Statue de Notre-Dame de France (Baillet-en-France)

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Type
Destination initiale
Pavillon pontifical, durant l’exposition universelle de .
Destination actuelle
Installée sur la commune de Baillet-en-France
Statue de Notre-Dame de France
Présentation
Type
Destination initiale
Pavillon pontifical, durant l’exposition universelle de .
Destination actuelle
Installée sur la commune de Baillet-en-France
Architecte
Matériau
Construction
Hauteur
7,2 m de haut
Piédestal de 25 m.
Site web
Localisation
Département
Commune
Coordonnées

La statue de Notre-Dame de France est une œuvre monumentale, œuvre du sculpteur Roger de Villiers, et forgée par Raymond Subes pour décorer le pavillon pontifical lors de l'exposition universelle de 1937 à Paris. La statue en cuivre doré mesure 7,2 m et représente la Vierge Marie portant sur son épaule l'Enfant Jésus, les bras ouverts sur le monde.

Conservée en place un an après l'exposition, le cardinal Verdier émet le souhait que la statue ne soit pas détruite, mais installée sur une colline proche de Paris. Il lance une levée de fonds en ce sens, mais la guerre et sa mort mettent fin au projet. En , la statue est installée au sommet de l'église Saint-Honoré d'Amiens. Elle y reste jusqu'en où elle doit être démontée du fait de fissures dans sa structure.

Entreposée plusieurs années, à l'abandon, elle est récupérée en par Edmond Fricoteaux, notaire à Saint-Denis, qui souhaite faire ériger une grande statue de la Vierge, en remerciement à la suite de sa conversion. La statue est installée à Baillet-en-France, à 18 km au nord de Paris, en , en pleins champs, au bord de la nationale 1, au sommet d'un piédestal de 25 m de haut. Au pied de la statue, un oratoire, puis une petite chapelle sont construits. L'évêque installe un prêtre comme chapelain de ce « sanctuaire » qui reçoit beaucoup de visites et rassemble régulièrement des communautés chrétiennes.

En débute un nouveau projet de « Vierges pèlerines », copies de la statue Notre-Dame de France, mais aussi d'autres Vierges vénérées en France. Ce projet, lancé par les laïcs, obtient le soutien d'évêques et de religieux, et rassemble une centaine de statues de la Vierge. Après avoir parcouru la France durant plusieurs années, les statues partent parcourir le monde entier, et différents projets s'agrègent et se développent autour de ce mouvement initial de « Vierge pèlerine ».

Exposition universelle de 1937

Façade de l'église Notre-Dame de France, aujourd'hui Notre-Dame de Jérusalem.

La statue est réalisée pour décorer le pavillon pontifical lors de l'exposition universelle de 1937 à Paris. Ce pavillon, construit sur la colline du Trocadéro, est réalisé par l'architecte Paul Tournon, et la sculpture, conçue par le sculpteur Roger de Villiers, est réalisée par le maître métallier Raymond Subes. La sculpture est intitulée alors « La Vierge portant haut l'Enfant les bras ouverts sur le monde ». Pour réaliser son œuvre, l'artiste s'inspire de la statue de la Vierge présente sur le Centre Notre-Dame de Jérusalem (es) à Jérusalem. Ce centre avait été construit par les religieux Assomptionnistes à la toute fin du XIXe siècle (à l'époque, l'église surplombée par la statue de « la Vierge à l'enfant » s'appelait « Notre-Dame de France », elle a été rebaptisée depuis)[1],[2],[3].

À l'issue de l'exposition, le pavillon du Vatican n'est pas détruit mais conservé durant une année de plus, alors que les autres pavillons des Nations sont démontés. Il est rebaptisé « Pavillon Marial », et la statue prend le nom de « Notre-Dame de France » à l'occasion du 300e anniversaire de la consécration de la France à la Vierge Marie par Louis XIII[a]. La statue est finalement descendue lors de la démolition du pavillon après [1],[2],[4].

