Seito Sakakibara
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| Seito Sakakibara | ||
| Tueur en série | ||
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| Information | ||
| Nom de naissance | 東 真一郎 Azuma Shin'ichirō | |
| Naissance | Kobe (Japon) |
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| Nationalité | ||
| Surnom | Sakakibara Garçon A |
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| Sexe | Masculin | |
| Condamnation | ||
| Sentence | Peine de prison illimitée (libéré le ) | |
| Actions criminelles | Meurtres, tentatives de meurtre | |
| Affaires | Meurtres d'enfants de Kobe (en) | |
| Victimes | 2 morts et 3 blessés | |
| Période | - | |
| Pays | Japon | |
| Régions | Préfecture de Hyōgo | |
| Ville | Kobe | |
| Arrestation | ||
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Seito Sakakibara (酒鬼薔薇 聖斗, Sakakibara Seito, -) est un tueur en série japonais, mineur au moment des faits. Il est aussi appelé Shin'ichirō Azuma[1] (東 真一郎) ou « garçon A » (少年A, shōnen A).
Dans son autobiographie Zekka (絶歌) parue en , Sakakibara indique qu'après la mort de sa grand-mère, dont il était très proche, puis celle de son chien, il a commencé à développer des envies de meurtres qui le poussèrent à tuer des animaux (notamment des chats) pendant plusieurs années jusqu'à sa rentrée en première année de lycée où il commença à fantasmer sur un passage à l'acte sur des humains[2],[3],[4].
Premières agressions
Le , Sakakibara attaque deux enfants avec un marteau en caoutchouc. L'une des victimes, ayant reconnu l'uniforme scolaire de son agresseur, en informe son père qui demande au directeur du collège de Sakakibara de consulter le trombinoscope de l'établissement afin de l'identifier, mais celui-ci refuse.
Meurtre d'Ayaka Yamashita
Le , Sakakibara agresse Ayaka Yamashita (山下 彩花, 10 ans) à l'aide d'un marteau, avant de poignarder une seconde victime de 9 ans[5]. Yamashita est transportée à l'hôpital, et meurt une semaine plus tard en raison d'un traumatisme crânien.
Agression de Sakura
Début avril 1997, Sakakibara confie à son amie d'enfance, Sakura (pseudonyme), des textes morbides faisant allusions à ses crimes et lui fait part des meurtres de chats qu'il a commis. Les jours suivants, Sakura va répéter à des camarades les confidences que Sakakibara lui a fait, répandant dans l'école où ils vont, la rumeur de son implication dans le meurtre d'Ayaka Yamashita. Cette rumeur participera à l'arrestation de Sakakibara après son dernier meurtre[6].
Environ un mois plus tard, Sakakibara se venge. Il tend une embuscade à Sakura en l'invitant dans un petit parc près de chez lui pour l'agresser : Il enroule sa montre autour de son poing et la frappe à plusieurs reprises au visage. Il sort ensuite son couteau mais elle réussit à s'enfuir. Elle s'en tirera avec deux dents cassées et des bleus au visage. Le lendemain, la mère de Sakakibara apprend l'agression par l'école. Elle vient s'excuser avec lui auprès de la mère de Sakura et lui verse un dédommagement en main propre. Sakura change d'école et aucune poursuite judiciaire n'est engagé[6].
Meurtre de Jun Hase
Le , en début d'après-midi, Sakakibara attire Jun Hase, un garçon de 11 ans souffrant d'un léger retard mental, sur la colline du réservoir Nunobiki en prétextant vouloir lui montrer des tortues, puis l'étrangle.
Le , le concierge de l'école primaire de Tainohata découvre, devant le portail, la tête coupée de Jun Hase, dont la bouche contient une note écrite à l'encre rouge[7] :
« C'est le commencement du jeu... Essayez-donc de m'arrêter si vous le pouvez, messieurs les policiers... Je tiens désespérément à voir des personnes mourir... C'est un plaisir pour moi de commettre un meurtre... Un jugement sanglant va s’abattre pour rattraper mes années de grande amertume. »
Arrestation
Sakakibara est arrêté le . Après une enquête de 28 jours, il se retrouve devant le tribunal régional de Kobe (ja), le . Le tribunal familial le condamne à la détention dans un centre surveillé d'éducation juvénile le , et Sakakibara est envoyé au centre du Kantō le [7].
Après plus de sept ans dans ce centre, Sakakibara est libéré le [8].
Évaluation psychiatrique
Les examens psychiatriques pratiqués sur Sakakibara démontrent qu'au moment des faits et pendant l'évaluation psychiatrique (en), il n'y a aucune trace d'altération de la conscience. Son quotient intellectuel correspond à la moyenne de son âge. Les experts-psychiatres judiciaires attribuent ses actes à un sadisme prononcé, combiné avec des impulsions sexuelles immatures. On lui diagnostique également un trouble du déficit de l'attention dans un hôpital psychiatrique en 1995.
