Slage
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Développeur | |
|---|---|
| Éditeur |
Ankama Games |
| Début du projet |
printemps 2009 |
|---|
| Date de fin | |
|---|---|
| Genre | |
| Mode de jeu | |
| Plate-forme |
| Langue |
|---|
| Site web |
slage.fr (archive) |
|---|
Slage est un projet de jeu vidéo développé par Ankama Games, débuté en 2009 puis annulé en 2012. Hack 'n' slash massivement multijoueur en temps réel, il devait être le premier jeu en 3D de la société.
Le développement d'un nouveau jeu intégrant l'univers des deux MMORPG phares Dofus et Wakfu commence durant le printemps 2009. Il a pour ambition de diversifier le catalogue des jeux Ankama, à la fois par son genre, sa stratégie en temps réel et ses graphismes, ainsi que d'élargir le public, grâce à un contenu davantage mature et sombre. Le joueur incarne un personnage fait prisonnier par des Démons dans un monde parallèle et dont les combats sont la seule issue de survie. Le jeu est articulé sur l'exploration de donjons, voulue frénétique, et les combats qui s'y produisent, sans jeu de rôle.
L'équipe de production développe le jeu pendant une année avant de l'annoncer durant une convention Ankama en 2010. Sa première version jouable est proposée un an plus tard et un bêta test est annoncé pour la fin d'année 2011. Cependant, le développement se complexifie, l'équipe se mutine en interne et celui-ci ne voit jamais le jour. Après une dernière année de développement infructueux, le projet Slage est abandonné en .
Slage prend place dans l'univers heroic fantasy du Krosmoz, développé depuis 2004 autour des MMORPG Dofus et Wakfu (alors en production depuis 2006, sorti en 2012)[1]. Il est construit sur un système transmédia, proposant des jeux vidéo (Wakfu : Les Gardiens, Dofus Arena, Islands of Wakfu), des séries animées (Wakfu) ou des bandes dessinées (Dofus)[2],[3].
Les scénarios des deux jeux prennent place sur la planète du Monde des Douze. Elle porte le nom des douze dieux dominants, dont chacun d'entre eux a offert à ses disciples des dons particuliers (représentant les classes jouables). Slage (contraction de slave et age)[1] propose une trame similaire à celle du MMORPG Dofus Arena[4] : les Démons des Heures, enfermés par le dieu du temps Xélor dans une prison située hors du temps et dénommée Hormonde[5], s'amusent à faire combattre des aventuriers qu'ils extraient de différentes époques du Monde des Douze. S'ils souhaitent pouvoir recouvrir à leur liberté, ces derniers doivent réussir aux jeux des Démons[1]. Les Démons se nourrissent également de la furie dégagée par ceux qu'ils ont pris au piège afin d'augmenter leur puissance, espérant renverser les Dieux et prendre le contrôle du Monde des Douze[1],[6].
Slage est présenté comme un jeu davantage mature et adulte que ses prédécesseurs de par son aspect sombre et gore[1],[7],[8]. L'univers proposé aux joueurs dans l'Hormonde[5] est une île de terre[2] suspendue dans le vide[5]. Le jeu reprend les classes de personnages[4], différents personnages non-joueurs[2], donjons et équipements de Dofus et Wakfu[4],[9].
Système de jeu
Généralités
Dans la lignée des jeux vidéo d'Ankama, Slage est un jeu en ligne massivement multijoueur. De genre hack 'n' slash[10], le jeu et son univers sont articulés autour de l'exploration de donjons[2] en temps réel[11]. Jeu PC, le contrôle se fait à la fois par clavier et souris[12]. Contrairement à ses prédécesseurs, aucun jeu de rôle n'est proposé[2], mais il comprend certains de ses éléments[13]. Le monde extérieur aux donjons est composé d'une île centrale où les joueurs peuvent se retrouver[2], discuter, commercer[1], troquer, former des guildes et des groupes et gérer leur inventaire personnel[2] et leur équipement[1].
Les combats, qui sont donc uniquement contre des monstres, se font en groupe et puisent dans un aspect coopératif. Les donjons représentent la majeure partie du gameplay connu de Slage[2], grâce aux informations communiquées en convention[14] ou sur un blog tenu par les développeurs[15].
Les graphismes de Slage sont réalisés entièrement en 3D[16]. La caméra est en vue de dessus[2] et l'usage de la 3D permet des mouvements de caméra, comme une rotation ou des zooms[10]. Le style visuel, au rendu cartoon[1],[2] grâce à un ombrage de celluloïd[17], reste dans la continuité des autres jeux Ankama. Les personnages ont une apparence mignonne et super deformed[1] d'inspiration manga[16]. Cette inspiration est revendiquée par les développeurs, qui qualifient leur jeu de « brutal kawaii »[1], en raison de ses combats sanglants[18] et de ses animations gores « à la Happy Tree Friends »[2]. Un filtre parental pour le plus jeune public permet de désactiver cet aspect[2],[16].
