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SFR

opérateur de télécommunication française From Wikipedia, the free encyclopedia

La Société française du radiotéléphone, ou SFR, est un opérateur de télécommunications français créé le . Devenue filiale du groupe Altice France de Patrick Drahi depuis 2014, SFR est chronologiquement le deuxième des quatre opérateurs de téléphonie nationaux privés français.

Création
Dates clés2008 : rachat de Neuf Télécom
2011 : rachat par Vivendi
2014 : rachat par Altice, fusion avec Numericable
2016 : branche télécom de SFR Group (renommé ensuite Altice France)
2026 : accord trouvé avec Altice France pour le rachat de SFR envers Orange, Bouygues Telecom, Free et Free Mobile pour le partage des actifs de SFR.
Disparitionmi- ou début
Faits en bref Création, Dates clés ...
SFR
Société française du radiotéléphone[1]
logo de SFR
Logo de SFR.

Création
Dates clés 2008 : rachat de Neuf Télécom
2011 : rachat par Vivendi
2014 : rachat par Altice, fusion avec Numericable
2016 : branche télécom de SFR Group (renommé ensuite Altice France)
2026 : accord trouvé avec Altice France pour le rachat de SFR envers Orange, Bouygues Telecom, Free et Free Mobile pour le partage des actifs de SFR.
Disparition mi- ou début
Fondateurs Alain Bravo, Richard Lalande
Forme juridique Société anonyme
Slogan « On s'engage pour vous »
Siège social Altice Campus
16 rue du Général-Alain-de-Boissieu, Paris 15
Drapeau de la France France
Direction Mathieu Cocq (PDG)
Actionnaires Altice France
Activité Télécommunications sans fil
Produits Internet
Téléphonie mobile
Téléphonie fixe
Télévision IP
Télévision par câble
Vidéo à la demande
Société mère Altice France
Sociétés sœurs Société du haut débit
Effectif 5 747 en 2023 (selon societe.com)
SIREN 343 059 564
Site web www.sfr.fr
boutique.sfr.fr

Fonds propres 5 108 196 000 € au 31/12/2020
Dette 24 200 000 000 € au 31/01/2024[2]
Chiffre d'affaires en diminution 8 924 155 206 € au 31/12/2024
11 160 000 000 (2023)[3]
Résultat net en augmentation 1 025 833 277 € au 31/12/2024 (Altice France)[4]
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Lorsqu'elle est créée en 1987, l'entreprise est une filiale de la Compagnie générale des eaux. Le groupe Vivendi (filiale du groupe Bolloré) contrôle son capital en totalité à partir de 2011. L'entreprise est ensuite rachetée par le groupe Altice en 2014 pour former le groupe Numericable-SFR, renommé SFR Group deux ans plus tard, la marque Numericable n'étant alors plus utilisée que pour son bouquet de chaînes de télévision.

En , Altice annonce son intention de regrouper la plupart de ses activités sous son seul nom : le , le réseau mobile SFR prend donc le nom « SFR Altice ». Cette décision est toutefois abandonnée en à la suite des mauvais résultats financiers du groupe.

À la suite de mauvais résultats commerciaux et d'opérations ou décisions stratégiques controversées, la maison mère Altice dirigée par Patrick Drahi accumule en 2024 plus de 60 milliards de dettes, une situation affectant considérablement la valeur du groupe et de ses filiales[5]. Le , via un communiqué de presse[6], Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad) annoncent une offre conjointe non engageante pour le rachat de la majeure partie des activités télécoms de SFR[7], qu'Altice refuse le lendemain[8]. Le , une nouvelle offre de rachat conjointe est acceptée par Patrick Drahi, les parties entrent en négociations exclusives sur SFR et une partie du portefeuille d'Altice France[9].

Le 6 juin 2026, le consortium composé de ses trois concurrents historiques (Bouygues Telecom, Orange et Free) annonce via un communiqué de presse avoir finalisé et signé un protocole d'accord avec Altice France, maison mère de SFR[10]. Ce rachat conjoint est estimé à une valeur totale de 20,35 Md€ répartis entre les 3 acheteurs (42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free et 27 % pour Orange). Ce document signé entre le consortium et Altice a pour objectif final au deuxième semestre 2027 de démanteler SFR et d'en céder les actifs (clients, infrastructures, réseau de vente, salariés, fréquences) aux trois autres concurrents[11]. Ainsi, Free reprend l'intégralité de la marque RED by SFR (6 millions de clients) ainsi qu'environ 2 millions de clients sous marque SFR ; Bouygues Telecom acquiert SFR Business, Prixtel et 5,9 millions de clients particuliers ; et Orange récupère 4,9 millions de clients, dont les MVNO Coriolis Telecom, Syma Mobile et Réglo Mobile.

Historique

Origines dans le radiotéléphone (1987-1996)

Sous l'impulsion du libéral Gérard Longuet, ministre chargé des Postes et Télécommunications (1986-1988), le monopole des PTT détenu par France Télécom est assoupli et une plus grande concurrence dans les télécommunications est introduite en France[12]. L'autorisation est alors donnée à une entreprise privée de se lancer dans le radiotéléphone[12]. La Compagnie générale des eaux remporte l'appel d'offres et est choisie comme nouvel opérateur en [12]. Elle crée une filiale, la Société française du radiotéléphone, en [12], notamment sous la direction d'Alain Bravo[13]. Après quinze mois, pendant lesquels la nouvelle société organise ses équipes et met en place ses équipements, le nouvel opérateur est lancé le [12].

La SFR propose à ses clients son service de radiotélécommunications analogique « SFR NMT » conforme à la norme suédoise NMT, en concurrence avec le service Radiocom 2000 de son concurrent France Télécom[14].

Les Parisiens sont les premiers à pouvoir s'abonner au nouveau système car le service n'ouvre dans le reste de la France qu'en 1991[12].

Le , sous la présidence de Philippe Glotin, SFR inaugure le deuxième réseau GSM de téléphonie mobile français dit 2G. Au moment du départ d'Alain Bravo, en 1995, SFR dispose d'une part de marché de 40 % dans le GSM et compte 370.000 abonnés[13].

Groupe SFR-Cegetel (1996-2005)

Logo du groupe SFR-Cegetel.

En 1996, la Compagnie générale des eaux réorganise, sous la direction de Philippe Germond, ses activités de télécommunications en créant avec un consortium d'autres actionnaires (Mannesmann, British Telecom, SBC) un nouveau groupe d'abord baptisé Cegetel (Compagnie générale de télécommunication, créée le )[15] puis SFR-Cegetel. Ce groupe devient l'opérateur privé de téléphonie fixe et mobile alternatif à France Télécom[15].

