Sicilo-Sarde
race ovine de Tunisie
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La Sicilo-Sarde (anglais : Tunisian Milk Sheep) est une race de mouton domestique de Tunisie. Seule race laitière du pays, on la trouve essentiellement dans les gouvernorats de Bizerte et de Béja.
Sicilo-Sarde dans un marché aux moutons en Tunisie. | |
| Région d’origine | |
|---|---|
| Région | Béja, Bizerte |
| Caractéristiques | |
| Taille | Bélier : 70-80 cm Brebis : 50 cm |
| Poids | Bélier : 65-75 kg Brebis : 45 kg |
| Cornes | Bélier : cornes |
| Toison | Blanche |
| Prolificité | 1.44 |
| Statut FAO (conservation) | Non menacée (2007) |
| Autre | |
| Diffusion | Locale |
| Utilisation | Lait, viande |
| modifier |
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Origine
Description
Élevage et production
La race est principalement élevée pour le lait mais aussi pour sa viande d'agneau. Deux systèmes d'élevage sont employés en fonction de la taille des troupeaux : l'élevage semi-intensif pour un grand nombre d'animaux et l'élevage extensif pour les plus petits troupeaux. La saillie a lieu au printemps avec une mise bas entre août et novembre. Cela permet d'obtenir une lactation de 120 à 150 jours, entre septembre et juin. C'est une race fertile mais à la prolificité moyenne. Les brebis ont un ou deux agneaux et peuvent donner entre 50 et 100 litres de lait. Une brebis fournit entre 0,4 et 0,8 l par jour. Le lait a une teneur de 6,85 % de matières grasses et 6 % en protéines. Il sert à la fabrication de fromages[1] : Sicilien de Béja (fromage frais de lait cru), Fromage cuit Tayeb (meules de fromage cuit), fromage affiné de Béja, Rigouta de Béja (fromage frais artisanal) mais aussi un yaourt au lait de brebis[3].
État de la population
En 1990, la population de la race avoisine les 250 000 têtes[2]. La Sicilo-Sarde fait partie des races laitières méditerranéennes les moins productives. Son manque de rentabilité, la privatisation des fermes d'État et le choix politique de développer la filière de production laitière bovine ont poussé les éleveurs à se détourner de ce type de mouton. Les effectifs chutent brutalement dans les années 1990 pour atteindre 20 000 têtes en 2005[1],[2].
La réorganisation de la filière et une revalorisation du prix du lait ont permis de sauvegarder la race et de relancer l'intérêt pour celle-ci[1].