Siège de Palamos

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Le siège de Palamós fut un épisode de la guerre de la Ligue d'Augsbourg en territoire catalan. Palamós, ville portuaire, fut fortifiée à la fin du XVIIe siècle et possédait une forteresse au sud de cette ville et séparée d'elle par ce qu'on appelle aujourd'hui El Pedró, une pointe côtière. Palamós représentait la possibilité d'un point de débarquement au sud de Roses et d'un point de contrôle maritime. Néanmoins, sa situation opérationnelle pourrait être améliorée, comme l'indique un rapport d'Ambrosio Borsano pour la couronne espagnole[1]. Les circonstances tactiques favorisèrent les intérêts français, qui prirent le contrôle de cette place avec une certaine facilité et rapidité entre le milieu de l'année 1694 et l'année suivante.

Date Du 1694 à août 1695
Lieu Palamós (Catalogne, Espagne)
Issue Victoire française
Siège de Palamós (1694)
Description de cette image, également commentée ci-après
Gravure représentant le siège français de Palamós entre le 1er et le 10 juin 1694
Informations générales
Date Du 1694 à août 1695
Lieu Palamós (Catalogne, Espagne)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau du royaume de France : entièrement blanc Royaume de France Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Commandants
Anne-Jules de Noailles
Anne Hilarion de Costentin de Tourville
• Melchor de Avellaneda, gouverneur de la forteresse
Francisco Antonio de Agurto, marquis de Gastañaga

Guerre de la Ligue d'Augsbourg

Batailles

Coordonnées 41° 51′ nord, 3° 08′ est
Géolocalisation sur la carte : Catalogne
(Voir situation sur carte : Catalogne)
Siège de Palamós (1694)
Géolocalisation sur la carte : Espagne
(Voir situation sur carte : Espagne)
Siège de Palamós (1694)

Après la chute de Roses (ca) l'année précédente et la défaite espagnole à la bataille de Torroella, l'armée dirigée par le maréchal de Noailles passa au sud du Ter, avançant vers Palamós.

À l'été 1693, Noailles avait pris Roses et contrôlait les places fortes de Cerdagne (Puigcerdà). Cette position ouvrait la voie vers le sud jusqu'à Berga et Vic et vers l'est depuis Roses vers Gérone. Cependant, durant l'été 1693, les troupes de Noailles furent décimées par les désertions, les épidémies et un transfert soudain de douze régiments pour renforcer les troupes sur le front de Savoie[1].

Du côté espagnol, dirigé par Juan Pérez de Guzmán (en), duc de Medina-Sidònia, il avait mobilisé pendant la campagne de 1693 2 200 unités d'infanterie et cinq unités de cavalerie vers la Principauté de Catalogne et avait réparti ses forces entre les places de Tarragone, Castellfollit, Palamós, Gérone et Berga[1]. Le duc de Medina-Sidònia stationna ses troupes à Esponellà, partant le 24 septembre en direction de Camprodon où il avait l'intention de prendre Bellver, mais Noailles effectua des mouvements de troupes pour empêcher l'avancée des espagnols[1]. L'hiver 1693 devint ainsi une situation d'« impasse » dans laquelle les deux camps tentèrent de renforcer leurs positions. Charles II destitua le duc de Medina Sidonia de son poste de vice-roi de Catalogne pour y nommer Juan Manuel Fernández Pacheco, duc d'Escalona-Villena qui demanda d'augmenter les tercios de la Generalité et du Consell des Cent avec douze compagnies supplémentaires (1 200 soldats). De même, des tercios de Castille, de Grenade (arrivés jusqu'à Palamós par mer) et de Naples arrivèrent en Catalogne, au total environ 20 000 hommes et 5 000 chevaux, qui rejoignirent les forces hivernantes.

Du côté français, Noailles reçoit entre 15 000 et 30 000 hommes d'infanterie et environ 5 000 ou 6 000 de cavalerie selon les sources[1] qui arrivèrent dans la Principauté par le col de la Jonquera, avançant à travers l'Empordà jusqu'à Sant Pere Pescador.

Siège français

Siège espagnol

Notes et références

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