Parmi les tout premiers entrants dans le secteur concurrentiel de la téléphonie mobile avec la marque SFR et dans la téléphonie fixe dérégulée avec les marques Cegetel et le « 7 », l'opérateur est également fournisseur d'accès à Internet.

Philippe Germond succède à Philippe Glotin, mort brutalement fin 1995[16]. Dès son arrivée, il met en poste des hommes de marketing, venant de Danone (dont Pierre Bardon) ou de Volkswagen, ce qui est alors inédit mais compréhensible à l'époque où le téléphone mobile est en train de devenir un produit de grande consommation : « Le téléphone est un produit grand public, comme le yaourt. D'ailleurs, tous les grands opérateurs mobiles sont dirigés par des gens de marketing, pas par des techniciens », explique-t-il lors d'un entretien donné au journal Les Échos en 2003[16]. Il donne la priorité à la segmentation de l'offre, à la tarification et à l'investissement dans les agences[16]. « Malgré la pression de mes actionnaires, j'ai tenu tête en acceptant de perdre quelques points de part de marché pour éviter d'entrer dans la surenchère diabolique des baisses de prix et de l'augmentation des coûts d'acquisition. C'est à ce prix que s'est bâtie la forte santé financière de SFR », raconte-t-il[16].

Sous sa direction, SFR devient l'entreprise la plus rentable du groupe Vivendi, passant de moins d'un million de clients en 1996 à plus de 15 millions en 2003, enregistrant près de 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires[16]. Un temps actionnaire d'AOL France, l'entreprise achète en 2000 à Avenir Télécom son réseau de 160 magasins Phone Shop, lui permettant d'avoir au total 680 points de vente (dont 400 franchisés) pour rivaliser avec les 700 agences de France Télécom[17]. Au cours de huit années d'exercice entre 1999 et 2007, le chiffre d'affaires des activités du groupe est multiplié par 30, par croissance interne. Avec son chiffre d'affaires et sa valeur financière, SFR-Cegetel figure parmi les 40 premiers groupes français.

En 2003, lors de la fusion de Cegetel avec Télécom Développement, opérateur télécom détenu par le groupe SNCF, le groupe SFR-Cegetel devient le principal opérateur privé de télécommunications fixe en France après France Télécom[n 1]. Le , SFR-Cegetel est le premier opérateur français à commercialiser un abonnement compatible avec son nouveau réseau de téléphonie mobile UMTS[18] dit 3G.

Groupe SFR (2005-2014)

Le , le groupe SFR-Cegetel disparaît à la suite de l'achat par Neuf telecom de sa filiale Cegetel, devenue dès lors Neuf Cegetel[19]. SFR conserve toutefois 28 % du capital de l'opérateur fixe[19]. Une scission provisoire est réalisée entre SFR et les activités fixes, ou ex-Cegetel, devenues Neuf Cegetel[19]. Le nouveau groupe SFR est dirigé par Frank Esser[20] jusqu'au , date à laquelle Jean-Bernard Lévy, alors PDG de Vivendi, prend sa place[21]. Il est remplacé en par Stéphane Roussel, ancien DRH de SFR[22].

Disposant de ses propres réseaux physiques GSM/GPRS et UMTS/HSDPA, l'opérateur commercialise pour les particuliers, les professionnels et les entreprises, différents services de téléphonie mobile, de données mobile et de services multimédias mobiles en 3G et 3G+ sur le marché français. SFR compte en 2006 environ trois millionsde clients sur son réseau 3G.

En 2006, SFR compte 17,9 millions de clients et 8 000 collaborateurs, est le deuxième opérateur privé de télécommunications mobiles en France après France Télécom, et revendique être le numéro un du marché en ventes nettes pour les nouveaux clients en 2003, 2004 et 2005.

En 2007, SFR lance sa première offre ADSL après avoir acheté les activités fixe de Tele2 en France pour 350 millions d'euros[23].

Au mois d', 1 900 salariés de SFR Service Client, principalement des téléconseillers de Lyon, Poitiers et Toulouse, sont transférés à des sous-traitants partenaires (Arvato et Teleperformance)[24] après un conflit social d’une ampleur sans précédent dans l’entreprise[25].

Une délocalisation massive de la plateforme des appels entrants/sortants (centres d'appel « 1023 ») au Maghreb (Maroc et Tunisie) débute en 2008[26].

Le , SFR devient l'actionnaire majoritaire de Neuf Cegetel en reprenant les parts du groupe Louis-Dreyfus et ainsi, donnant naissance à une nouvelle entité, présente dans la téléphonie fixe, l'accès à Internet (ADSL-FTTH) et la téléphonie mobile (2G, 3G) plus apte à rivaliser avec le groupe Orange[27]. Dans la foulée, SFR lance une OPA simplifiée sur les titres flottants en bourse de la société Neuf Cegetel en vue de contrôler 100 % de cette société. Cette opération d’une durée de 4 semaines, prend fin le [28] et revient à près de 4,5 milliards d'euros à SFR.

En , SFR affirme avoir effectué les changements nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise après avoir absorbé Neuf Cegetel[29]. SFR représente alors un chiffre d'affaires de 12 milliards d'euros et un groupe employant 10 000 personnes, suivi d'un plan de départs volontaires qui touche 450 personnes[29].

À partir du mois d', les sites Internet, options et prestations de la marque Neuf Cegetel sont regroupés sous la marque SFR et, par la même occasion, l’ancienne NeufBox 4 est rebaptisée NeufBox de SFR. L'habillage graphique et logo de SFR sont actualisés.

À partir du et pour concurrencer Free sur le marché des télécom français, SFR lance des forfaits d'entrée de gamme low cost intitulés « Les séries RED de SFR »[30], la marque devenant ensuite RED by SFR.

La « NeufBox de SFR » est remplacée en par « La box de SFR »[31].

Le , Vivendi rachète pour huit milliards d'euros les 44 % de SFR possédés par Vodafone et contrôle désormais totalement l'entreprise[32],[33]. Le , à la suite d'un accord entre Jean-René Fourtou et Vincent Bolloré qui conduit ce dernier au poste de vice-président du conseil de surveillance de Vivendi, la scission de l'entreprise est annoncée, dans le but d'une prochaine introduction en bourse de SFR[34], laquelle n'a toutefois pas lieu.

Filiale de Numericable-SFR (2014-2016)

Logo du groupe Numericable-SFR.

