Thomas Hirschhorn

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Thomas Hirschhorn
Thomas Hirschhorn en 2019.
Biographie
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Autres informations
Mouvement
Représenté par
Gladstone Gallery (en), Galerie Chantal Crousel, Dvir Gallery (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Distinctions
Liste détaillée
Prix Marcel-Duchamp ()
Rolandpreis für Kunst im öffentlichen Raum (d) ()
Prix Kurt-Schwitters (d) ()
Grand Prix suisse d’art / Prix Meret-Oppenheim ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Thomas Hirschhorn est un artiste plasticien suisse né le à Berne.

Thomas pendant la Robert Walser-Sculpture en 2019 à Bienne.

Thomas Hirschhorn passe son enfance à Davos, dans les Grisons. De 1978 à 1983, il suit les cours de la Schule für Gestaltung (école des arts décoratifs) de Zurich. Depuis 1984, il vit et travaille à Paris[1].

Ses œuvres lui valent une réputation certaine, à partir des années 1990 : son travail est exposé tant en France (Paris) qu'à l'étranger (New York, Munich, Berlin, Francfort, Bilbao, Biennale de Venise, Tate Modern de Londres), et en Suisse (Zurich, Lucerne, Berne, Saint-Gall, Fribourg, Genève, Bienne).

Hirschhorn affirme un engagement sans relâche envers le public non exclusif par de nombreux projets dans l'espace public. En 2004, il réalise le Musée précaire Albinet à la Cité Albinet, à Aubervilliers, et y présente des œuvres originales du musée national d'Art moderne. Ce projet audacieux et novateur fut produit par les Laboratoires d'Aubervilliers[2].

Figure engagée, Hirschhorn a déclaré en 2004 qu'il refuserait d'exposer en Suisse tant que Christoph Blocher siégerait au Conseil fédéral[3],[4].

Idées artistiques

Depuis la fin des années 1980, Thomas Hirschhorn se concentre sur la création de sculptures précaires faites main. Il les conçoit à partir de matériaux issus de la vie courante tels que des vieux papiers, des feuilles d'aluminium, des cartons. Ses sculptures sont souvent des « monuments » à des personnes qu'il admire. Elles requièrent parfois la participation de la population locale, Thomas Hirschhorn refusant d'être un artiste confiné aux salons mondains[5].

L'œuvre de Thomas Hirschhorn est traversée par les questions, les contradictions et les scandales qui taraudent la société contemporaine, marquée par la mondialisation. L'artiste milite en faveur de davantage de justice et d'égalité[5].

« Énergie=oui ! Qualité=non ! », affirme l'artiste ; en 2000, lors de la remise du prix Marcel-Duchamp à Hirschhorn, le jury a estimé que :

« le lauréat fait preuve d’une réelle maturité et d’un grand sens de sa responsabilité d’artiste, et de même, que son œuvre relève d’une originalité et d’une inventivité remarquables[5]. »

Œuvres

Thomas Hirschhorn présente Swiss Army Knife au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne en présence de son directeur Bernard Fibicher, en 2019.

Distinctions

  • 1999 : Prix Junge Schweizer Kunst, décerné par Zürcher Kunstgesellschaft
  • 2000 : Prix Marcel-Duchamp, décerné par l'Adiaf, Paris
  • 2003 : Rolandpreis für Kunst im öffentlichen Raum, décerné par Stiftung Bremer Bildhauerpreis, Brème
  • 2004 : Prix de la Fondation Beuys, Bâle
  • 2005 : Lauréat du prix de la meilleure œuvre, Art Awards 2005, décerné par Beaux Arts Magazine
  • 2006 : Prix Dutch Aica pour “Anschool“, meilleure exposition de ces trois dernières années
  • 2011 : Prix Kurt-Schwitters, décerné par Sprengel Museum, Hanovre
  • 2018 : Prix Meret Oppenheim, The Federal Office of Culture, Bâle

Bibliographie

Notes et références

Annexes

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