Siège de Jaffa
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| Date | 3 au |
|---|---|
| Lieu | Jaffa |
| Issue | Victoire française |
| Napoléon Bonaparte | Djezzar Pacha |
| ~ 10 000 hommes | ~ 5 000 hommes 50 canons |
| 50 morts 200 blessés[1] |
2 440 à 4 100 prisonniers (à la baïonnette) |
Batailles
Guerre de la Deuxième Coalition
- St George's Caye (navale) (09-1798)
- Nicopolis (10-1798)
- Corfou (11-1798)
- Copenhague (navale) (04-1801)
- Algésiras (navale) (06-1801)
- Ostrach (03-1799)
- Feldkirch (03-1799)
- 1re Stockach (03-1799)
- Frauenfeld (05-1799)
- Winterthour (05-1799)
- 1re Zurich (06-1799)
- Schwytz (08-1799) (en)
- Amsteg (08-1799)
- Saint-Gothard (09-1799)
- 2e Zurich (09-1799)
- Linth (09-1799)
- Muten (10-1799) (ru)
- Engen (05-1800)
- 2e Stockach (05-1800)
- Moesskirch (05-1800)
- Biberach (05-1800)
- Erbach (05-1800)
- Höchstädt (06-1800)
- Ampfing (12-1800)
- Hohenlinden (12-1800)
- Malte 1 (06-1798)
- Malte 2 (06-1798)
- Alexandrie (07-1798)
- Chebreiss (07-1798)
- Pyramides (07-1798)
- 1re Aboukir (08-1798)
- Salheyeh (08-1798)
- Malte 3 (09-1798)
- Sédiman (10-1798)
- Caire (10-1798)
- Samanouth (01-1799)
- El Arish (02-1799)
- Syène (02-1799)
- Jaffa (03-1799)
- Saint-Jean-d'Acre (03-1799)
- Mont-Thabor (04-1799)
- 2e Aboukir (07-1799)
- Damiette (11-1799)
- Héliopolis (03-1800)
- 3e Aboukir (03-1801)
- Mandora (03-1801)
- Canope (03-1801)
- Fort Jullien (04-1801)
- Le Caire (06-1801)
- Alexandrie (08-1801)
- Vérone (03-1799)
- Magnano (04-1799)
- Cassano (04-1799)
- Mantoue (04-1799)
- Bassignana (05-1799)
- 1re Marengo (05-1799) (en)
- Modène (06-1799) (en)
- Trebbia (06-1799)
- 2e Marengo (06-1799) (en)
- Novi 1 (08-1799)
- Rome (09-1799)
- Mannheim (09-1799) (en)
- Novi 2 (10-1799) (en)
- Genola (11-1799)
- Gênes (04-1800)
- Sassello (04-1800) (en)
- Fort Bard (05-1800)
- Verceil (05-1800)
- Turbigo (05-1800)
- Montebello (06-1800)
- 3e Marengo (06-1800)
- Pozzolo (12-1800)
| Coordonnées | 32° 02′ 43″ nord, 34° 46′ 11″ est | |
|---|---|---|
Le siège de Jaffa eut lieu du 3 au pendant la campagne d'Égypte. L'armée de Bonaparte y défait les forces ottomanes de Djezzar Pacha.
La ville de Jaffa est un des principaux centres marchands de Syrie. Son port peut fournir un abri essentiel pour la flotte. Le succès de l'expédition d'Égypte et de Syrie dépend donc de sa capture. Pour avancer, Napoléon doit gagner Jaffa.
Après le siège d'El Arish, les troupes de Bonaparte avancent en Syrie. En chemin elles doivent faire face à la trahison des guides, au harcèlement des pillards, mais aussi à la faim et à la soif.
Le siège
Le (13 ventôse an VII), l'avant-garde de Kléber arrive devant les murs de Jaffa et prend position à deux lieues de la ville, sur la route de Saint-Jean-d'Acre tandis que les divisions Bon et Lannes étendent les lignes de siège autour de la ville[2].
La ville est entourée de hauts murs, flanqués de tours, mais dépourvue de fossé. Djezzar Pacha en a confié la défense à ses troupes d'élite, dont 1 200 artilleurs.
Le lendemain, alors que Murat tente une reconnaissance, il est reçu par le feu nourri d'une trentaine de canons. Dans la nuit du 4 au , une batterie de brèche et deux contre-batteries sont établies contre une tour carrée sur le rempart sud de la ville. La journée du (16 ventôse an VII), est consacrée à l'achèvement des travaux malgré plusieurs sorties de la garnison de la ville, vivement repoussées.
Tôt le matin du , Bonaparte envoie un émissaire pour exiger la reddition de la ville. Celui-ci est décapité et sa tête brandie en haut des remparts[3].
À 7 heures, l'artillerie ouvre le feu. Vers 13 heures, le poids des assiégeants cause l'effondrement d'une des tours. Vers 15 heures Bonaparte inspecte la tranchée et, jugeant la brèche praticable, ordonne l'assaut. La garnison résiste vaillamment et ne lâche pas un pouce de terrain.
Pendant ce temps, la division Bon occupée au nord à faire diversion, découvre par hasard un souterrain. La division tout entière emprunte le passage et surgit au centre de la ville. Constatant un ramollissement de la résistance des assiégés, la division Lannes repart de plus belle à l'assaut de la tour carrée qui tombe rapidement entre les mains des Français.
Avec l'énergie du désespoir, les Ottomans pris entre deux feux engagent alors un corps à corps avec les assiégeants. Les restes dispersés de la garnison sont poursuivis de maison en maison[4].