Rachat (2014-2015)

Le , le conseil de surveillance du groupe Vivendi (contrôlé par le groupe Bolloré) entre en négociations exclusives avec Altice (Numericable), dirigé par Patrick Drahi, pour la vente de l'opérateur SFR[35]. Altice propose 11,75 milliards d’euros pour le rachat et de confier 32 % du capital du nouvel ensemble à Vivendi[35],[36]. Le groupe Bouygues, dirigé par Martin Bouygues, est alors en concurrence avec Altice pour le rachat de l'entreprise : Altice dépasse l'offre de Bouygues, qui proposait 11,3 milliards d’euros et une participation de 43 % dans la nouvelle entité[35]. Une semaine plus tard, Bouygues réévalue son offre à 13,15 milliards d'euros[37]. Le , Vivendi annonce avoir choisi Altice pour la vente de SFR[38],[39] contre 13,36 milliards d'euros[40], tandis que Vivendi garde 20% des parts[41]. L'opération porte la valorisation de SFR à 15,5 milliards d'euros[42].

Après l'accord de l'Autorité de la concurrence survenu fin [43], les deux sociétés (Numericable et SFR) fusionnent fin 2014[44]. À ce moment-là, le groupe affiche une dette de 11,7 milliards d'euros[45]. Le , Vivendi annonce vendre ses 20 % de parts restantes à Altice dans le cadre de la fusion entre SFR et Numericable[46].

Restructuration complexe

Le rachat de SFR par Numericable ouvre une période compliquée pour le groupe : entre fin 2014 et fin 2015, il perd 1,6 million d'abonnés du fait des faiblesses de son réseau[47],[48]. Ainsi, concernant sa box ADSL, l'Arcep classe SFR bon dernier avec 16 Mbit/s contre 21 Mbit/s pour Bouygues[47]. De même, pour la téléphonie mobile, l'Arcep dégrade la note de SFR qui passe de 93 à 78[47].

De fait, durant les neuf mois qui ont précédé la vente de SFR, Vivendi a réduit ses investissements de 10 %[47]. Après la vente, Patrick Drahi les gèle pour faire 10 à 15 % d'économies sur les coûts d'infrastructures par la mise sous pression des sous-traitants[47]. L'Arcep conclut que « SFR a désormais le plus petit réseau très haut débit du marché, avec seulement 39 % de la population couverte » en propre, hors location des antennes Bouygues Telecom par accord de mutualisation[47]. Cette stratégie de réduction des coûts continue en 2015, notamment avec une délocalisation des centres d'appel de l'entreprise vers le Portugal[49],[50],[51] et Madagascar[52]. Cette stratégie est dénoncée par les syndicats, mobilisés le [51],[52].

Le , le groupe annonce le lancement du service de vidéo à la demande Zive et lance une nouvelle box arborant également cette marque[53].

En , le régulateur met SFR et Bouygues Telecom en demeure par anticipation, obligeant les deux opérateurs liés par accord à exécuter de combler leur retard dans le déploiement de la 4G via les 800 MHz, notamment dans les communes rurales[54]. En ce qui concerne la qualité du réseau 2G, l'Arcep rappelle en que « les opérateurs sont conjointement tenus d'apporter grâce à un réseau mutualisé et moyennant un financement public[55], une couverture de base dans un certain nombre de centres-bourgs qui ont été identifiés par l'État comme absolument non couverts »[56].

Le , Numericable Belux devient SFR en Belgique et au Luxembourg[57].

Au premier semestre 2016, la CNIL et la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) enregistrent plusieurs plaintes de la part de clients SFR[58]. Plusieurs forums font état d'un démarchage téléphonique « agressif » de la part des services commerciaux de l'opérateur[59]. SFR nie son implication dans ces démarchages « ping-call »[59]. Cependant, dans sa publication annuelle du [60] et, pour la deuxième année consécutive, l'Observatoire de l'Afutt sacre en 2016 SFR comme le « champion de l’insatisfaction client », tant sur mobile que sur l'Internet fixe[61]. En 2018, l'Afutt signale que SFR arrive en tête du nombre de plaintes pour la seconde année consécutive ; les réclamations portent sur les services de télévision, téléphonie et Internet[62]. En , l'association UFC - Que Choisir attribue son « cactus d'Or » à SFR pour exploiter le pire service consommateur de France[63]. 38 % des clients de SFR se disent insatisfaits des prestations selon une consultation menée par 60 Millions de consommateurs, contre 12 % chez Orange et 7 % chez Free[64]. En , Les Jours publie un article révélant que des salariés de l'opérateur ont reçu une lettre d’entretien préalable au licenciement, avec mise à pied immédiate, après avoir indiqué à des clients mystères des démarches permettant de résilier un abonnement chez SFR[65],[66],[67].

En , les fédérations CGT des télécommunications (FAPT) protestent contre le projet de délocalisation, menaçant quelque 3000 emplois[68]. Un appel à la grève est lancé le [68].

Le , une nouvelle affaire portant sur des employés d'une boutique SFR à Antony est dénoncée sur les réseaux sociaux[69]. La LICRA interpelle SFR sur des propos sexistes et antisémites de deux de ses salariés à l'encontre de clients[70]. La vidéo circulant en direct sur le réseau Périscope (YouTube) est supprimée[70]. Les deux responsables de cette affaire font l'objet d'une mise à pied[70] et encourent jusqu'à 45 000 euros d'amende et un an de prison pour provocation à la discrimination en raison de la religion et provocation à la haine ou à la violence en raison du sexe[71].

En , Patrick Drahi remet en cause la promesse de sauvegarder les emplois pour une durée de trois ans signée en 2014 et se plaint de ne pas être concurrentiel, en argumentant que ses concurrents auraient eux-mêmes licencié[72]. Dans la foulée, SFR annonce la suppression de 5 000 postes, soit plus d'un tiers des effectifs globaux[73].

Branche télécom de SFR Group puis d'Altice France (depuis 2016)

Restructuration

En , la marque Numericable-SFR disparaît et devient SFR Group[74].

SFR se rapproche du pôle média d'Altice dans la perspective de racheter la participation minoritaire de 49 % d'Altice dans NextRadioTV et pour acquérir Altice Media Group[75]. Cette opération donne naissance à trois pôles : SFR Telecom (branche principale du groupe), SFR Média (bouquet de chaînes sportives) et SFR Publicité (régie commerciale)[76].

En , la presse annonce que l'entreprise a perdu un million d'abonnés en un an et qu'elle accuse une perte trimestrielle de 41 millions d’euros au premier trimestre 2016[77]. Elle met également en évidence le considérable endettement du groupe, estimé à 50 milliards[78]. Le , Patrick Drahi évoque une situation de sureffectif pour SFR[79]. En , SFR annonce la suppression de 5 000 postes, soit un tiers de ses effectifs, d'ici à l'année 2019[80].

