Sikorsky CH-124 Sea King

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RôlePatrouille maritime (en)
lutte anti-sous-marine
Mise en service1963
Date de retrait2018
Sikorsky CH-124
Image illustrative de l’article Sikorsky CH-124 Sea King
Un CH-124 Sea King canadien participant à des manœuvres pendant un exercice en 2007.

Rôle Patrouille maritime (en)
lutte anti-sous-marine
Constructeur Sikorsky, United Aircraft of Canada
Mise en service 1963
Date de retrait 2018
Équipage
4 hommes
Motorisation
Moteur Rolls-Royce Gnome H1400-2
Nombre 2
Type turbomoteurs
Puissance unitaire 1 660 ch (1 238 kW) ch
Dimensions
Diamètre du rotor 18,90 m
Longueur 17,02 m
Hauteur 5,13 m
Masses
À vide 6 387 kg
Maximale 9 707 kg
Performances
Vitesse maximale 208 km/h
Armement
Interne
  • 2× Torpilles anti-sous-marines Mk 46 Mod V

Le Sikorsky CH-124 Sea King est un type d'hélicoptère militaire de lutte anti-sous-marine conçu pour être utilisé à partir d'un navire. Il est la variante canadienne du Sikorsky S-61 américain[réf. nécessaire]. Il est en service dans la Marine royale canadienne (MRC), puis les Forces canadiennes (FC), de 1963 à 2018.

Le Sea King est assigné aux destroyers de classe Iroquois, aux frégates de classe Halifax et aux navires ravitailleurs de classe Protecteur. Lorsqu'il est déployé, le Sea King embarque quatre hommes d'équipage (2 pilotes, un coordonnateur tactique et un opérateur).

Il a servi dans la Marine royale canadienne (MRC) et les Forces armées canadiennes de 1963 à 2018.

L’avènement des sous-marins à propulsion nucléaire à la fin des années 1950 est considéré par la MRC comme une nouvelle menace. En effet, les nouveaux sous-marins nucléaires pouvaient atteindre la vitesse de 30 nœuds (56 km/h) en immersion. Ils étaient donc plus rapide que le nouveau destroyer d’escorte de la classe St. Laurent de la MRC, qui pouvait atteindre la vitesse maximale de 28,5 nœuds (52,8 km/h).

L'état-major s'est donc demandé comment les destroyers pourraient poursuivre et détruire efficacement des navires aussi rapides, même lorsqu’ils opéraient en groupe. Lors d’une réunion du Conseil naval du , il a été décidé de contrer la menace par l'utilisation d'hélicoptères embarqués sur des destroyers.

La MRC a examiné la faisabilité de l’exploitation d’hélicoptères ASW à partir de petites escortes, ajoutant une plate-forme d’atterrissage temporaire d’hélicoptères à la frégate de classe Prestonian NCSM Buckingham au milieu de l'année 1956. Des essais eurent lieu en à l’aide d’un Sikorsky HO4S-3.

Le Sikorsky HO4S-3, alors utilisé par la MRC, ne pouvait pas fonctionner en toute sécurité par mauvais temps avec une charge d’armes lourdes et de capteurs, ce qui serait impératif pour la lutte anti-sous-marine. La MRC décida donc que l'utilisation d'un hélicoptère plus performant était nécessaire. Les études initiales de 1959 ont identifié deux hélicoptères qui semblaient appropriés – le Sikorsky S-61 (HSS-2) et le Kaman K-20 (HU2K) – mais aucun des deux avions n’avait volé à l’époque, donc aucun choix n’a été fait. Après que d’autres études eurent conclu que le plus petit Kaman satisferait mieux aux exigences de la MRC, le Conseil du Trésor approuva un achat initial de 12 hélicoptères HU2K pour 14,5 millions de dollars en décembre 1960[1].

Malgré ce revers apparent pour Sikorsky, plusieurs facteurs ont fait dérailler la proposition de Kaman. Lorsque le Naval Board a tenu une réunion de suivi le 27 janvier 1961, il a été révélé que le prix demandé des 12 unités initiales avait presque doublé pour atteindre 23 millions de dollars, six semaines seulement après l’approbation du Conseil du Trésor. Le Naval Board a toujours approuvé le HU2K, mais il y avait quelques doutes sur la forte augmentation des prix et des rapports selon lesquels les projections de performance de Kaman pourraient être trop optimistes. Le Naval Board a décidé d’attendre les prochains essais en mer de l’USN du HU2K avant une décision finale[2].

Caractéristiques

Le Sea King embarque quatre hommes d'équipage (2 pilotes, un coordonnateur tactique et un opérateur[3]).

Historique

Un des premiers Sea King canadiens en 1964 avec le HMCS Assiniboine équipé du premier Beartrap.

En 1963, la MRC autorise l'achat de 41 hélicoptères Sea King, désignant ces derniers sous le nom de CHSS-2 Sea King[4].

Les composants sont construits au Connecticut par l'entreprise Sikorsky. La plupart sont assemblés à Longueuil par United Aircraft of Canada. En 1968, le CHSS-2 est renommé CH-124 lors de l'unification des Forces canadiennes[4].

La MRC développe une technique pour permettre à ces gros hélicoptères d'atterrir sur de petits ponts de navires. Cette dernière implique l'utilisation d'un treuil « rabatteur » (hauldown), nommé Beartrap (en)[5], ou familièrement Crazy Canucks par l'équipage[6]. Ce dernier permet de récupérer les Sea King sous à peu près n'importe quelles conditions en mer[7].

Afin de détecter des sous-marins, le Sea King traîne un sonar au bout d'un câble d'environ 100 à 150 mètres de long. On peut également équiper le Sea King d'un FLIR afin de détecter des navires de surface de nuit.

Au cours des années, le CH-124 a été rénové et mis à niveaux un grand nombre de fois.

Le , une cérémonie a lieu sur l'île Vancouver pour le retrait officiel des CH-124. Sur les 29 Sea Kings survivants, neuf sont destinés à des musées où ils doivent être exposés, quinze vendus, trois mis à la ferraille[8].

Remplacement

Notes et références

Voir aussi

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