Surf (dériveur)

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ArchitecteMichel Nivelt / Lucien Gourmez
Équipage2
Surf
illustration de Surf (dériveur)
Surf
Symbole de classe
Symbole de classe

Type Embarcation
Gréement Bermudien
Histoire
Architecte Michel Nivelt / Lucien Gourmez
Équipage
Équipage 2
Caractéristiques techniques
Longueur 4,37 m
Maître-bau 1,65 m
Déplacement 120 kg
Hauteur de mât 6,40 m
Voilure Grand-voile ?m2
foc ?m2

Le Surf est une classe de dériveur léger d'initiation qui, dès 1962, aide à démocratiser la voile de loisir en France.

L’histoire du Surf est indissociable de celle du chantier La Prairie dont il a été un des produits phare, avec le Zef. Il a été créé à la suite d'un concours « Jeunesse et Sport » dans les années 1970 visant à trouver un dériveur de perfectionnement avec spi destiné aux écoles homologuées en France par le ministère de la Jeunesse et des Sports[1].

La Prairie construisait principalement en procédant par mat projeté (des fibres de verre incluses dans de la résine et projetées avec un pistolet à air comprimé dans le moule). Ce procédé rapide et économique s'effectue toutefois au détriment de la rigidité de la coque. En particulier, surtout sur les versions à double fond, il ne faut pas chercher à trop raidir le guindant de foc (nécessaire pour bien remonter au vent) sinon, la compression du pied de mât déforme la coque au point de faire apparaître deux plis verticaux dans la coque au niveau des cadènes et fendille le gelcoat extérieur.

À cette époque, le dériveur dominant sur le marché est le 420 du chantier bordelais Lanaverre, qui a déjà atteint plus de 15 000 exemplaires et commence à être fabriqué sous licence en Grande-Bretagne, Israël, Espagne et même aux États-Unis, mais le spi et le trapèze sont encore des options et le trapèze est réservé par l'UNIQUA aux championnats junior. Tous les chantiers concurrents de Lanaverre tentent leur chance dans ce qui promettait d'être le « marché du siècle » pour les écoles de voile en plein développement mais qui finalement se réduira nettement, faute de crédits.

Le chantier Gouteron propose le 445 (très innovant avec son grand spi et son double fond autovideur), qui aura une réelle diffusion (de l'ordre de 5 000 exemplaires et bénéficiera du gros des commandes Jeunesse et sports), Morin lance le 430 (une version réduite du 470 avec une construction tout plastique), Dupuy Chautard relance son Fennec en version améliorée et d'autres petits chantiers lancent des dériveurs sur le même cahier des charges, comme le Tiki ou le Duo, dû au crayon d'Alois Rolland, créateur de l'Europe. Lanaverre tente de proposer une version école de son 420 (qui, ironiquement avait été créé pour le centre nautique de la marine nationale à Socoa sur la côte basque) cette version baptisée « Socoa », puis « 420E » (pour « école ») ne sera pas retenue par le jury Jeunesse et Sports.

Différentes versions

Il existe trois versions de ce dériveur léger :

  • Première version : fond simple avec baille à spi moulée et étambrai plastique.
  • Deuxième version : double fond, étambrai plastique.
  • Troisième version : double fond, pas de baille à spi, étambrai en tubes inox, incluant un système de calage du mât, tableau arrière ouvert avec l'aiguillot supérieur porté par un barrot en frêne verni.

Qualités marines

À la barre c'est un bateau plaisant et rapide qui déjauge et plane volontiers grâce à ses lignes tendues, comme le suggère l'emblème de la série, une planche de surf stylisée glissant sur la crête d'une vague en forme de « S » couché.

Les versions à double fond évacuent très bien l'eau dans un départ de plage mouvementé, toutefois la grande trappe d'accès avant au double fond en contreplaqué doit être parfaitement fixée (d'origine elle est bloquée par un simple sandow) et le Surf reste parfaitement sûr et utilisable jusqu'à force 5 et plus, à condition que la fixation de l'accastillage et l'ancrage des haubans aient été convenablement vérifiés, voire renforcés. Avec son franc - bord assez bas le bateau mouille pas mal (plus qu'un 420 mais moins qu'un Laser ou une planche à voile).

C'est une excellente plateforme pour l'initiation au trapèze, grâce à un cockpit spacieux et dégagé, et on peut l'utiliser en solitaire en barrant depuis le trapèze, moyennant l'adjonction d'un stick (allonge de la barre franche) plus long ou télescopique.

Un peu moins rapide que le 420 au près, faute de rigidité du gréement, il est par contre équivalent, voire un peu meilleur, aux allures portantes.

Succès du Surf

Notes et références

Voir aussi

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