La BOAC recherchait un avion postal transatlantique, capable de parcourir 5 600 km sans nécessiter d'escale de ravitaillement et ce, même contre le vent dominant (de l'Europe vers l'Amérique du Nord), une autonomie extrêmement difficile à atteindre à l'époque. La solution de l'avion composite est proposée par un ingénieur de la BOAC, dont le patronyme, Mayo, est donné à l'avion[1].
Le Mayo se compose d'un gros hydravion à coque quadrimoteur nommé Maia, qui est en fait un Short Empire modifié pour ce besoin, et d'un hydravion à flotteurs quadrimoteur à deux membres d'équipage (un pilote et un navigateur) nommé Mercury. Avant le départ, le Mercury est monté sur le dos du Maia à l'aide d'une grue et fixé par un système mécanique. Le Maia décolle, atteint l'altitude de croisière, et parcourt une petite distance avant de lâcher le Mercury et de faire demi-tour. Le Mercury dispose d'un appréciable bonus d'autonomie car il entame son vol, réservoirs pleins, en étant déjà à l'altitude de croisière. Il transporte 450 kg de courrier[2].