Société des Amis de Chassériau
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Forme juridique | Association loi de 1901 |
|---|---|
| But | promouvoir l’œuvre de Théodore Chassériau et son étude |
| Fondation | 1897 |
|---|---|
| Fondateurs | baron Arthur Chassériau pour le Comité Chassériau en 1897 et Jean-Baptiste Nouvion (descendant du baron Charles Frédéric Chassériau) pour la Société continuatrice en 1997 |
| Origine | Comité Chassériau pour la sauvegarde des fresques de la Cour des comptes par Théodore Chassériau |
| Siège |
Paris |
|---|---|
| Président | Jean-Baptiste Nouvion[1],[2] |
| Membres | 100+ |
| Site web | Société des amis de Théodore Chassériau, site officiel |
La Société des amis de Théodore Chassériau, fondée en 1996, entretient la mémoire de Théodore Chassériau et participe à la diffusion et la connaissance de son œuvre.
La Société des amis de Théodore Chassériau est l’association continuatrice du Comité Chassériau créé en 1897 à l'instigation d’Arthur Chassériau et de plusieurs artistes, hommes politiques et hauts fonctionnaires de l'administration des beaux-arts, pour sauver les fresques de la Cour des comptes par Théodore Chassériau. L’activité de cette société d'amis renait en 1997 (100 ans après le comité initial) et prend la forme d’une association loi de 1901 grâce aux familles descendantes de l’artiste. Elle dispose notamment des archives du frère du peintre et du baron Chassériau.
Le Comité Chassériau (1897) pour la sauvegarde des fresques de la Cour des comptes peintes par Théodore Chassériau.
C'est le que la Gazette des Beaux-Arts lançait son premier appel dans la Chronique pour sauver les fresques de la Cour des comptes peintes par Théodore Chassériau. Les travaux de démolition du palais de la Cour des comptes, cédé à la Compagnie des chemins de fer d'Orléans, venaient de commencer. La Gazette des Beaux-Arts appelait de ses vœux la formation d'un comité privé qui réparât la négligence invétérée de l'Administration des Beaux-Arts. Ce comité se forma et décida d'ouvrir une souscription restreinte d'abord au petit cercle des amateurs désignés par leur connaissance de l'art de Chassériau.
À cette réunion assistaient :
MM. Arsène Alexandre, Arthur Baignières, Léonce Bénédite, H. Cain, Arthur Chassériau, V. Chevillard, Gustave Dreyfus, l'amiral Duperré, Charles Ephrussi, R. Koechlin, Roger Marx, Ary Renan, Thiébault-Sisson, etc.
La liste des souscriptions recueillies est la suivante :
- M. et Mme Arthur Chassériau 2.000 francs
- M. Gustave Moreau 1.000 —
- La Gazette des Beaux-Arts 500 —
- M. Léon Béclard 300 —
- Mme Isaac Pereire 2OO —
- M. Georges Berger 200 —
- baron Duperré 200 —
- M. le comte Isaac de Camondo 200 —
- M. Rodolphe Kann 200 —
- M. Gustave Dreyfus 200 —
- M. Paul Ménard-Dorian 200 —
- M. Ernest May 200 —
- M. le vicomte *** 200 —
- M. Ary Renan 200 —
- M. Alfred Ott 200 —
- Mme la marquise Arconati Visconti 100 —
- Mme Marjolin-Scheffer 100 —
- M. Manzi 100 —
- M. Bernstein 100 —
- M. Henri Pereire 100 —
- M. Raymond Kœchlin 100 —
- M. Georges Hugo 100 —
- M. Fenaille 100 —
- M. Étienne Moreau-Nélaton 100 —
- M. Peytel 100 —
- M. Christofle 100 —
- M. Jules Dietz 100 —
- M. Albert Leuba 100 —
- M. Paul Sédille 100 —
- M. Ernest Chausson 100 —
- M. Alfred Charpentier 100 —
- M. Henri Nouvion 50 —
- M. Roger Marx 50 —
- M. Arthur Baignières 50 —
- M. Francis Auburtin 50 —
- M. Henri Marcel /lO —
- M- H. R 25 —
- M. A. R 25 —
- M. E. L. M 20 —
- Anonyme 20 —
- M. Auguste Bréal 10 —
- M. Abel Couvreux 20 —
- M. Perrin 50 —
- M. Charles Gouvreux 50 —
- M. Aubert 10 —
- M. Georges Destrem 10 —
- M. Franck 20 —
- M. Albert Maignan 20 —
Total 8.120 francs
Le avait lieu, aux enchères publiques, la vente des « Parties artistiques du Palais d’Orsay », où les peintures de Chassériau étaient, entre autres objets, comprises sous neuf articles, avec les mentions « superbe fresque d’une importance capitale », « très belle fresque complète », etc. La Compagnie du chemin de fer d'Orléans faisait aussitôt opposition à la vente des peintures dont, en réalité, la valeur vénale était impossible à fixer et qu'elle se réservait.
