Swartzia prouacensis

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Swartzia prouacensis
Description de cette image, également commentée ci-après
bois de Swartzia prouacensis
Classification
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Genre Swartzia

Espèce

Swartzia prouacensis
(Aubl.) Amshoff, 1908

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Classification phylogénétique

Ordre Fabales
Famille Fabaceae
Sous-famille Faboideae
Genre Swartzia

Synonymes

  • Bocoa prouacensis Aubl. - Basionyme
  • Swartzia minutiflora Kleinhoonte[1]

Swartzia prouacensis est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Fabaceae. C'est un arbre néotropical, endémique de Guyane et du Suriname.

L'épithète spécifique prouacensis provient du nom du fleuve Approuague.

En Guyane, c'est une des espèces connues sous les noms de Boco, Boco marbré, Bois de fer, Bois boco, Faux bois boco (Créole), Boko, Aye-udu (Nenge tongo)[2], Muira jibóia (Portugais), Ariyana'ë Kali'na), ãsivari (Palikur), Tunu'ï (Wayãpi)[3],[4].

Au Suriname, on l'appelle Ijzerhart (Hollandais), Gandoe (Sranan tongo), Wajewoe (Saramaka), Itikiboroballi hororadikoro (Arawak), Ietjoetanoe alianao, Aliana oeu, Wepetano tamoene (Karib)[5].

Au Guyana, les arbres de ce type sont appelés Womara.

Swartzia prouacensis est une espèce déterminante ZNIEFF en Guyane[6].

Description

Swartzia prouacensis est un arbre haut de 14-30 m pour 19-25 cm de diamètre. Le tronc est droit, cylindrique. L'écorce gris brunâtre foncé, à petites écailles rectangulaires. Les rameaux sont glabres.

Les feuilles sont composées unifoliées, portées par un pétiole subcylindrique long de 6-16 mm (parfois absent). Le limbe de la foliole est coriace, glabre, long de 7 à 15(18) cm pour 3 à 8 cm de large, de forme souvent elliptique, mais parfois elliptique-ovale, à ovales-oblongues ou largement ovales, brutalement aigu à l'apex, rarement acuminé, à base arrondie et obtuse à subobtuse, rarement aiguë, et à nervation lâchement réticulée. Les stipules sont persistantes, rigides, largement triangulaires-ovales, longues et larges de 0,7-1,3 mm, aiguës, glabres. Le pétiolule est long de 4 à 7 mm.

L'inflorescence est composée de racèmes latéraux à axes glabres (ou légèrement pubérulents), longs de 2-5 cm de long. Elle porte plusieurs fleurs, à petites bractées persistantes, largement ovales, cucullées, mesurant environ 0,6-0,8 x 1 mm, glabres sauf (pour les marges ciliées). Elle est dépourvues de bractéoles. Les pédicelles mesurent 0,3 à 0,6(2) mm de long.

Les boutons floraux sont ovoïdes-globuleux, glabres à courtement poilus, et longs de mm. Le calice est membraneux, divisé en 3-5 segments, à base connée . Les pétales sont absents. On compte 7-8(10) étamines, égales, aux filets longs de 4,5(5) mm. Les anthères sont ovales-oblongues. Le gynophore est long de 1 à 1,5 mm. L'ovaire est glabre, stipité, oblong, mesurant 1,8-2 x 0,8-1 mm, et contenant 2-3 ovules. Le style est filiforme, et long de (0)1,7-2(3) mm.

Le fruit est une gousse déhiscente ovale, légèrement comprimée, apiculée, coriace, glabre, contenant 1-2 graines, longue de 2-3 cm pour 1,5-2(2,5) cm de large et 1-1,5 cm d'épaisseur. La graine est jaune ou brun clair, de forme ovoïde, longue de 1 à 2 cm, avec un arille lacéré blanc terne. Elle est reliée au placenta par un funicule allongé, filiforme, long de 1,5-3 m, enroulé dans la gousse non ouverte. À l'ouverture de la gousse, la graine reste généralement suspendue à l'extrémité du funicule[5],[2].

Répartition

Swartzia prouacensis est une espèce endémique de Guyane et du Suriname[2].

Écologie

Swartzia prouacensis affectionne les forêts de terre ferme en plaine[2].

Swartzia prouacensis a fait l'objet d'études sur

Utilisations

Le bois de Swartzia prouacensis est brun foncé à brun noir, avec un aubier jaune orangé, extrêmement dur, lourd (densité de 1,2 à 1,3), difficile à scier, fendif au séchage, résistant aux termites et aux champignons. On utilise ce bois précieux en ébénisterie, marquetterie, tabletterie, pour des objets d'art ou pour fabriquer des mortiers et pilons[20], ou de la vaisselle[3],[21],[4].

Les Aluku font des décoctions de bois de Swartzia prouacensis administrées en bain « défatiguant »[3].

Protologue

Notes et références

Voir aussi

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