SFR Média, dirigée par Alain Weill, est composée d'un bouquet de cinq chaînes sportives SFR Sport pour retransmettre notamment les matchs de la Premier League (ligue anglaise de football), dont les droits ont été acquis par Altice, ainsi que de la chaîne BFM Sport, consacrée à l'actualité sportive, s'appuyant sur les équipes de la station de radio RMC et de la chaîne locale BFM Paris basée en Île-de-France. Une série dénommée Les Médicis : Maîtres de Florence, ainsi qu'une application kiosque SFR Presse commercialisant les titres de presse du groupe, sont également prévues[81].

En , le groupe Altice annonce son intention de regrouper la plupart de ses activités sous son seul nom. Dans le cadre de ce regroupement, la marque SFR doit être associée à Altice[82]. Dès lors, le , le réseau mobile SFR prend le nom « SFR Altice » comme transition vers la marque Altice[83]. Toutefois, cette décision est abandonnée en [84] à la suite des déboires du groupe, parmi lesquels la forte chute de l'action boursière et des résultats financiers de SFR, en 2017.

Fin 2017, SFR est provisoirement le deuxième opérateur français en parts de marché derrière Orange ; la société compte à cette période 14,378 millions de clients abonnés au mobile, 5,943 millions de foyers abonnés à Internet, dont 2,231 millions de foyers abonnés au très haut débit ainsi que plus de 250 opérateurs souscripteurs et 150 000 entreprises et administrations[85],[86].

En 2019, Altice France génère un chiffre d'affaires de 10,8 milliards d'euros, en particulier grâce à SFR, dont l'EBITDA a progressé de 10,8 % par rapport à 2018, à 4,2 milliards d'euros[87]. SFR est alors le deuxième opérateur en termes de clients, avec 15,85 millions d'abonnés mobiles (652 000 souscriptions de plus) et 6,36 millions d'abonnés à ses offres sur le fixe (144 000 abonnés supplémentaires)[87].

Du fait de la pandémie de Covid-19, SFR place en chômage partiel 3 500 salariés (environ 40 % de ses effectifs) et adapte son offre pour permettre à ses abonnés de mieux supporter le confinement[87].

En , SFR annonce la suppression de 1 700 postes dont 400 en magasins, en raison notamment de la baisse de fréquentation à la suite de la pandémie de covid-19[88]. Le reste de suppressions de postes touche une grande partie des activités Grand public, réseau, B2B, ressource humaine[89]. Les syndicats Unsa, CFDT et CFTC dénoncent un « scandale social, économique et financier »[90]. En , SFR annonce le rachat de l'opérateur mobile virtuel (MVNO) Syma[91]. Cette acquisition entre dans le cadre d'une lutte commerciale avec Bouygues pour racheter le plus de MVNO en France afin de réduire la concurrence[92]. En , Grégory Rabuel quitte Altice France, et donc son poste de PDG de SFR[93], et il est remplacé à la présidence par Mathieu Cocq[94].

En 2021, dans son plan stratégique, l'entreprise annonce la suppression de 1 700 emplois supplémentaires[95].

En , l'Arcep publie un rapport sur la satisfaction client : SFR obtient 7,4/10, Bouygues 7,7/10, Free et Orange 8,0/10[96].

Le , SFR fait l'objet d'une fuite massive de données numériques dont notamment l'IBAN de ses abonnés[97]. Le nombre de clients impactés n'est pas rendu public[97].

Le , l'opérateur subit une panne nationale privant l'ensemble de ses abonnés fixe et réseau mobile ainsi que d'Internet, pendant toute une journée[98].

Le , SFR annonce mettre définitivement fin au réseau coaxial d'ici le en Île-de-France et Val-d'Oise, et le dans le département de l'Isère, ce qui concerne 400 000 abonnés, incités à passer à la fibre optique[99].

Difficultés liées à la dette du groupe (2025-2026)

En 2025, le poids de la dette devient difficile à supporter. En , SFR trouve un accord avec ses créanciers pour restructurer sa dette[100]. Cependant, cela n'empêche pas l'opérateur d'être placé sous procédure de sauvegarde accélérée du fait de ses difficultés économiques liées à un contexte télécom très concurrentiel[101].

En , la presse financière estime que le groupe Altice prépare la vente de l'opérateur SFR[102],[103],[104],[105]. Le , il est annoncé que SFR pourrait être prochainement en procédure de sauvegarde et que les clients SFR risquent de basculer chez un autre opérateur si cela est fait ; l'Autorité de la concurrence annonce « qu'elle n'est pas fermée à l'idée de se retrouver à trois opérateurs au lieu de quatre habituellement, mais que cela dépendait fortement du dossier, s'il est jugé sérieux, et que cela dépendrait des enjeux »[106],[107],[108]. Après la perte d’un million de clients dans la téléphonie mobile en 2024, l'entreprise parvient cependant à endiguer la perte de ses clients sur le premier trimestre 2025 avec un gain de 8 000 clients en téléphonie mobile, mais une perte de 5 000 abonnés sur l'Internet fixe[109].

En septembre, Arthur Dreyfuss, PDG d'Altice France, s'exprime dans une interview dans laquelle il se veut rassurant : « on va passer de près de 25 milliards à un peu plus de 15 milliards d'euros de dette. Nous allons réduire nos frais financiers annuels de 400 millions d'euros. Et nous avons repoussé nos échéances de dette qui sont désormais étalées entre 2028 et 2033. Et tout ça sans aucun impact sur l'organisation de l'entreprise, sans aucun impact sur l'emploi, sans impact sur les clients, sans impact sur les partenaires. En contrepartie, les créanciers auront 45% du capital d'Altice France. […] On peut donc acter que les vents contraires sont derrière nous »[110]. Début octobre, la dette de SFR est réduite, passant de 24 milliards à 15,5 milliards d'euros, les créanciers obtenant 45 % des parts du capital du groupe en échange[111]. Cette réduction de la dette est validée par la Cour d'appel de Paris en décembre[112].

Le , via un communiqué de presse[6], Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad) annoncent une offre conjointe non engageante pour le rachat de la majeure partie des activités télécoms de SFR[7] pour 17 milliards d'euros[113]. Altice refuse leur offre le lendemain[8].