Cependant, dès la fin de décembre, le comité se mettait en quête de praticiens, de spécialistes, pour l'enlèvement des peintures encore saines, et adressa une demande ferme à la Compagnie d'Orléans, pour qu'elle voulût bien faire abandon de neuf morceaux spécifiés. « Notre but, disions-nous, est de faire enlever à nos frais ces peintures, pour les offrir à un musée ou à un édifice public. »
Le , la Compagnie d'Orléans mettait généreusement le comité, le 13 de ce mois, en possession de ces œuvres d'art — murales encore alors, prévenant que l'enlèvement devait être terminé le , délai considéré comme de rigueur absolue.
C'était à peine un mois de travail effectif et il fallait commencer avec le mauvais temps. Les grandes plaques, détachées selon un carrelage de 0,80 m environ sur 0,60 m souffraient des intempéries. M. Arthur Vallaud fils, entrepreneur de maçonnerie, chargé de la périlleuse opération, témoigna en cette occasion d'un grand zèle.
Enfin, le , le comité pouvait annoncer au Directeur général de la Compagnie d'Orléans que les ouvriers venaient de quitter les chantiers du quai d'Orsay, après vingt-quatre jours de travail. Le comité ajoutait : « Nous avons eu le regret de devoir abandonner sur place : 1° la frise dite des Guerriers; 2° la grisaille représentant un Écuyer déliant des chevaux; 3° diverses figures des grands panneaux, trop profondément avariées. »
Pour entreposer les soixante mètres carrés environ de surface peinte arrachées aux murs, M. Kaempfen, directeur des Musées Nationaux, a bien voulu prêter, au Louvre, une salle de rez-de-chaussée, où les fresques ont été enfermées avec un vrai soupir de soulagement, ne gardant dans les ateliers de M. Tisserand que les fragments soumis au rentoilage.
Présentation
L’association qui est dépositaire des archives du baron Arthur Chassériau, a pour objectifs de :
- Rassembler les amis français et étrangers de Théodore Chassériau.
- Faire connaître l'œuvre de Théodore Chassériau en favorisant les prêts, l’écriture d’articles et les travaux de recherche plus généralement.
- Rassembler une collection de livres, manuscrits, autographes et objets divers relatifs à la vie et l'œuvre de l’artiste.
Les Amis de Chassériau tentent régulièrement d’apporter leurs concours aux initiatives privées et publiques : demandes de particuliers, émissions[3], publications, prêts. Ils ont notamment été sollicités lors d'évènements importants tels que la rétrospective en 2017 Théodore Chassériau : Parfum exotique[4] au Musée national de l'art occidental de Tokyo (Japon) pour laquelle Les Amis de Chassériau était partenaire au côté de la chaine de télévision Tokyo Broadcasting System.

En République dominicaine qui a vu naître Théodore Chassériau, les Amis de Chassériau ont participé en 2015 au film República del Color[5] et présidé comme institution partenaire, le jury du concours de réinterprétation des œuvres de Chassériau[6],[7] organisé en 2016 par la Galerie nationale des Beaux-arts de Santo Domingo et l'ambassade de France.
Depuis sa création et pour faire perdurer l'action du baron Arthur Chassériau, Les Amis de Chassériau ont fait don au Musée national des beaux-arts d'Alger en 2014, des Plans du Palais de justice d'Alger présentés à l'Empereur Napoléon III par Charles Frédéric Chassériau, un fonds documentaire sur le peintre à l'association des Amis de Chassériau en République dominicaine en 2016, des archives appartenant à Benoît Chassériau à la Bibliothèque Luis Ángel Arango de Bogota en 2018[8] et une correspondance du conseiller d'État Frédéric-Victor-Charles Chassériau à l'Institut de France en 2019.
Le Conseil de Paris a voté à l'unanimité le 9 mars 2021, la décision de donner le nom de Théodore Chassériau à la place à présent nommée Théodore Chassériau qui jouxte l'Église Saint-Philippe-du-Roule. La Mairie de Paris[9], la Mairie du 8e arrondissement de Paris[10], les Amis de Théodore Chassériau et Louis-Antoine Prat[11] ont soutenu cette initiative et travaillent afin qu'elle aboutisse.
