Sophie Nordmann
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Sophie Nordmann, née à Paris en , est une philosophe et universitaire française.
Fille d'Hélène Nordmann née Aurbach, et de Frédéric Nordmann, médecins, elle a fait ses études supérieures à l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (promotion 1994) et à l'Université Paris-Sorbonne. Agrégée de philosophie[1], docteur en philosophie de l'Université Paris-Sorbonne et titulaire d'une habilitation à diriger des recherches[1] de l'Université Paris-Nanterre, elle enseigne depuis 2009[1] la philosophie et la pensée juive à la section des sciences religieuses de l'École pratique des hautes études (université Paris Sciences et Lettres).
Entre 2007 et 2013, elle a enseigné à l'École Polytechnique et a été directrice de programme au Collège international de philosophie[2],[1].
Elle a codirigé, avec Mazarine Pingeot, la collection « Disputatio » aux éditions Mialet-Barrault[3],[1], une collection dont chaque ouvrage rassemble sur une question des personnalités aux arguments opposés[1]. Elle a également été directrice de la Maison des étudiants de la francophonie de la Cité internationale universitaire de Paris de 2021 à 2023[4],[1].
Elle est l'arrière-petite-nièce de Léon Blum et la petite-nièce du résistant Léon-Maurice Nordmann.
Le philosophe Roger-Pol Droit lui a consacré un portrait dans Le Monde des Livres du 2 décembre 2022[5].
Travaux
Les travaux universitaires de Sophie Nordmann portent sur la philosophie contemporaine et la pensée juive[6].
Ses recherches portent en particulier sur les relations entre philosophie et tradition juive chez des penseurs allemands et français des XIXe et XXe siècles, notamment Hermann Cohen, Franz Rosenzweig, Martin Buber, Walter Benjamin, Vladimir Jankélévitch et Emmanuel Levinas. Elle s’intéresse aux questions éthiques et à l’usage philosophique des sources religieuses. Elle montre que ces sources sont convoquées par ces penseurs à partir des problèmes philosophiques qu’ils rencontrent, et leur permettent de prendre une distance critique vis-à-vis des paradigmes dont ils héritent pour ouvrir leurs voies philosophiques propres.
Elle place au cœur de sa réflexion philosophique la notion de transcendance[7] qu'elle envisage, dans une perspective phénoménologique, comme une « brèche ouverte dans l'être »[8]. Elle saisit la condition humaine à partir de cette brèche qui est à la fois une faille, un inachèvement et une aspiration infinie[9]. Dans son livre Phénoménologie de la transcendance, elle examine les conditions de possibilité d’un usage philosophique de la notion de transcendance, distincte de celle de Dieu. Elle montre que la philosophie moderne et contemporaine est traversée, depuis Descartes et Spinoza, par la tension entre les conceptions immanentes et transcendantes de l’humanité. À partir de son approche phénoménologique de la transcendance, elle propose une réflexion sur l’humanité comme "in-achèvement".