Personnages jouables

À l'instar de Dofus et Wakfu, le joueur peut incarner différentes classes de personnages jouables personnalisables, qui possèdent des sorts et des compétences qui leur sont propres[10]. Leur apparence peut être modifiée à la création[12]. Quelques-unes d'entre elles sont connues : le Iop et le Sacrieur, classes guerrières[12], le Crâ, combattant archer à distance, l'Eniripsa, guérisseur[2] ou l'Osamodas, invocateur[19].
Chaque classe possède trois branches de développement de ses caractéristiques[19],[20], associées à des compétences passives[21] et des sorts spéciaux[20]. Les personnages progressent par le gain de niveaux[22]. Ils peuvent aussi améliorer leurs compétences en portant des équipements[19], dont des panoplies à fabriquer[12].
Système de combat
Les groupes de combat sont limités à quatre joueurs maximum[10], l'équipe de production expliquant qu'« à plus de quatre joueurs l'expérience de jeu s'appauvrit à cause d'un trop grand nombre d'éléments à analyser pour les joueurs. Quatre joueurs est le meilleur équilibre que nous ayons trouvé pour s'amuser à plusieurs tout en comprenant ce qui se passe autour de soi[22]. ». Même si seuls les combats contre l'environnement ont été présentés, l'équipe n'exclut pas l'hypothèse de combats joueur contre joueur en 2010[2].
Slage propose une stratégie en temps réel dont la coopération entre les joueurs est un point central pour la réussite en combat[1],[22] ; son gameplay est décrit comme « facile à appréhender, mais difficile à maîtriser »[22]. Avant d'entrer en combat, le joueur doit constituer son propre deck de sorts, au nombre limité[1] à sept sorts[14] sur une batterie plus importante[12]. Il n'est plus modifiable ensuite[22]. Les sorts, dont les effets sont en zone[1], ont différents usages : ciblés, instantanés ou passifs[10] et ont des effets d'attaque, de défense[2] ou de soin[1]. Certains sorts peuvent être joués en combo, ce qui additionne leurs effets[14]. Les classes sont construites de façon que leurs sorts puissent être utilisés de façon complémentaire, afin d'inciter à la coopération[2].
Les sorts nécessitent la dépense de points d'action pour être utilisés[10]. La jauge de points d'action est une des trois jauges que le joueur doit gérer durant un combat, avec la jauge de points de vie, qui provoque la mort si elle tombe à zéro[2], et celle de « Furie »[20] qui permet l'utilisation de sorts ultimes. La jauge de points d'action, à son maximum de cent points au début du donjon, se consume à chaque utilisation d'un sort, dont le coût varie selon sa puissance. Elle se régénère progressivement et requiert l'attention du joueur, qui doit veiller à ne pas être à court de points, ce qui aurait pour conséquence de le rendre incapable d'attaquer pendant un certain temps[2].
La Furie (appelée « points de Wakfu » lors de la première démonstration[2]) permet l'utilisation d'un sort puissant. Chaque classe possède trois sorts de Furie (chacun associé à une branche de compétences), mais ne peut en équiper qu'un avant d'entrer en donjon. La Furie se charge soit en fonction de l'intensité du combat, soit par le gain de bonus obtenus dans le donjon. En revanche, si l'intensité du combat faiblit, la jauge se décharge. Une fois à son maximum, ce qui requiert un certain temps de jeu, elle peut être utilisée, en totalité, pour jouer un sort de Furie présélectionné[20].
Les personnages non-joueurs adverses possèdent eux aussi leur propre jauge de Furie[20]. Le butin qu'ils lâchent après avoir été battus est réparti sur plusieurs niveaux de raretés[14].
Donjons
Les donjons, aspect central du jeu, sont des lieux instanciés. Avec une génération aléatoire (à la fois des salles, de leur composition et de leurs décors[12]), ils proposent des combats contre plusieurs hordes de monstres[10]. Leur taille comme leur difficulté dépendent du nombre et du niveau des joueurs. La durée d'une partie dans un donjon est comprise entre quarante-cinq minutes et une heure[2]. Sur l'Hormonde, les donjons peuvent se situer en intérieur ou en extérieur[1] et des quêtes sont rattachées à leur scénario[22]. Les joueurs sont récompensés par des succès[2].
Les combats prennent place dans des salles, entrecoupées par des « chambres du phénix », qui sont des salles de checkpoint sans combat où les joueurs morts[2] et déconnectés[1] réapparaissent et peuvent retrouver leur équipe[2]. Il s'agit également des seuls lieux où le deck de sort peut être modifié[1]. Un boss final attend les joueurs en fin de donjon, et d'autres, dits « intermédiaires » et moins puissants, sont proposés durant l'exploration[23]. Celle-ci doit être frénétique[1] ; ainsi, afin d'inciter les joueurs à ne pas tarder dans leur progression, une vague d'une vingtaine à une trentaine de monstres est invoquée s'ils ralentissent[2].
