Séléniure de plomb

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Séléniure de plomb
Image illustrative de l’article Séléniure de plomb
__ Pb2+     __ Se2−
Structure cristalline du séléniure de plomb
Identification
No CAS 12069-00-0
No ECHA 100.031.906
No CE 235-109-4
PubChem 61550
SMILES
InChI
Apparence granules gris à l'odeur caractéristique[1]
Propriétés chimiques
Formule PbSe
Masse molaire[2] 286,2 ± 0,1 g/mol
Pb 72,4 %, Se 27,59 %,
Propriétés physiques
fusion 1 065 °C[1]
Masse volumique 8,1 g/cm3[1]
Précautions
SGH[1]
SGH06 : ToxiqueSGH08 : Sensibilisant, mutagène, cancérogène, reprotoxiqueSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H360Df, H373, H410, P264, P280, P311, P301+P310 et P304+P340
NFPA 704[1]

Symbole NFPA 704.

 
Transport[1]
-
Composés apparentés
Autres cations Séléniure de germanium
Séléniure d'étain
Autres anions Oxyde de plomb(II)
Sulfure de plomb(II)
Tellurure de plomb

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le séléniure de plomb est un semiconducteur de formule chimique PbSe ayant une bande interdite large de 0,27 eV à température ambiante[3]. Il se présente sous la forme d'une poudre ou de granules gris anthracite insoluble dans l'eau mais soluble dans l'acide chlorhydrique et l'acide nitrique. Il forme des cristaux d'apparence semblable à la galène (sulfure de plomb PbS) et qui lui sont isomorphes, avec comme paramètre cristallin a = 612,4 pm. On le trouve dans le milieu naturel sous la forme d'un minéral appelé clausthalite. Chauffé dans un tube à essais ouvert, le séléniure de plomb se décompose en dégageant des vapeurs de sélénium[4].

Le séléniure de plomb est utilisé dans la fabrication de détecteurs infrarouges et caméras thermiques fonctionnant avec des longueurs d'onde de 1,5 à 5,2 μm[5]. Il ne nécessite pas d'être refroidi mais est plus performant à basse température. Il est également employé comme matériau pour diode laser, avec addition de petites quantités de strontium, d'europium ou de séléniure d'étain SnSe, dans la gamme de 3 à 25 μm[6]. Des nanocristaux de PbSe inclus dans d'autres matériaux peuvent être utilisés comme boîtes quantiques[7], par exemple dans les cellules solaires nanocristallines (en).

Le séléniure de plomb peut être obtenu par une réaction en plusieurs étapes de sélénium avec de l'acide nitrique HNO3, de l'ammoniac NH3 et de l'oxyde de plomb(II) PbO :

2 Se + 8 HNO3 ⟶ 2 H2SeO3 + 8 NO2 + 2 H2O ;
2 PbO + 4 HNO3 ⟶ 2 Pb(NO3)2 + 2 H2O ;
2 H2SeO3 + 2 Pb(NO3)2 + 3 N2H4 ⟶ 2 PbSe + 3 N2 + 4 HNO3 + 6 H2O.

Il est également possible de convertir des quantités équimolaires d'acétate de plomb(II) trihydraté Pb(CH3COO)2·3H2O et d'acide sélénieux H2SeO3 en sélénite de plomb PbSeO3 avec réduction ultérieure par une solution diluée d'acide acétique CH3COOH et d'hydrazine N2H4[8].

Les monocristaux de séléniure de plomb sont synthétisés à partir de quantités précisément stœchiométriques des deux éléments dans des tubes de quartz sous vide[9] :

Pb + Se ⟶ PbSe.

Des nanotiges monocristallines et des nanotubes polycristallins ont été obtenus à l'aide de membranes biologiques. Le diamètre des nanotiges obtenues était de l'ordre de 45 nm pour une longueur d'environ 1,1 µm, tandis que les nanotubes avaient un diamètre d'environ 50 nm et une longueur pouvant atteindre µm[10].

Applications

Méthodes de production des détecteurs infrarouges au PbSe

Notes et références

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