Symphonie en si mineur de Kashperova
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La Symphonie en si mineur est la seule symphonie de la compositrice russe Leokadia Kashperova, écrite en 1905.
Leokadia Kashperova compose sa Symphonie en si mineur en 1905, cinq ans après son Concerto pour piano[1]. Pour Graham Griffiths, l'œuvre témoigne l'ancrage de la compositrice autant dans la tradition symphonique russe que dans celle d'Europe centrale[1]. L'œuvre est jouée probablement pour la première fois le à l'occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes[1]. Lors de cette création, un commentateur a décrit la symphonie comme un voyage descendant le Danube et remontant le Rhin[1].
Structure
L'œuvre comprend quatre mouvements :
- Andante - Allegro risoluto
- Allegretto scherzando
- Andante
- Finale : Andante sostenuto - Molto allegro
Analyse
L'œuvre est écrite avec un grand savoir faire, autant dans les pages à grands ensemble que dans les passages proches de la musique de chambre parfois exotiques[1]. On trouve ainsi un solo de violoncelle accompagné du quatuor de cors dans le premier mouvement[1]. De plus, le Scherzo et le prélude du mouvement terminal comportent des mélodies marquées « Thème russe » mais dont il est probable que la compositrice les a inventé, à l'image du compositeur Antonín Dvořák et de ses thèmes bohémiens[1]. Elle écrit également avec une grande intelligence pour les cordes, notamment dans certains passages pour le violon ou le violoncelle, marquant son amitié avec le violoniste Leopold Auer et le violoncelliste Alexandre Verzhbilovich avec qui elle formait un trio qui interprétait couramment les trios pour piano de Ludwig van Beethoven[1].
On peut également voir, dans les dernières mesures du troisième mouvement, un hommage possible à la Symphonie no 6 de Piotr Ilitch Tchaïkovski[1]. Cependant, contrairement à son homologue masculin, la compositrice clôt sa Symphonie dans un mouvement célébrant la vie bien plus que sa fin[1].