Stèle funéraire

œuvre de Charles Koechlin From Wikipedia, the free encyclopedia

Stèle funéraire, op. 224, est une œuvre pour un flûtiste jouant trois flûtes (piccolo, grande flûte et flûte en sol) de Charles Koechlin composée en 1950.

GenreMonodie
Effectif1 flûtiste jouant 3 instruments : petite flûte, grande flûte et flûte en sol
Durée approximative7 min
Faits en bref Genre, Musique ...
Stèle funéraire
op. 224
Genre Monodie
Musique Charles Koechlin
Effectif 1 flûtiste jouant 3 instruments : petite flûte, grande flûte et flûte en sol
Durée approximative 7 min
Dates de composition 1950
Création
Verrières-le-Buisson, Maison des jeunes et de la culture
Interprètes Pierre-Yves Artaud
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Présentation

Stèle funéraire est composée en [1]. Écrite l'année de la mort de Charles Koechlin, « dans la douceur de sa résidence méridionale du Canadel[2] », c'est l'une de ses dernières compositions[2].

L'œuvre, composée « en hommage à la mémoire de Paul Dommel », homme politique alsacien ami de Koechlin, est destinée à un flûtiste jouant trois flûtes : la petite flûte, la grande flûte et la flûte en sol. Elle est créée le à la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Verrières-le-Buisson, par Pierre-Yves Artaud[1].

La partition est publiée par Eschig en 1969[1].

Analyse

Dans Stèle funéraire, Koechlin explore le timbre de l'instrument : le flûtiste joue d'abord la flûte en sol (flûte alto), puis la petite flûte (piccolo), puis la grande flûte, avant de revenir à la flûte en sol[3].

Pour Robert Orledge, c'est « une monodie pratiquement atonale, peut-être la plus profonde, la plus intimement émotionnelle jamais écrite par Koechlin[2] ». La pièce, « remarquable » pour le musicologue, « repose presque entièrement sur ses six premières notes chromatiques et leur inversion[2] ».

La partition commence « par une musique sinueuse, faite de notes rapprochées sur la flûte alto[2] ». Au cours du morceau, les seuls véritables sauts mélodiques ne se produisent que lorsqu'un autre membre de la famille des flûtes prend le relais. Orledge relève que « les lentes ondulations chromatiques, qui parcourent toute l'étendue des registres de la famille des flûtes, créent un sentiment de chagrin presque oppressant[2] ». Et de conclure : « La pièce se déploie si naturellement, avec une telle ampleur, qu'on ne remarque pas l'extrême ingéniosité de sa construction : en effet, le matériau musical employé ne se répète jamais sur le même instrument ; quant aux points culminants, ils ne résultent que des fluctuations de hauteur des notes[2] ».

Stèle funéraire, d'une durée moyenne d'exécution de sept minutes environ[4], porte le numéro d'opus 224 dans le catalogue des œuvres de Charles Koechlin.

Discographie

  • Charles Koechlin : Musique de chambre, CD 3, Peter Thalheimer (flûtes), SWR Music SWR19047CD, 2017[5],[6].

Bibliographie

Monographies

Notes discographiques

  • (de + fr + en) Robert Orledge, « Charles Koechlin : Un aperçu de sa vie et de son œuvre » : Musique de chambre, p. 76-91, SWR Music (SWR19047CD), 2017 .

Références

Liens externes

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