Début 2026, soit trois mois plus tard, les négociations sont restées au point mort, les trois autres opérateurs refusant de faire une offre plus haute[113]. Patrick Drahi envisage donc de vendre les actifs de SFR par branche[113]. SFR a notamment reçu quatre offres pour Netco, son réseau de fibre dans les grandes villes, valorisant cet actif entre 4,5 et 5,8 milliards d’euros, et cinq offres pour SFR Business, valorisant cet actif entre 1,85 et 2,3 milliards d’euros[113].

Le , Patrick Drahi accepte une nouvelle offre de rachat conjointe[114].

Le 15 mai 2026, Franciliens.net publie une offre de rachat de SFR pour 1 euro[115],[116],[117].

Le 6 juin 2026, le consortium composé de ses trois concurrents historiques (Bouygues Telecom, Orange et Free (groupe Iliad)) annonce via un communiqué de presse[10] avoir finalisé et signé un protocole d'accord avec Altice France, maison mère de SFR. Ce rachat conjoint de l'opérateur au carré rouge est estimé à une valeur totale de 20,35 Md€ répartis entre les 3 acheteurs (42 % pour Bouygues Telecom, 31 % pour Free et 27 % pour Orange).

Ce document signé entre le consortium et Altice a pour objectif final au deuxième semestre 2027 de démanteler[11] SFR et d'en céder les actifs (clients, infrastructures, réseau de vente, salariés, fréquences) aux trois autres concurrents.

Free reprend l'intégralité de la marque RED by SFR (6 millions de clients) ainsi qu'environ 2 millions de clients sous marque SFR. Bouygues Telecom acquiert SFR Business, Prixtel, les antennes en zones non denses (réseau Crozon) et 5,9 millions de clients particuliers. Orange récupère 4,9 millions de clients, dont les MVNO Coriolis Telecom, Syma Mobile et Réglo Mobile.

En , SFR Fibre fait l'objet d'une extorsion de données par le groupe de hackers ZeroBytes portant sur 2,1 millions de clients. SFR ne notifie ses clients que fin [118].

Activités

Pour le grand public, le groupe commercialise ses offres sous les marques SFR et RED by SFR et sous la marque SFR Business pour l'entreprise.

Téléphonie fixe et Internet

Sur la majeure partie du territoire français, le réseau SFR exploite l'ancien réseau filaire des PTT (devenus ultérieurement France Telecom puis Orange).

En , SFR commercialise une box de nouvelle génération, la Neufbox Évolution. En , SFR renomme ses offres Internet et son modem en « La Box de SFR »[119].

Fin 2017, SFR compte 3,711 millions de foyers abonnés au haut débit (DSL) et 2,231 millions de foyers abonnés au très haut débit par câble ou fibre optique, soit un total de 5,943 millions abonnés fixe. L'ARPU ou revenu moyen par client s'élève à 36,5 euros pour les services fixes[86].

La Box de SFR

La box de SFR, anciennement Neufbox, est un terminal permettant aux abonnés d'accéder aux services Internet au moyen d'une connexion ADSL. Cet appareil sert principalement de modem ADSL mais il permet aussi à SFR de proposer des services optionnels comme la télévision ou la téléphonie fixe. Les versions ultérieures sont rendues compatibles avec l'ADSL2+.

SFR donne accès en option à sa plateforme nuagique dans sa box et ses forfaits de téléphone mobile depuis , permettant à ses clients de sauvegarder une partie de leurs données individuelles sur des serveurs gérés par l'opérateur[120].

En , SFR lance son « décodeur TV SFR avec Google Play », offre commerciale destinée principalement aux abonnés ADSL non éligibles à la télévision par Internet. Ce service permet de recevoir les chaînes de la TNT, propose les services de rattrapage et de vidéo à la demande des box antérieures et intègre les services de Google[121].

En , SFR présente une nouvelle offre « premium », avec un terminal Internet destiné aux clients plus fortunés de l'opérateur téléphonique, associé à un service domotique, de surveillance à distance de leur résidence. Cette offre lancée le permet à tous les abonnés d'accéder à certains contenus : sport, musique, cinéma, séries, jeux, information routière et presse. En complément, SFR commercialise un service domotique de contrôle intelligent de l'habitation, permettant aux abonnés de recevoir des alertes concernant le détecteur de fumée ou la caméra installés à leur domicile[122]. Depuis , Netflix est disponible sur la box SFR[123].

Le , SFR annonce le lancement de La Box by Numericable V2, censée cibler les 8,6 millions de foyers potentiels éligibles du réseau Numericable (FTTLA)[124]. Incompatible avec les réseaux en fibre optique FTTH, le groupe annonce proposer, à terme, une box capable de fonctionner à la fois avec le câble (FTTLA) et la fibre classique (FTTH)[124].

En , après la disparition de Numericable, SFR lance La Box Fibre Zive, réservée uniquement durant quelques mois aux clients raccordés au câble et pouvant aller jusqu'à Gb/s en débit descendant et 200 Mb/s montant[125]. Ce terminal possède un décodeur graphique 4K, un disque dur de 500 Go et la compatibilité avec le protocole NFC pour la communication avec les smartphones. SFR lance à cette occasion un service de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) appelé Zive, avec un catalogue initialement constitué de 5 000 films et séries devant être étendu à 10 000 titres en six mois puis 15 000 titres au bout d'une année[125],[126]. À partir du , la réglementation contraint Numericable-SFR à préciser la nature exacte de la terminaison, fibre optique ou coaxial. Depuis le rachat par Numericable, SFR a essentiellement commercialisé l'accès au câble (FTTB / FTTLA) en mentionnant pourtant le mot fibre et non de la fibre optique 100 % FTTH ; la box doit dès lors être renommée « La Box THD 4K »[127].

En , SFR propose une nouvelle box nommée Box SFR 8X avec un débit fibre théorique de 10 Gb/s descendant et 10 Gb/s ascendant[128]. La Box 8X intègre la technologie XGS-PON conforme aux réseaux FTTH français[129].

En , SFR lance la SFR Box 10+, qui propose un débit symétrique de 8 Gb/s et le Wi-Fi 7[130],[131]. La technologie FTTLA (appelée THD chez SFR) est abandonnée fin 2025 au profit du FTTH[132].

Téléphonie mobile

Fin 2017, le groupe compte 14,378 millions de clients mobile[133], en baisse de 247 000 lignes par rapport à 2016 : il y a 198 000 nouveaux abonnés du côté des forfaits mais 446 000 clients de moins du côté des offres prépayées[134]. L'ARPU ou revenu moyen par client s'élève à 22,6 euros pour l'activité mobile[86].

Depuis le , la 4G illimitée est proposée aux clients box Internet souscrivant un forfait mobile Power via la formule SFR Family[135].