En 2024, l'Ecole nationale des Beaux-arts de Paris et les Amis de Chassériau ont lancé un appel à projets pour une œuvre en volume à installer sur la Place Théodore-Chassériau à Paris. Cette œuvre en volume pour la place Chassériau, est un hommage au peintre et aux femmes maîtresses de leur destin qui ont souvent inspiré les œuvres de Chassériau.
Publications et entretiens
- The Colombians' French Companion, Benoît Chassériau (1780-1844) par Jean-Baptiste Nouvion, Patrick Puigmal (Postface), Paris, LAC Editions, 2025 (ISBN 978-2-9565297-8-1)
- Le Glaive et le Compas - Charles-Frédéric Chassériau (1802-1896), de Pompéi à Alger, le parcours d’un architecte français par Jean-Baptiste Nouvion, préface de Dominique de Font-Réaulx, Paris, LAC Editions, 2022
- La península de Samaná, cuna del pintor Théodore Chassériau (1819-1856), par Jean-Baptiste Nouvion, publié dans le catalogue de l'exposition “Théodore Chassériau en Las Terrenas”, Centro de Estudios del Arte Caribeño, République Dominicaine, 2022
- Crépuscule d'une plantation de café à Saint-Domingue, L’habitation Le Beau (1793-1798) par Jean-Baptiste Nouvion, Paris, LAC Editions, 2020
- Une autre 'affaire de Panama' ou le projet de conquête de quatre Français en 1820 (Louis-Michel Aury, Benoît Chassériau, Jean Pavageau and Jean-Baptiste de Novion), par Jean-Baptiste Nouvion, Revue d'histoire diplomatique, Paris, Éditions A. Pedone, no 2, 2019 pp. 159–174[12]
- L'ami des Colombiens, Benoît Chassériau (1780-1844), par Jean-Baptiste Nouvion, Patrick Puigmal (préface), Paris, LAC Editions, 2018 sur Google Livres[13]. Cette publication a servi de documentation pour la Conférence "Benoît Chassériau, náufrago de Saint-Domingue, revolucionario en la Tierra Firme y agente de la Francia de la Restauración" donnée par Daniel Gutiérrez Ardila et Efrain Gonzalo Sanchez, le , à la Bibliothèque Luis Ángel Arango, Bogota (Colombie)[14],[15]
- Entretien (vidéo) de Jean-Baptiste Nouvion et Patrick Puigmal, Université de Los Lagos, Osorno (Chili), Projet de recherche « De civils militarisés à militaires civilisés : la construction des sociétés civiles en Amérique latine (1810-1835) dans le regard des militaires napoléoniens », (financé par Conicyt/Fondecyt n°1150263), décembre 2018
- Un grand cœur ardent et passionné[16], par Jean-Baptiste Nouvion (catalogue de l’exposition “Théodore Chassériau - Parfum exotique” sous la direction de Megumi Jingaoka, Musée national de l'art occidental de Tokyo), Tokyo, 2017 (traduit en japonais)
- Entretien (conférence) au Centre Culturel Eduardo León Jimenes de Marianne de Tolentino et Jean-Baptiste Nouvion, sur Théodore Chassériau, son enfance et son oeuvre, Santiago de los Caballeros, République dominicaine, 2016
- Participation au film República del Color[5] de Jean-Baptiste Nouvion, 2015
- Chassériau - Correspondance oubliée[17], par Jean-Baptiste Nouvion et Marianne de Tolentino (préface), Paris, Les Amis de Chassériau, 2014
- Théodore Chassériau : Recuerdos e Indiscreciones, par Aglaüs Bouvenne en 1884 Reedición (introducción por J.-B. Nouvion y prefacio de C. Miranda-Levy), Paris, Les Amis de Chassériau, 2013 (traduit en espagnol)
- Théodore Chassériau : Souvenirs et Indiscrétions, par Aglaüs Bouvenne en 1884 Réédition (introduction par J.-B. Nouvion et préface de C. Miranda-Levy), Paris, Les Amis de Chassériau, 2012
- Entretien (vidéo) à l’occasion de l’exposition « Le Louvre » à Séoul (Corée du Sud) de Jean-Baptiste Nouvion sur la donation faite par le baron Chassériau en 1936, Television SBS Seoul Broadcasting System, 29 novembre 2006
