Suriyothai

From Wikipedia, the free encyclopedia

Titre original สุริโยไท
Réalisation Chatrichalerm Yukol
Suriyothai
Description de cette image, également commentée ci-après
Statue à la mémoire de la reine Suriyothai construite en 1991.
Titre original สุริโยไท
Réalisation Chatrichalerm Yukol
Scénario Chatrichalerm Yukol
Sunait Chutintaranond
Acteurs principaux Piyapas Bhirombhakdi
Sarunyu Wongkrachang
Chatchai Plengpanich
Sociétés de production American Zoetrope
Prommitr International Production
Pays de production Drapeau de la Thaïlande Thaïlande
Genre Action, aventure, biopic, drame, historique, guerre
Durée 185 minutes
Sortie 2001

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Suriyothai (สุริโยไท) est un film historique thaïlandais réalisé par Chatrichalerm Yukol[1], sorti en 2001[2].

Au début du XVIe siècle, en Thaïlande, la légendaire princesse Suryothai est un témoin direct des principaux événements de la vie du royaume d'Ayutthaya : en 1529, mort du roi Ramathibodi II l'année de la grande comète ; en 1533, mort du roi Borommaratcha IV de la première épidémie de variole importée par des Portugais arrivés depuis peu au Siam (en 1511) ; guerres entre petits royaumes, entre cités-États ; intrigues de palais...

La reine Suriyothai est amoureuse de son ami d'enfance le seigneur Piren (thorathep) mais, par devoir pour sa famille et son père et par fidélité à la famille royale, elle se marie au jeune prince Thienraja.

En 1547, mort du roi Chairacha empoisonné par sa nouvelle femme la reine Sudachan : le prince Thienraja, accusé d'être l'auteur du crime, devient bonze-novice pour sauver sa vie ; le fils de Chairacha et de la reine défunte Jiraprapa, l'enfant Yodfa devient roi.

Mais très vite, en 1548, la reine Sudachan empoisonne et tue l'enfant roi et elle place sur le trône son amant le seigneur Worawongsa (un descendant des U-Tong) ; Suriyothai demande alors à son ami Piren d'intervenir pour placer sur le trône l'héritier légitime, son mari Thienraja : Piren et ses soldats tuent les usurpateurs du trône, la reine Sudacha et son amant Worawongsa, et le prince Thienraja devient le nouveau roi d'Ayutthata et s'appelle désormais Mahachakrapat.

En 1549, l'armée birmane du roi Tabinshwehti franchit la passe des Trois Pagodes et attaque le royaume d'Ayutthaya. La reine Suriyothai se joint à la bataille pour défendre son époux et sauver le royaume...

Guerre entre le roi de Pégou Tabinshwehti (dynastie Taungû) et le roi d'Ayutthaya Mahachakrapat aidé par la légendaire reine Suriyothai en 1548-1549.

Fiche technique

Distribution

Distribution[8] :

Production

Le tournage de Suriyothai a duré deux ans.

Commentaires

La réalisation de Suriyothai dura 7 ans[12]. Ce film aux personnages complexes, aux décors somptueux et à très gros budget (le plus gros budget de l'histoire du cinéma thaïlandais[13] : 400 millions de bahts[14]), suggéré et très fortement soutenu par la reine Sirikit Kitiyakara, est le plus grand succès commercial local en salle de tous les temps[15],[16], battant toutes les superproductions américaines sorties au même moment[17]. En plus d'un financement d'une large part du budget du film, la reine autorisa l'accès aux palais et sites historiques royaux pour le tournage du film (une première) et elle réquisitionna une armée de trois mille soldats-figurants et 160 éléphants pour les scènes de batailles[18].

C'est aussi la première fois que le cinéma thaïlandais transgresse le tabou qui interdit de représenter au cinéma la vie d'un souverain réel.

Controverse

Le professeur d'histoire de l'art thaïlandais Piriya Krairiksh de l'université Thammasat[19], président de la Siam Society « semble mettre en doute, à la lecture des chroniques, l'existence même d'une quelconque reine Suriyothai en suggérant qu'il s'agit encore d'une production du XIXe siècle destinée à fabriquer de l'histoire ancienne, à générer du patriotisme et à fonder l'idée du sacrifice de l'individu à l'État. »[20].

Anchalee Chaiworaporn[21], journaliste spécialisée dans le cinéma thaïlandais, explique dans un article la nostalgie du nouveau cinéma thaïlandais à la suite de la crise financière de 1997 en Asie du Sud-Est, en particulier avec un retour de ferveur nationaliste vive dans les films historiques Bang Rajan et Suriyothai[22].

Piriya Krairiksh affirme que le chedi de Suriyothai ne peut pas contenir les cendres de la légendaire reine car il ne daterait pas du règne du roi Maha Chakraphat (1548-1569) mais du règne du roi Borommakot (1733-1758) soit de deux siècles plus tard.

Postérité

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI