Shrivenham
ville du Royaume-Uni
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Shrivenham est un village et une paroisse civile de l'Oxfordshire, en Angleterre. Situé près du Wiltshire, le village appartient historiquement au Berkshire.
| Pays | |
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| Nation constitutive | |
| Région | |
| Comté cérémonial | |
| District non métropolitain | |
| Coordonnées |
| Population |
3 060 hab. () |
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| Statut |
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| Code postal |
SN6 |
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| Indicatif téléphonique |
01793 |
| Site web |
Toponymie
Shrivenham est un nom d'origine vieil-anglaise qui fait référence à une prairie (hamm) détenu (sous entendu par l'Église) par décret (scrifen). Ce toponyme est attesté pour la première fois vers le milieu du Xe siècle sous la forme Scrifenanhamme. Dans le Domesday Book, compilé en 1086, il est orthographié Seriveham[1].
Géographie

Shrivenham est un village de l'Oxfordshire, un comté de l'Angleterre du Sud-Est. Il se trouve à la frontière du Wiltshire, à une dizaine de kilomètres au nord-est du centre-ville de Swindon. Oxford est à une trentaine de kilomètres au nord-est et Londres, à une centaine de kilomètres à l'est.
La route A420 (en), qui relie Bristol à Oxford, passe au nord-ouest du village.
Administrativement, Shrivenham appartient au district non métropolitain de Vale of White Horse. Cette région fait historiquement partie du Berkshire, dont l'un des hundreds a pour chef-lieu Shrivenham. Le village fait partie du district rural de Faringdon (en) de 1894 à 1974[2]. Le , date d'entrée en vigueur du Local Government Act 1972, les districts ruraux sont abolis et le territoire de celui de Faringdon est rattaché à l'Oxfordshire[3].
Histoire
Le Domesday Book indique qu'en 1086, le manoir de Shrivenham est la propriété du roi Guillaume le Conquérant, tout comme il appartenait vingt ans plus tôt à son prédécesseur Édouard le Confesseur. C'est un domaine considérable, avec notamment un moulin, dont la valeur annuelle est évaluée à 49 livres. Le village compte alors 106 foyers[4].
En 1200, le roi Jean sans Terre accorde le manoir de Shrivenham au comte Geoffroy III du Perche. Après la mort de son fils Thomas à la bataille de Lincoln, en 1217, le domaine revient à la couronne, mais il est revendiqué par Guillaume, évêque de Châlons et oncle de Thomas, pendant la minorité d'Henri III, fils et successeur de Jean. Ses droits sur Shrivenham sont rachetés par les barons Guillaume le Maréchal et Guillaume de Longue-Épée, qui se partagent le manoir[5].
La moitié de Guillaume de Longue-Épée, qui prend le nom de « Stalpits », se transmet parmi ses descendants jusqu'à sa petite-fille Marguerite, qui épouse le comte de Lincoln Henry de Lacy. Leur fille Alice et son deuxième mari Eubulus le Strange accordent Stalpits à Hugues le Despenser. Après la chute de celui-ci, le domaine est acquis par le comte de Surrey John de Warenne. Celui-ci n'ayant pas d'enfants, ses terres reviennent à la couronne et passent au duché de Lancastre. Stalpits est acquis en 1546 par William Essex (en), propriétaire du manoir voisin de Beckett (en)[5].
La moitié de Guillaume le Maréchal passe à Garin de Montchenu, le mari de sa fille Jeanne. Leur fille, également prénommée Jeanne, épouse le comte de Pembroke Guillaume de Valence. Elle transmet le manoir à leur fils Aymar, qui meurt sans laisser d'enfants en 1324. Il passe alors à la branche de la famille Talbot issue du mariage d'une sœur d'Aymar, Élisabeth, avec le baron Richard Talbot (en). Les Talbot, titrés comtes de Shrewsbury en 1442, conservent Shrivenham jusqu'en 1507, date à laquelle ils l'accordent à un chevalier nommé Thomas Fettiplace. Il est racheté en 1635 par le juge Henry Marten (en), déjà propriétaire de Beckett depuis 1633[5].
Le juge Henry Marten, qui détient les deux moitiés de Shrivenham et Beckett, meurt en 1641. Son fils, un autre Henry Marten, fait partie des régicides (en) de Charles Ier. Endetté, il vend les domaines de Shrivenham et Beckett en 1652 à John Wildman (en), dont le fils, également prénommé John, adopte comme héritier John Shute. Celui-ci est titré vicomte Barrington (en) en 1720 et le domaine se transmet ensuite parmi ses descendants[5].
Politique
Les paroisses civiles de Shrivenham et Watchfield forment le ward (district électoral) de Watchfield & Shrivenham, qui élit deux des 38 membres du conseil de district de Vale of White Horse (en). Lors des élections locales de 2023, ces deux sièges sont remportés par les candidats du Parti vert[6]. Shrivenham constitue une division pour les élections au conseil de comté de l'Oxfordshire (en), qui est remportée en 2025 par Emma Markham, du Parti vert[7].
Pour les élections à la Chambre des communes, Shrivenham appartient à la circonscription de Witney depuis les élections générales de 2024[8].
Démographie
Au recensement de 2011, la paroisse civile de Shrivenham comptait 2 347 habitants[9].

Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments

La paroisse civile de Shrivenham abrite 42 monuments classés[13].
L'église paroissiale, dédiée à saint André, remonte au XIIe siècle, mais elle a été entièrement reconstruite en 1638. Il ne subsiste du bâtiment médiéval que le clocher, reconstruit au XVe siècle, et deux contreforts à pilastres. Elle constitue un monument classé de grade I depuis 1966[14].
Le manoir de Beckett Hall (en), de style élisabéthain, est construit en 1830-1831 pour le vicomte William Barrington, sixième du nom, sur des plans de William Atkinson. Racheté par le Bureau de la Guerre en 1936, il accueille après la Seconde Guerre mondiale une école militaire, le Royal Military College of Science (en). C'est un monument classé de grade II depuis 1982[15].
Personnalités liées
Plusieurs membres de la famille Barrington sont nés à Beckett Hall. C'est le cas du deuxième vicomte, William Barrington (1717-1793), du juge Daines Barrington (1727/1728-1800) et de l'évêque Shute Barrington (1734-1826). L'église de Shrivenham accueille plusieurs de leurs sépultures[16].
Jumelages
Shrivenham est jumelée avec :