En 2018, SFR compte 13,5 millions de clients mobile (+1,2 million sur l’année), ce qui lui permet de dépasser Free et redevenir le numéro deux du marché[136].

Après la perte d'un million de clients dans la téléphonie mobile en 2024, l'entreprise parvient cependant à endiguer la perte de ses clients sur le premier trimestre 2025 avec un gain de 8 000 clients[109].

SFR Business

Le , SFR Entreprise devient SFR Business Team, lors de l'achat de Neuf Cegetel par SFR, opérateur professionnel commercialisant des services mobiles et fixes à destination de entreprises.

En 2012, SFR Business Team s’associe avec Bull pour bénéficier de subventions et soutien du gouvernement pour le déploiement d'une infrastructure d'application et de sauvegarde en ligne cloud computing à vocation nationale et européenne. Le capital de la nouvelle société Numergy est réparti entre SFR (47 %), Bull (20 %) et la Caisse des dépôts et consignations, via le FSN PME (33 %)[source secondaire souhaitée].

Entre avril et , SFR lance le déploiement de la plateforme Cloudera Enterprise Data Hub[137].

Le , SFR Business Team devient SFR Business.

Couverture du réseau

France métropolitaine

Fixe

ADSL

Sur la majeure partie du territoire français, le réseau SFR exploite l'ancien réseau filaire des PTT (devenus ultérieurement France Télécom puis Orange).

Réseau coaxial

En 2014, après le rachat de SFR par Numericable, le groupe maintient le réseau coaxial de Numericable pour proposer à ses abonnés un meilleur débit qu'en ADSL[138].

Fin 2025, onze ans plus tard, le réseau coaxial, devenu obsolète, est clôturé[139].

Fibre optique

Fin 2011, SFR et Orange se mettent d'accord pour se partager le travail et déployer de façon intelligente le FTTH (fibre optique) dans les zones moyennement denses (environ 3 000 communes et dix millions de foyers) afin d'éviter les doublons[140],[141] : 20% de ce déploiement revenait à SFR[142].

En , SFR et Orange signent à Lille les deux premières conventions « France très haut débit » pour le déploiement de la fibre optique[143],[144].

En , SFR dispose d'un réseau de plus de 41 millions de prises fibre[145].

Mobile

En 2025, 87 % des appels passés via le réseau SFR l'ont été en qualité parfaite, permettant à SFR d'être en deuxième position derrière Orange[146]. Ces chiffres varient selon les zones : en zones denses, SFR est deuxième avec 92% ; en zones intermédiaires, SFR est deuxième avec 91% ; et en zones rurales, SFR est encore deuxième avec 79%[146].

Selon le classement nperf, SFR est en 2024 première sur l'accès à l'internet mobile[147].

2G et 3G

En 2010, SFR affirme couvrir 99,6 % de la population française en GSM/GPRS, 98,6 % en 3G/3G+[148] et de disposer de plus de 4 millions de points SFR Wi-Fi[149]. Pour son réseau 3G+, SFR exploite la technologie HSPA depuis [150], censée optimiser les débits par rapport à ceux obtenus avec la norme 3G. Ces dispositifs permettent d'atteindre des débits théoriques maximums de 14,4 Mbit/s descendant et 5,8 Mbit/s montant[150]. Le réseau de SFR peut exploiter les différents niveaux de débits de la norme HSDPA, soit de 1,8 Mbit/s jusqu'à 14,4 Mbit/s descendant et jusqu'à 5,8 Mbit/s montant avec la norme HSUPA[150], des performances accessibles en fonction de l'appareil téléphonique utilisé. Pour compléter son réseau 3G, SFR propose depuis des femtocells sous le nom commercial SFR FEMTO, constituant ainsi un réseau 3G local dans l'habitation des abonnés bénéficiant d'un accès Internet haut débit de minimum 512 kb/s.

En 2012, SFR lance la 2G et la 3G/3G+ dans le métro parisien[151] ainsi que dans le tunnel sous la Manche[152] et met à jour son application SFR Wifi en y intégrant SFR Auto Connect : service pour concurrencer l'EAP Sim de Free[153]. En , SFR et la RATP lancent la 3G+ dans les gares RER A de Châtelet-les Halles et Paris-Gare-de-Lyon[154]. Le débit de 14,4 Mbit/s, est largement déployé et était disponible, à fin 2010, dans 92 % de son réseau[155].

Début 2014, SFR et Bouygues Telecom signent un accord de mutualisation d'une partie de leurs réseaux d’accès mobiles[156]. L'accord prévoit le déploiement d'un réseau partagé sur une zone représentant 57 % de la population, soit l’ensemble du territoire à l'exception des 32 plus grandes agglomérations comptant plus de 200 000 habitants ainsi que les zones blanches[156]. Pour assurer une couverture plus performante en très haut débit mobile, SFR poursuit l’extension de la technologie Dual Carrier, couvrant ainsi plus de 70 % de la population et censée doubler les débits descendants[157].

4G
4G de SFR.

À partir de fin 2012, SFR déploie son propre réseau 4G (LTE) accessible à Lyon puis à Montpellier[158] et dans le secteur de La Défense[159] avant de l'étendre dans d'autres grandes agglomérations.

Le , l'opérateur officialise l'ouverture de son réseau 4G sur Paris[160], annonçant une couverture intégrale de la capitale dès fin 2013[161].

Début 2017, la couverture de la 4G LTE en France métropolitaine atteint 81 %[162], et SFR réalise en 2016 le plus important déploiement d'antennes mobiles pour cette période[163].

À la fin du deuxième trimestre de 2018, l'opérateur annonce couvrir 97 % de la population française en 4G[164]. C'est 99% en 2020[145].

Au , SFR dispose de 29059 sites 4G en métropole[165].

5G
5G+ de SFR.

En 2018, SFR prépare l’arrivée de la 5G (LTE - B), notamment avec des expérimentations à Nantes et Toulouse[164]. Elle est le premier des opérateurs français à lancer la technologie en et effectue ce lancement à Nice[166].

Au , SFR contrôle 17 % des antennes 5G commercialisées sur le territoire français, soit environ 5934 antennes[source secondaire souhaitée]. SFR se positionne sur la bande 3,5 GHz et 2,1 GHz, comme les autres opérateurs avec 53 % de ses antennes (3 135) positionnées sur la bande 2,1 GHz et 47 % (2 819) sur la bande 3,5 GHz[167].

En 2023, SFR déclare avoir déployé environ 12 000 antennes5 G, dont une moitié sur la gamme 3,5 Ghz et l'autre sur les canaux en 2,1 Ghz[168].

