Viverra tangalunga
espèce de mammifères
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Tangalung, Zibeth de Sumatra, Civette de Malaisie
Répartition géographique
- Présence certaine
- Présence probable
- Viverra Tangalunga J. E. Gray, 1832 (Protonyme)
- Civetta tragalunga (Lesson, 1842)
- Viverra tanggalunga E. Blyth, 1862
- Viverra tungalunga J. A. Allen, 1910
- Viverra tangalunga lancavensis H. C. Robinson & Kloss, 1920
- Viverra tangalunga lankavensis Pocock, 1933
- Viverra tangalunga tangalunga Laurie & J. Edwards Hill, 1954
Le Tangalung (Viverra tangalunga), également connu sous les noms de Zibeth de Sumatra ou encore Civette de Malaisie, est une espèce de mammifère carnivore de la famille des viverridés. Il est originaire de la Péninsule Malaise et des îles de Sumatra, Bangka, Bornéo, l'Archipel de Riau et les Philippines. Le Tangalung est classé comme « Préoccupation mineure » (LC) par l'UICN, car il est relativement largement réparti, semble tolérer les habitats anthropisés et est présente dans un certain nombre de zones protégées[1].
Dénominations
- Nom scientifique valide : Viverra tangalunga (Gray, 1832)[2] ;
- Nom vernaculaire normalisé malais : Tangalung[1] ;
- Noms vulgaires : Tangalung[3], Tangalunga, Civette Tangalunga[3], Zibeth de Sumatra[4] ;
- Noms vernaculaires pouvant désigner d’autres espèces : Civette de Malaisie, Civette malaise.
Taxonomie
Viverra tangalunga est le nom scientifique proposé par John Edward Gray en 1832 pour un spécimen zoologique tacheté[5].
Sous-espèces
- Viverra tangalunga tangalunga Gray, 1832
- Viverra tangalunga lankavensis Robinson and Kloss, 1920
Description

Le Tangalung est un viverridé de taille moyenne pesant entre 3 kg et 7 kg, pour une longueur tête-corps comprise entre 585 mm et 700 mm et une queue mesurant de 300 mm à 370 mm[7]. Son pelage gris-fauve est marqué par de nombreuses taches noires arrondies et se distingue par une bande de poils noirs plus longs formant une crinière érectile le long de la colonne vertébrale, ainsi que par deux bandes noires horizontales sur la gorge et deux verticales sur les côtés du cou séparées par des zones blanches[8]. Sa queue, critère majeur pour son identification, est uniformément noire sur sa face supérieure alors que sa face inférieure présente entre 10 et 15 anneaux sombres[9], le tout soutenu par une dentition polyvalente dont les carnassières et les molaires permettent un régime omnivore composé aussi bien de chair, d'insectes que de fruits[10].
Distribution et habitat
L'aire de répartition historique du Tangalung comprend l'Indonésie, la Malaisie, Brunei, les Philippines et Singapour. En Malaisie, on le trouve à Bornéo, sur l'île de Banggi, l'île de Langkawi, l'île de Penang et en Malaisie péninsulaire[11]. Il est également présent à Sumatra[12]. Il a été introduit à Sulawesi et dans les Moluques[1].
Des documents de musées indiquent que le Tangalung était également présent sur les îles indonésiennes de Java, Bawal et Telok Pai, ainsi que sur l'île philippine de Leyte[13]. En 2012, un individu a été photographié à Singapour[14].
Écologie et comportement
Le Tangalung est solitaire, omnivore et principalement terrestre[15]. Les densités de population sont plus élevées dans les forêts non exploitées par l’Homme. Les fruits constituent une part plus importante du régime alimentaire dans les forêts vierges. L'exploitation forestière peut accroître la compétition avec d'autres frugivores comme les musangs qui exploitent les fruits directement sur les arbres, contrairement au Tangalung qui reste au sol[16].
Le tangalung et l’Homme
Menaces
En tant qu'espèce vivant au sol, le Tangalung est exposé au braconnage, au piégeage et à la chasse avec des chiens. L'espèce est occasionnellement chassée pour sa viande ou traitée comme un nuisible lorsqu'elle s'attaque aux poulaillers[1]. À Bornéo, elle est négativement affectée par l'exploitation forestière du bois[17].
Conservation
Le tangalung est protégé en Malaisie par la loi sur la protection de la vie sauvage (Wildlife Protection Act) de 1972[1]. Cependant, dans de nombreuses zones rurales, il est considéré comme nuisible. La section 55 de la loi de 1972 autorise les agriculteurs à abattre tout animal sauvage causant des dommages à leur propriété, après avoir tenté de l'effrayer[18].
