Suite pour piano de Milhaud
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| Suite pour piano op. 8 | |
Manuscrit de la première pièce de la Suite pour piano. | |
| Genre | Suite pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 5 |
| Musique | Darius Milhaud |
| Dates de composition | 1913 |
| Publication | 1914 Éditions Durand |
| Création | Bruxelles |
| Interprètes | Georgette Culler |
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La Suite op. 8 de Darius Milhaud est une suite de cinq pièces pour piano composée en 1913 et publié l'année suivante. Il s'agit de la première partition de Milhaud pour piano seul.
La Suite op. 8 de Darius Milhaud est en cinq mouvements[1] :
- Lent en la majeur à

— dédié à Jean Wiéner ; - Vif et clair en mi majeur à

— dédié à Henri Cliquet-Pleyel ; - Lourd et rythmé en fa dièse majeur et do dièse majeur à

— dédié à Roger de Fontenay ; - Lent et grave, à

— dédié à Céline Laguarde ; - Modéré — Animé en fa majeur à

— dédié à Georgette Culler.
La partition est publiée en 1914 par Durand[2],[3]. Dans le catalogue des œuvres de Milhaud, la Suite porte le numéro d'opus 8[4].
Création
La Suite op. 8 de Darius Milhaud est créée par la pianiste Georgette Culler, dédicataire de la 5e pièce, le à Bruxelles[3],[2].
Analyse
Guy Sacre estime « cette Suite juvénile, gonflée de musique. Milhaud y montre d'emblée son goût du contrepoint : à côté de plans sonores à la Debussy, il pratique déjà cet étagement de lignes claires, cette superposition de motifs que bientôt la polytonalité rendra plus perceptible encore[3] ».
Pour Alfred Cortot, « dans son ensemble, et en dépit de sa sécheresse systémique, [c'est] une œuvre de musicien parfaitement instruit des ressources de son métier et, dans quelques-unes de ses cinq parties — notamment la deuxième et la cinquième — déjà inspirée par une conception de goût et de facture nettement personnels[5] ».