alexandre d'Emskerque d'Antorpes

Antonio Sarmiento de Tolède
Philibert de Fouchier de Savoyeux

François de Saint-Mauris
Philippe de La Mothe-Houdancourt
Forces en présence
200 fantassins
500 cavaliers
2 canons
500 fantassins
Environ 300 fantassins
170 cavaliers

Guerre de Trente Ans

Batailles

Coordonnées 46° 50′ 23″ nord, 5° 43′ 38″ est
Géolocalisation sur la carte : Franche-Comté
(Voir situation sur carte : Franche-Comté)
Seconde Bataille de Poligny
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Seconde Bataille de Poligny

La seconde bataille de Poligny, nommée aussi bataille du château de Grimont, est une bataille qui eut lieu le sur les hauteurs de Poligny, sous les murs du château de Grimont durant la guerre de Dix ans, épisode comtois de la guerre de Trente Ans. Elle oppose la garnison française de Poligny à un détachement de l'armée comtoise. Elle fait directement suite à la première bataille de Poligny et aux mauvais choix stratégiques du commandement alliés qui en découlèrent. Cette bataille aux enjeux et pertes mineurs a des conséquences dramatiques pour les alliés comtois, espagnols, lorrains et impériaux, qui ne s'entendront plus par la suite.

Contexte général

En 1638, la France et le Comté de Bourgogne sont en guerre depuis deux ans. Jusqu'en mars 1637, la guerre avait plutôt été favorable aux Comtois, pourtant inférieurs en nombre. Mais l'armée comtoise a été décimée à la bataille de Cornod. Depuis, la Comté est envahie par les troupes françaises qui sillonnent le pays. Charles IV de Lorraine, qui est le chef des armées alliées en 1638 (comtoises, lorraines, impériales et espagnoles), est décidé à entreprendre une attaque d'envergure contre les Français afin de les empêcher de prendre Poligny et Arbois. Il les affronte à Poligny et les vainc. Charles de Lorraine, malgré l'insistance de Von Mercy et du marquis de Saint-Martin, décide de ne pas poursuivre l'armée française qui retourne à Château-Chalon où l'attendent de nouveaux renforts. Pire encore, le Lorrain décide de se replier sur Salins, ce qui provoque la colère des Comtois et des Espagnols, créant de profondes divisions dans les rangs alliés[1]. Les Français reviennent alors vers Poligny et s'en emparent le 25 juin sans grande résistance.

Emskerque d'Antorpes

Un officier comtois fraîchement promu colonel, est décidé à reprendre Poligny aux Français[2]. Alexandre d'Emskerque, seigneur d'Antorpes, vient d'être autorisé par le parlement à lever un régiment d'infanterie. Officier courageux et compétent, il s'était déjà fait remarquer lors de la bataille de Savigny, où il avait trouvé un moyen de contourner les défenses françaises, ce qui permit la victoire[3]. Le 8 août, avec 200 hommes et 2 canons, il s'empare du château de Vadans pris par les Français en même temps que Poligny en juin[4]. L’objectif suivant est Poligny et son château, où les Français, commandés par la Philippe de la Mothe-Houdancourt, se sont retranchés.

La bataille

Suites et conséquences

Notes et références

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