Au , le réseau 5G de SFR couvre plus de 12 000 communes, soit plus de 84 % de la population[165].

En , SFR lance sa 5G+ (5G SA), quasiment un an après Free et Orange, et quelques mois après Bouygues[169].

En 2026, le réseau 5G couvre 123 000 communes et 85 % de la population[145].

DROM-COM

À La Réunion et à Mayotte, la Société réunionnaise du radiotéléphone SRR est détenue par SFR.

En Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, SFR Caraïbe (Outremer Telecom) est détenue par SFR.

Le , la marque Only disparaît des Antilles au profit de SFR Caraïbe[170].

International

En Belgique et au Luxembourg, l'opérateur SFR Belux (ex-Numericable Belux) est contrôlé par le groupe SFR jusqu'en 2016[171]. La filiale est revendue en à Telenet Group pour 400 millions d'euros[171].

Organisation

Gouvernance

La direction générale de la société, qui est dissociée des fonctions de président depuis le , a été exercée par Éric Denoyer sur l'année 2015 et jusqu’au , date à laquelle Éric Denoyer démissionne et est remplacé à titre provisoire par Michel Combes.

Les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général sont jointes depuis la constitution de la société. Lors de l’acquisition de SFR par Numericable Group le , ces deux fonctions sont dissociées et Patrick Drahi exerce dès lors, les fonctions de Président du conseil d’administration, pour une durée correspondant à celle de son mandat d’administrateur. La Direction générale de la Société est restée confiée à Éric Denoyer. En , Michel Combes est nommé Président en remplacement de Patrick Drahi, démissionnaire de son mandat d’administrateur et Éric Denoyer continue à exercer ses fonctions de Directeur général de la Société. Éric Denoyer démissionne le et est remplacé à titre provisoire par Michel Combes, lequel exerce les fonctions de Directeur général jusqu’à la prise de fonctions effective de Michel Paulin prévue pour . Ce dernier est nommé lors du conseil d’administration du . Éric Denoyer exerce les fonctions de conseiller du Président jusqu’au . Il est par ailleurs, administrateur de la Société en remplacement de Dexter Goei[172].

Dirigeants

Président de SFR

PDG de Altice France

DG Délégué de SFR Télécom

Capital

À l'origine, le groupe SFR-Cegetel comprend un actionnariat multiple : le groupe Compagnie générale des eaux / CGE, puis VivendiTelecom / Bolloré, Vodafone, Mannesmann, SBC Communication et BT Group / British Telecom. À cette période l'actionnaire de référence du groupe SFR Cegetel est Vivendi Telecom. Le comité exécutif est composé de Philippe Germond (président), Abdesslam Aizoun, Bruno Curis, Jérome Duval-Hamel et Pierre Trotot.

En 2003, Vivendi acquiert 55,8 % du capital de SFR et Vodafone conserve 43,9 % ; le groupe SFR-Cegetel devient dès lors une filiale de Vivendi et représente plus de 60 % des revenus du groupe. Cet actionnariat est stable avec ses deux grands actionnaires durant quelques années.

En , Vivendi annonce racheter les parts de Vodafone pour 7,75 milliards d'euros et la transaction est réalisée le .

En 2015, le groupe fait partie intégralement de l'entité Numericable-SFR.

Le , le groupe se diversifie dans les contenus et la vente d'espace publicitaire et donne naissance à SFR Group[81].

Siège du groupe et « Campus SFR »

Le siège social du groupe est situé jusqu'en dans la Tour SFR, à La Défense[185].

Depuis la prise de contrôle par Numericable, il est fixé au 1, square Béla-Bartók dans le 15e arrondissement de Paris.

Les quelque 4 000 collaborateurs des sites de La Défense, Boulogne-Billancourt et de Paris Cambray s'installent sur le « Campus SFR », au 12, rue Jean-Philippe Rameau à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) fin 2013[186],[187].

En 2017, le groupe annonce la fermeture du Campus SFR à Saint-Denis et prépare son déménagement en 2018 vers le nouveau « Campus Altice-SFR », à proximité de l'Hexagone Balard, dans le 15e arrondissement de Paris[188],[189].

Filiales et participations

Principales filiales :

  • Société réunionnaise du radiotéléphone (SRR) ou SFR Réunion, 100,00 % : filiale de l’opérateur sur l'île de La Réunion
  • Société mahoraise du radiotéléphone, 100,00 % : filiale de l’opérateur à Mayotte
  • Compagnie d’Investissements Diversifiés (CID), 40,00 % SFR et 60,00 % Somart : Gestion et prise de participation dans des sociétés actives dans le secteur des télécommunications. Holding de Futur Télécom (100,00 %), de Simplicime ex Simpleo-Debitel (100,00 %), distributeur SFR dans ses boutiques en France et de Cinq sur cinq « 5sur5 » (100,00 %).
  • Guet@li haut débit, 100,00 % : fournisseur d’accès Internet dans l’île de La Réunion destiné aux professionnels.
  • SFR Service Client, 99,96 % : gestion des services clients et centres d’appel SFR.
  • Société du haut débit (SHD), 100 % : Société qui a obtenu de l’Arcep des licences WiMAX. Elle déploie cette technologie sur les 2 régions où elle a obtenu ces licences : en Île-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Depuis la prise de contrôle à 100 % de Neuf-Cegetel par SFR, la SHD est contrôlée à 100 % par le groupe SFR.
  • Ancienne filiale réintégrée à SFR :
    • SFR Systèmes d’information : 99,98 % ()
  • Autres filiales à participation majoritaire :
    • SFR 9 - Participation : 99,81 %
    • Société de télécommunication à réseau virtuel : 99,81 %
    • SFR 8 : 99,77 %
    • SFR 7 : 99,73 %.

Le groupe développe également des projets comme Wengo destiné à concurrencer Skype ou encore lBeautifulphone, devenu Twin, offre de téléphonie mobile basée sur un téléphone unique hybride GSM/Wi-Fi. En , après le rachat des parts du groupe Louis-Dreyfus, SFR devient l'actionnaire majoritaire de Neuf Cegetel. Le , le ministère à Bercy donne son accord et a validé le rachat de Neuf Cegetel par SFR. Cet événement entraîne la démission des trois administrateurs du groupe Louis-Dreyfus dont celle du PDG Jacques Veyrat, remplacé par l'ex PDG de SFR, Frank Esser. SFR lance en , une OPA simplifiée sur le flottant en Bourse de Neuf Cegetel en vue d'obtenir la totalité des actions de cette dernière. SFR détient environ 80 % des parts de Neuf Cegetel et souhaite se présenter comme le principal concurrent d'Orange. À l'issue de l'OPA, SFR devient propriétaire à plus de 95 %, de Neuf Cegetel. Le capital flottant de l'opérateur, 20,13 % des parts sociales est racheté par SFR, via une OPA organisée entre le et le , au tarif de 35,90 euros par action, avec le coupon 2007 détaché ou 36,50 euros avec le dividende mis en paiement le . À l'issue de cette OPA, le nouvel ensemble SFR + Neuf Cegetel est censé valoir 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires, devenant le premier opérateur alternatif des acteurs historiques, en Europe[190].

