Landes (IGP)
région viticole
From Wikipedia, the free encyclopedia
Un landes[note 2], appelé vin de pays des terroirs landais de 1986 jusqu'en 2009, est un vin français d'indication géographique protégée (le nouveau nom des vins de pays) de zone, produit à côté de l'appellation tursan, dans le département des Landes.
et 2009 (IGP)
| Landes | |
| Type d'appellation(s) | IGP départementale |
|---|---|
| Reconnue depuis | 1968 (VDP) et 2009 (IGP) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble du Sud-Ouest |
| Localisation | Landes |
| Climat | océanique aquitain |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 942 heures (à Mont-de-Marsan) |
| Superficie plantée | 358 hectares[1] |
| Cépages dominants | baroque B[note 1], chenin B, colombard B, ugni blanc B, gros et petit manseng B, arriloba B, chardonnay B, sauvignon B, tannat N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, fer N, merlot N[2] |
| Vins produits | 36 % blancs, 36 % rosés, 27 % rouges et mousseux |
| Production | 22 712 hectolitres[1] |
| Rendement moyen à l'hectare | maximum 120 hl/ha[3] |
| modifier |
|
Histoire
La partie de la production viticole du département des Landes qui n'est pas vendue sous une appellation (armagnac reconnu AOC dès 1936 ; tursan VDQS depuis 1958 puis AOC 2011) l'était comme « vin de table » (VDT, les actuels VSIG). Pour valoriser un peu ce type de production par une meilleure traçabilité, les pouvoirs publics ont créé en 1968 le label « vin de pays » (VDP)[4] complété du nom d'un département ou d'une zone, d'où le « vin de pays des Landes ».
En , le VDP départemental est renommé « vin de pays des terroirs landais », autorisant 19 cépages, avec un rendement maximum de 80 hl/ha et la possibilité de compléter le nom par celui d'une des quatre sous-régions (« coteaux de Chalosse », « côtes de l'Adour », « Sables fauves » et « Sables de l'Océan »)[5].
Dans le cadre de la réforme de la filière viti-vinicole et de l'harmonisation européenne, les vins de pays changent de nom en 2009 pour devenir des indications géographiques protégées (IGP)[6] et dépendent désormais pour leur contrôle de l'Institut national de l'origine et de la qualité (INAO)[7] ; le vin de pays des terroirs landais devient donc le l'IGP « Landes »[8]. Le cahier des charges est publié en (petites extensions des sous-régions, autorisant 62 cépages, rendement à 120 hl/ha, comprenant la possibilité de produire du vin mousseux)[9], puis modifié en (ajout du chapitre « Lien causal entre la spécificité de la zone géographique et la spécificité du produit »)[3].
Vignoble
Aire de production
| Image externe | |
| Carte des communes concernées | |
L'aire de production couvre le département des Landes[3]. Le nom de l'IGP peut être complété par celui d'une quatre unités géographiques plus petites suivantes :
- coteaux de Chalosse (cantons d'Amou, de Dax-Sud, de Hagetmau, de Montfort-en-Chalosse, de Mugron, de Peyrehorade et de Pouillon, ainsi que les communes d'Audignon, Banos, Coudures, Dumes, Eyres-Moncube, Fargues, Montaut, Montgaillard, Montsoué, Saint-Sever et Sarraziet) : dans la gamme des vins de pays, les coteaux de Chalosse déclinent une large palette de vins secs et moelleux ;
- côtes de l'Adour (cantons d'Aire-sur-l'Adour et de Geaune, ainsi que les communes de Bordères-et-Lamensans, Cazères-sur-l'Adour et Larrivière-Saint-Savin) : situé à flanc de coteaux, le vignoble des côtes de l'Adour plonge ses racines dans un sous-sol argilo-calcaire et de sable à gravettes issues des Pyrénées voisines ;
- sables de l'océan (communes d'Azur, Capbreton, Labenne, Léon, Lit-et-Mixe, Messanges, Moliets-et-Maa, Seignosse, Soorts-Hossegor, Soustons, Vielle-Saint-Girons et Vieux-Boucau-les-Bains) : vignoble accroché aux dunes du littoral ou cultivé dans les plaines sablonneuses à proximité de l'océan ;
- sables fauves (canton de Villeneuve-de-Marsan, ainsi que les communes de Betbezer-d'Armagnac, Créon-d'Armagnac, Escalans, Gabarret, Labastide-d'Armagnac, Lagrange, Mauvezin-d'Armagnac, Parleboscq, Saint-Julien-d'Armagnac et Saint-Justin)[3] : sur les sables fauves d'origine maritime s'épanouissent colombard, ugni blanc, gros manseng et sauvignon.
Climatologie
Encépagement
Sont autorisés comme cépages blanc : aranel B[note 1], arriloba B, baroque B, chardonnay B, chasan B, chenin B, clairette B, clairette rose Rs, claverie B, colombard B, courbu blanc B, crouchen B, gros manseng B, liliorila B, listan B, mauzac B, mauzac rose Rs, merlot blanc B, meslier Saint-François B, muscadelle B, ondenc B, perdea B, petit courbu B, petit manseng B, raffiat de Moncade B, sauvignon B, sauvignon gris G, sémillon B, ugni blanc B et villard blanc B.
Sont plantés comme cépages noirs : abouriou N, alicante Henri Bouschet N, arinarnoa N, bouchalès N, cabernet franc N, cabernet sauvignon N, chambourcin N, cinsault N, côt N, couderc N, courbu noir N, egiodola N, ékigaïna N, fer N, gamay N, gamay de Bouze N, gamay de Chaudenay N, gamay fréaux N, Grolleau N, jurançon noir N, mérille N, merlot N, muscat de Hambourg N, négrette N, petit verdot N, plantet N, portan N, semebat N, syrah N, tannat N, valdiguié N et villard noir N[3].
Vins
Le cahier des charges de l'IGP autorise sous le nom de landes la production de vins tranquilles, de vins mousseux et de vins de raisins surmûris rouges, rosés et blancs ; le nom du vin peut être complété par le nom d'un ou plusieurs cépages, par la mention « primeur » ou « nouveau », ainsi que par une des quatre unités géographiques plus petites que sont « Coteaux de Chalosse », « Côtes de l'Adour », « Sables fauves » et « Sables de l'Océan » (ce dernier interdisant le mousseux rouge et le surmûris rosé ou rouge)[3].