Tachoires

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Localisation

La commune de Tachoires se situe dans le canton d'Astarac-Gimone et dans l'arrondissement de Mirande, dans la vallée de l'Arrats, à l'est de Seissan et au sud-ouest de Saramon. Historiquement, Tachoires fait partie de l'Astarac.

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Betcave-Aguin, Lamaguère, Moncorneil-Grazan, Monferran-Plavès, Pouy-Loubrin, Seissan et Simorre.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 961 hectares. L'altitude varie entre 197 et 304 mètres[2]. Le hameau situé autour de la mairie est à une altitude de 210 mètres[3].

Tachoires se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[4].

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Tachoires.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[5]. Elle est drainée par l'Arrats, un bras de l'Arrats, le ruisseau d'en Haouré, et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 14 km de longueur totale[6],[Carte 1].

L'Arrats, d'une longueur totale de 162,1 km, prend sa source dans la commune de Lannemezan et s'écoule vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Saint-Loup, après avoir traversé 66 communes[7].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[10] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[11]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 9,8 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Auch à 20 km à vol d'oiseau[14], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 695,8 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « vallée et coteaux de la Lauze »[18], d'une superficie de 5 399 ha, des coteaux occupés par un maillage bocager plus faiblement représenté dans le fond des vallées alluviales, avec des milieux à orchidées remarquables[19].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Deux ZNIEFF de type 1[Note 3] sont recensées sur la commune[20] : les « coteaux de l'Arrats » (1 054 ha), couvrant 5 communes du département[21], et l'« unité bocagère entre la Lauze et l'Arrats » (803 ha), couvrant 5 communes du département[22] et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[20] :

  • les « coteaux de la Lauze et de l'Arrats » (5 264 ha), couvrant 18 communes du département[23] ;
  • les « coteaux du Gers d'Aries-Espénan à Auch » (13 191 ha), couvrant 31 communes dont 28 dans le Gers et trois dans les Hautes-Pyrénées[24].

Urbanisme

Typologie

Au , Tachoires est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Auch, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (71,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (71,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44,9 %), forêts (22,3 %), zones agricoles hétérogènes (19,3 %), prairies (7,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,1 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Tachoires est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse) et séisme (sismicité faible)[26]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[27].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Tachoires.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (94,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 58 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 58 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 93 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[28],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1993, 2011, 2012 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[26].

Toponymie

Entrée de Tachoires sur la D129.

Issue du gascon tachoère, « repaire du (blaireau) », accompagné du suffixe -aria, au sens d' « aire, lieu d'abondance ».

Histoire

Les Templiers et les Hospitaliers

En 1234, un membre de la famille de Lavedan fait don de la seigneurie de Tachoire aux Templiers puis après la dévolution des biens de l'ordre du Temple, Tachoires devient un membre de la commanderie de Bordères des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem au sein du grand prieuré de Toulouse cédé en bail emphytéotique au seigneur Augier d'Ossun dès 1324[30].

Politique et administration

Canton

En 1793, Tachoires fait partie du canton de Seissan, avant d'être rattachée en 1801 au canton de Saramon[2].

Administration municipale

Liste des maires

La mairie de Tachoires.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1995 ? Paul Vignolles    
mars 2001 2014 Michel Cazaban[31]    
mars 2014 en cours Max Balas DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[33]. En 2023, la commune comptait 115 habitants[Note 6], en évolution de +17,35 % par rapport à 2017 (Gers : +0,81 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
299196236300303329331340275
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
258260254240230238240202157
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
163170153170154147145116112
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
1069810210010198979599
2023 - - - - - - - -
115--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[35] 1975[35] 1982[35] 1990[35] 1999[35] 2006[36] 2009[37] 2013[38]
Rang de la commune dans le département 392 361 245 352 357 363 366 378
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

La salle des fêtes.

Santé

Sports

Économie

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 5]1,9 %8,6 %4,8 %
Département[I 6]6,1 %7,5 %8,2 %
France entière[I 7]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 63 personnes, parmi lesquelles on compte 69,8 % d'actifs (65,1 % ayant un emploi et 4,8 % de chômeurs) et 30,2 % d'inactifs[Note 7],[I 5]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction d'Auch, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 8]. Elle compte 22 emplois en 2018, contre 17 en 2013 et 22 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 43, soit un indicateur de concentration d'emploi de 51,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 51,1 %[I 9].

Sur ces 43 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 17 travaillent dans la commune, soit 40 % des habitants[I 10]. Pour se rendre au travail, 83,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,3 % les transports en commun, 4,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 9,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 11].

Activités hors agriculture

12 établissements[Note 8] sont implantés à Tachoires au [I 12]. Le secteur de la construction est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (3 sur les 12 entreprises implantées à Tachoires), contre 14,6 % au niveau départemental[I 13].

Agriculture

La commune est dans les « Coteaux du Gers », une petite région agricole occupant l'est du département du Gers[39]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 5].

1988200020102020
Exploitations18151213
SAU[Note 10] (ha)595624627716

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 18 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 15 en 2000 puis à 12 en 2010[41] et enfin à 13 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 28 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 51 % de ses exploitations[42],[Carte 7]. La surface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de 595 ha en 1988 à 716 ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 33 à 55 ha[41].

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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