Taxe sur les carburants (Québec)
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Cet article est une ébauche concernant le Québec et le droit fiscal et la fiscalité.
Au Québec une taxe sur les carburants est prélevée lors de la vente finale de carburant en vertu de la Loi concernant la taxe sur les carburants[1]. Le taux général est fixé à 0,192 $ par litre depuis le pour l'essence et 0,202 $ par litre pour le mazout[2].
La taxe, dont les origines remontent à 1923, est perçue par Revenu Québec et son montant varie selon les régions. Elle a généré 2,136 milliards de recettes en 2023-24, qui ont été versées dans le Fonds des réseaux de transport terrestre (FORT)[3].
Taxe sur la gazoline (1924-1972)
La première taxe sur les carburants est perçue à partir du lorsque la Loi concernant la gazoline entre en vigueur. La taxe est initialement fixée à 0,02 $ par gallon impérial soit environ 0,44 ¢ par litre[4].
La loi devient la Loi de la gazoline lors de la révision des lois de 1925 puis la Loi de la taxe sur la gazoline lors de la révision de 1964[5].
Taxe sur les carburants (1972-1980)
La loi devient finalement la Loi de la taxe sur les carburants en 1972 à l'occasion d'une réforme complète de la loi[6] qui prévoit notamment l'amélioration des contrôles pour lutter contre la fraude fiscale, par exemple avec la coloration du mazout[7].
Taxe-ascenseur (1980-1986)
Le ministre des Finances Jacques Parizeau annonce dans son budget du 25 mars 1980 le remplacement des précédentes taxes sur le carburant par une taxe dite ascenseur[note 1] établie à 20 % du prix de vente au détail[8].
Dans un contexte très difficile pour les finances publiques du Québec le taux de la taxe est doublé et passe à 40 % du prix de vente le 18 novembre 1981 à minuit[9]. La décision est très mal accueillie par le grand public[10] et les éditorialistes[11] et le gouvernement refuse d'accorder aux sociétés de transport en commun une compensation financière pour la hausse de taxe[12]. Le taux est abaissé à 30 % le 16 novembre 1983[13].
Régime actuel (depuis 1986)
Le le ministre des Finances Gérard D. Levesque annonce dans son premier budget après les élections générales de 1985 l'abolition de la « taxe-ascenseur » en vigueur depuis 1980 et son remplacement par une taxe dont le montant en $ / litre est fixé dans la loi[14].
Des taux spécifiques, plus élevés, sont alors créés pour l'essence super et sans plomb[15]. Ces taux spécifiques sont supprimés dès le budget suivant pour encourager l'utilisation de l'essence sans plomb[16].
La taxe est relevée deux fois de 0,02 $ en 1991, le jour du budget 1991 (2 mai) et le alors que les prix de l'essence sont en forte baisse après la fin de la Guerre du Golfe[17]. La taxe est à nouveau haussée le 12 mai 1994 lors du budget 1994 pour tenir compte de la baisse de la taxe de vente du Québec (TVQ) de 8 à 6,5 % appliquée sur les ventes de carburant[18].
Depuis le une surtaxe sur l'essence[note 2] est prélevée sur les ventes réalisées sur le territoire de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) dans la région métropolitaine de Montréal[19]. La surtaxe est initialement fixée à 0,015 $ par litre puis portée à 0,03 $ par litre par le budget du Québec de 2010 à compter du [20]
Dans le budget 2010 le gouvernement annonce la première hausse de la taxe depuis 1994 : la taxe est haussée de 0,01 $ par litre les , 2011, 2012 et 2013[20],[21].
Notes et références
Notes
Références
- ↑ RLRQ, c. T-1.
- 1 2 RLRQ, c. T-1, art. 2.
- ↑ Ministère des Finances du Québec, « Mesures écofiscales par thème : Taxe sur les carburants », sur www.finances.gouv.qc.ca (consulté le )
- ↑ Loi concernant la gazoline, LQ 1923-24 (14 Geo. V), c. 25, art. 4 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Loi de la taxe sur la gazoline, S. R. (1964), c. 74
- ↑ Loi de la taxe sur les carburants, LQ 1972, c. 30, art. 4 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Assemblée nationale du Québec. Journal des débats, Commission permanente des finances, des comptes publics et du revenu. 29e législature, 3e session. .
- ↑ Budget 1980-81 : Discours sur le budget, (lire en ligne), p. 38
- ↑ Énoncé complémentaire aux politiques budgétaires du Gouvernement pour 1981-82, (lire en ligne), p. 5
- ↑ Michel Roesler, « L'essence la plus chère au Canada se vend au Québec », La Presse, , p. D1 (lire en ligne)
- ↑ Alain Dubuc, « Une social-démocratie qui sent le moisi », La Presse, , p. D1 (lire en ligne)
- ↑ Gilles Gauthier, « Pas question de subventionner davantage le transport en commun, dit le ministre Clair », La Presse, , A3 (lire en ligne)
- ↑ Énoncé complémentaire aux politiques budgétaires du gouvernement, (lire en ligne), p. 14
- ↑ Budget 1986-87 : Discours sur le budget et Renseignements supplémentaires, (lire en ligne), p. 19-20
- ↑ Loi modifiant diverses dispositions législatives d'ordre fiscal, LQ 1987, c. 21, art. 101 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Budget 1987-88 : Discours sur le budget et Renseignements supplémentaires, (lire en ligne), p. 23
- ↑ Budget 1991-92 : Discours sur le budget et renseignements supplémentaires, (lire en ligne), p. 26
- ↑ Budget 1994-95 : Discours sur le budget, (lire en ligne), Annexe A, 62 et suivantes
- ↑ Ministère des Finances, « Taxe spécifique sur l'essence dans la région métropolitaine de Montréal pour pourvoir au financement de l'Agence métropolitaine de transport », Bulletin d'information, nos 95-6, (lire en ligne)
- 1 2 Loi donnant suite au discours sur le budget du 30 mars 2010 et à certains autres énoncés budgétaires, LQ 2011, c. 1, art. 159 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Budget 2010-2011 : Renseignements additionnels sur les mesures du budget, Québec, (ISBN 978-2-550-58422-3, lire en ligne), p. 125
Voir aussi
Bibliographie
- Loi concernant la taxe sur les carburants, RLRQ, c. T-1 (lire en ligne, consulté le )
Articles connexes
Liens externes
- Taxe sur les carburants sur le site de Revenu Québec