Installation provisoire

Lors du démontage du pavillon, et de la descente de la statue, le , l'archevêque de Paris, le cardinal Verdier écrit dans le journal La Croix qu'il souhaite que « la statue lumineuse de Notre-Dame de France, qui avait si magnifiquement couronné le Pavillon pontifical devenu Pavillon marial, ne disparaisse pas, mais qu'elle soit érigée sur une colline proche de Paris, pour faire pendant au Sacré-Cœur de Montmartre ». Le cardinal lance une souscription, mais la guerre en , puis sa mort en , font tomber ce projet dans l'oubli[4],[3],[2].

En , la statue est installée au sommet de l'église Saint-Honoré d'Amiens. Elle y reste jusqu'en , après que l'on ait repéré des fissures et des affaissements sur la statue. Celle-ci doit alors être déposée au moyen d'une grue (pour éviter tout accident). La statue est alors entreposée dans les sous-sols d'une école publique d'Amiens[3],[1].

En , Edmond Fricoteaux, notaire à Saint-Denis, accompagné de son épouse se rend à Rome en pèlerinage. Alors qu’il assiste à la messe dans la basilique Sainte-Marie-Majeure, il vit une conversion et en ressort « assoiffé de Dieu » et « inondé d'un amour immodéré pour la Vierge Marie ». En guise de « remerciement », il souhaite réaliser un projet pour la Vierge (lui « faire un cadeau »). Il imagine le projet d'ériger une statue monumentale de la Vierge Marie sur le bord d’un grand axe routier. Il réfléchit sur son projet, contacte des sculpteurs, fait faire des devis, s’accorde avec l’évêque du lieu qu’il a choisi, lorsqu’il apprend que la « statue qu'il projette de faire réaliser existe déjà ». Il découvre l’existence de la statue « Notre-Dame de France » qui couronnait le Pavillon pontifical de l’Exposition universelle en , mais également que cette statue est « égarée ». Edmond Fricoteaux part donc à la recherche de la statue monumentale, et après une longue enquête, il découvre la statue, gisant, depuis quatre ans en pièces détachées, dans les sous-sols d’une école publique d'Amiens. À la demande de l’évêque de Pontoise, le conseil municipal d'Amiens donne son accord pour le transfert de la statue[4],[3].

Nouvelle installation

Le notaire, avec l'aide de la congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie[b], organise une souscription pour financer la restauration de la statue et son installation sur un nouveau site. Ce sont 25 000 souscripteurs qui sont mobilisés, ce qui permet de financer la restauration de la statue par l'atelier Quesnel à Corbie dans la Somme. Sa restauration demandera 2 000 heures de travail au maitre serrurier[3],[1]. Le montant collecté par les dons atteint la somme de 17 millions de francs, dépassant largement les attentes des tenants du projet[5].

L'installation de la statue se fait à Baillet-en-France, à 18 km au nord de Paris. La statue de m de haut est installée sur un piédestal de 25 m. Son installation et bénédiction officielle se fait le , soit presque 50 ans jour pour jour après le vœu du cardinal Verdier (le ). Cette cérémonie, présidée par le cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris, se fait en présence de sept autres évêques, du Nonce apostolique et de 52 000 personnes[2],[1],[4],[6]. La statue est bénie sous le titre de « Notre-Dame de France, Reine de la paix »[5].

Description

Vue de la statue depuis la route.

Caractéristiques

La statue de 7,2 m de haut, est installée sur un piédestal de 25 m. La sculpture est réalisée en cuivre doré. Marie Persidat précise : Notre-Dame de France n'est pas une représentation de la Vierge comme les autres, il s'agit d'une mère de Jésus « portant haut l'Enfant les bras ouverts sur le monde »[3],[4].

La Vierge est représentée, debout sur un globe, tenant son fils sur son épaule gauche. Elle a la tête légèrement baissée. L'enfant Jésus a les mains levées, les bras écartés, mains ouvertes, tenant un rameau d'olivier dans la main droite. La Vierge est couronnée par 12 étoiles, comme la Vierge de la médaille miraculeuse.

Emplacement

Le site de Baillet-en-France a été choisi pour sa proximité avec Paris et son accessibilité par les transports. Du haut de son piédestal, la statue domine les vastes champs de la plaine de France, dans un petit écrin de verdure, le long de la nationale 1 en direction de Beauvais[3],[4],[2].

Autour de la statue

Notes et références

Annexes

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