Dans une interview accordée à Conel Hugh O'Donel Alexander pendant le tournoi de Hastings 1972/73, Bent Larsen a révélé que la partie Johner - Nimzowitsch, Dresde 1926[3] l'a grandement influencé pendant ses premières années. Par ailleurs, il a rapporté : « Quand j'étais très jeune, je « surprotégeais » tout le temps, à la Nimzovitsch (Mon système). Quand je ne savais pas quoi faire, j'effectuais un coup de « surprotection », car au moins j'avais un principe »[4].
Dans son ouvrage Secrets of modern chess strategy, traduit en français sous le titre Les secrets de la stratégie moderne aux échecs, où il analyse les nombreuses avancées de la stratégie échiquéenne depuis la mort de Nimzowitsch en 1935, John Watson évoque la théorie de la surprotection, mais il affirme que cette théorie très chère à son auteur est la moins utile de toutes celles que Nimzowitsch a énoncées, car elle devenue très limitée dans son application pratique[5].
Voici une partie où Anatoli Karpov a surprotégé massivement e4 :
- Anatoli Karpov-Jan Timman, Montréal 1979[6]
- 1. e4 d6 2. d4 Cf6 3. Cc3 g6 4. g3 Fg7 5. Fg2 0-0 6. Cge2 e5 7. 0-0 Ca6 8. Te1 c6 9. h3 Te8 10. Fg5 h6 11. Fe3 Dc7 12. Dd2 Rh7 13. Tad1 Fd7 14. g4 Tad8 15. Cg3 Fc8 16. f4 b5 17. a3 b4 18. axb4 Cxb4 19. Cce2 exd4 20. Cxd4 a5 21. c3 Ca6 22. Dc2 Fd7 23. Cf3 Te7 24. Ff2 Fe8 25. Dd3 Db7 26. Ta1 Cc7 27. Txa5 Tdd7 28. b4 Ce6 29. Fe3 c5 30. f5 Cd8 31. b5 Rh8 32. Ff2 Dc7 33. Ta4 Db8 34. c4 Ta7 35. Txa7 Txa7 36. e5 dxe5 37. Cxe5 Ta2 38. Fxc5 1-0.
Selon Nimzowitsch, il faut surprotéger en priorité les points forts et les bases des chaînes de pions (points faibles)[7].