The Wanderer (poème)

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La première page du poème dans le Livre d'Exeter (folio 76v).

The Wanderer (en français « L’Errant », « Le Vagabond ») est un poème anglo-saxon qui apparaît dans le livre d'Exeter, seul exemplaire d’époque de ce texte (Xe siècle). Si la date exacte de sa composition est inconnue, on estime généralement qu’elle précède d’au moins un siècle son écriture. Son auteur est lui aussi inconnu. De nombreux débats ont eu lieu sur son sens exact et son origine, sans jamais apporter de réponse définitive.

The Wanderer a pour thèmes principaux la douleur de la solitude et la souffrance de la perte des êtres chers. C’est le récit d’un jeune homme dont les amis et le seigneur ont été tués dans une bataille, le condamnant ainsi à des années d’exil loin de son foyer.

On peut trouver dans ce poème quelques réflexions induites par ces années de solitude : la sagesse de l'homme (vers 65 à 72), la foi en Dieu, la quête de la gloire.

Le texte est d’une grande qualité stylistique. Citons notamment l’usage répété de la formule « Hwær cwom » (cf ubi sunt) et l’allitération suivante (vers 52-53) :

« greteð gliwstafum, georne geondsceawað
secga geseldan;
 »

Extrait

Vers 73a-80a
Original Traduction anglaise[1] Traduction française
Ongietan sceal gleaw hæle
hu gæstlic bið,
þonne ealre þisse worulde wela
weste stondeð,
swa nu missenlice
geond þisne middangeard
weallas stondaþ,
winde biwaune
hrime bihrorene,
hryðge þa ederas.
Woriað þa winsalo,
waldend licgað
dreame bidrorene,
duguþ eal gecrong,
wlonc bi wealle.
A wise hero must realize
how terrible it will be,
when all the wealth of this world
lies waste,
as now in various places
throughout this middle-earth
walls stand,
blown by the wind,
covered with frost,
storm-swept the buildings.
The halls decay,
their lords lie
deprived of joy,
the whole troop has fallen,
the proud ones, by the wall.
Un héros sage doit comprendre
à quel point sera effroyable
l’instant où toutes les richesses de ce monde
se perdront
comme à présent en plusieurs lieux
sur cette terre du milieu
où les murs érigés
sont soufflés par le vent,
couverts de glace,
où les bâtisses sont balayées par les tempêtes.
Les manoirs tombent en ruines,
leurs seigneurs gisent
privés de joie,
l’armée entière est tombée,
fièrement, près du mur.

Reprises modernes

Notes et références

Voir aussi

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