Participations

  • 100 % : AOL France SNC
  • 100 % : Club Internet (T-Online France)[n 2]
  • 100 % : LDCollectivités
  • 100 % : Fibres Optiques Défense (FOD)
  • 100 % : AMSE[n 3]
  • 100 % : Médiafibre
  • 100 % : Erenis
  • 100 % : OzoneParis
  • 100 % : Tradingcom
  • 100 % : Jet Multimédia France
  • 67 % : Wengo
  • 100 % : Efixo
  • 100 % : Numergy
  • 25 % : Irisé
  • 49 % : La Poste Mobile vente à Bouygues Telecom en 2024

Autres raisons sociales liées historiquement à SFR

Données financières

En 2025, SFR réalise 9,2 milliards d'euros de chiffres d'affaires, soit 8,4 % que l'année précédente[191].

Identité visuelle

Slogans

  • Du à 1990 : « Parce qu'un abonné SFR n'est pas qu'un simple numéro »
  • De 1990 au  : « Le téléphone liberté »
  • Du au  : « Le monde sans fil est à vous »
  • Du au  : « Vous n'avez pas fini d'être LIBRE »
  • Du au  : « Le meilleur réseau »
  • Du au  : « Vous serez toujours plus qu'un simple numéro »
  • Du au  : « Plus de plaisir à échanger »
  • Du au  : « Plus de plaisir »
  • Du au  : « Parlons mieux, parlons mobile »
  • Du au  : « Vivons mobile »
  • Du au  : « Et le monde est à vous »
  • Du au  : « Carrément vous »
  • Du au  : « Smart comme vous »
  • Du au  : « Et tout s'accélère »
  • Du au  : « Enjoy »
  • Du au  : « Soyez vous »
  • Depuis le  : « On s'engage pour vous »

Affaires judiciaires et sanctions administratives

Le , l'opérateur SFR est condamné par le Conseil de la concurrence à une amende de 220 millions d'euros dans l'affaire de l'entente entre trois opérateurs de téléphonie mobile en France[192].

Le , sur plainte de l'association de consommateurs UFC - Que Choisir, le tribunal de Nanterre condamne en première instance la société Neuf Télécom pour diverses clauses illicites et abusives contenues dans ses conditions générales. Le jugement est notamment publié sur le site de Neuf Télécom durant un mois ()[193].

Le , le Tribunal de Grande Instance de Paris prononce la nullité de la marque TEXTO et « Texto, Dites le en toutes lettres, dites le texto » pour défaut de distinctivité[194][source insuffisante].

À l'automne 2008, deux arrêts de Cours d’Appel condamnent l'opérateur pour ses pratiques envers ses boutiques, suivants d’autres arrêts du même type les mois précédents. Certains avocats experts estiment que SFR « est allé chercher des gens pour qu’ils montent des boutiques à la fin des années 1990 […] tout en leur cachant qu’il était en train de monter son propre réseau » et les abandonneraient ou leur imposerait des modifications substantielles de leur contrat. De surcroît, selon les mêmes sources, SFR « utiliserait le faux statut de gérant de société (franchise) pour imposer à ces patrons des contraintes supérieures au salariat mais sans les avantages »[195].

En 2011, la Cour de Cassation[196] et la 6e Chambre sociale de la Cour d'appel de Versailles jugent que les distributeurs « Espaces SFR » étaient des « salariés » de SFR ; et qu'un « salarié » d'un distributeur SFR était lui aussi « salarié » de SFR[197].

SFR et sa filiale réunionnaise SRR sont condamnées le à une sanction de 45,6 millions d'euros par l'autorité de la concurrence française à cause d'une différenciation tarifaire concernant les appels téléphoniques sur les réseaux SFR[198].

SFR est condamnée le par la cour d'appel de Paris pour avoir commercialisé plusieurs offres utilisant le mot fibre dont la terminaison au domicile est en réalité en câble coaxial et non en fibre optique[199].

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné SFR le a 10 millions d'euros d'amendes pour pratiques commerciales trompeuses sur la commercialisation de forfaits de sa gamme RED. L'opérateur commercialisait des contrats « à vie » dont les prix augmentaient dans le temps et dont la campagne marketing se basait sur la stabilité des prix[200].

Menaces contre ses fournisseurs

À la suite du rachat de l'entreprise par Patrick Drahi, SFR adresse entre la fin de l'année 2014 et le début 2015, plusieurs demandes drastiques de réduction de tarifs, à plus de 500 de ses fournisseurs, avec pour message « Nous sollicitons de votre part une remise de 30 %. Nous vous demandons de nous confirmer ce niveau d’ici ce soir, de sorte à vous adresser les commandes ». Bien que la formulation laisse supposer qu'il s'agit de la conclusion d'une négociation, cette demande intervient bien après la signature des contrats, en suspendant ou retardant en parallèle le paiement des factures dues, une pratique qui est illégale. Une centaine de fournisseurs contactés sont contraints de baisser leur tarif, soit ont rompu leur contrat. L'entreprise est jugé coupable à la suite de dizaines de condamnations, notamment vis-à-vis de grands comptes tels que SNCF ou Capgemini[201]. Bercy constate en 2015 que 63 % des factures sont réglées au-delà du délai légal, cumulant un total de 225 millions d’euros. En 2017, la DGCCRF condamne sur cette même infraction SFR à 3,7 millions d’euros d'amende, soit presque le montant maximum prévu par la loi, égal à 4 millions d’euros. Bercy exige aussi l’amende maximale prévue par la loi, soit 2 millions d’euros, qualifiant cette opération d'« une rare brutalité [avec des demandes] comminatoires, accompagnées de menaces »[201]. L’entreprise continue ces pratiques, puisque le , la DGCCRF publie une nouvelle amende d'un million d'euros pour plusieurs retards majeurs concernant le paiement des factures de ses fournisseurs, commis pendant une période précédant la situation d'urgence sanitaire liée à la pandémie de Covid-19[202].

Notes et références

Annexes

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