Thorlak
évêque et saint catholique islandais
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Saint Thorlak[Note 1] Thorhallsson ou Thjorlay (vieux norrois: Þorlákr Þórhallsson, islandais : Þorlákur (helgi) Þórhallsson), né à Fljótshlíð en 1133, mort à Skálholt le , était un prêtre islandais, chanoine augustinien, et évêque de Skálholt de 1178 à sa mort en 1193. Il est le saint patron de l'Islande.
Saint chrétien
| Évêque diocésain Diocèse de Skálholt (d) | |
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| à partir du | |
Klængur Þorsteinsson (en) Páll Jónsson (en) | |
| Abbé |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Activités |
Diacre catholique (à partir de ), prêtre catholique (à partir de ), évêque catholique (à partir du ) |
| Ordre religieux | |
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| Consécrateurs |
Eystein Erlendsson, Pål (d), Eirik Ivarsson (d) |
| Vénéré par | |
| Étape de canonisation | |
| Fête |
Origine
Thorlak est issu d'une famille noble, Il devient diacre à l'âge de quinze ans et est ordonné prêtre à dix-huit[1]. Plus tard il est envoyé à Paris pour y étudier, probablement à l'abbaye Saint-Victor[2], puis en Angleterre, à Lincoln vers 1158-1160[3].
Il est chanoine augustinien lorsqu'il retourne en Islande en 1161 après six ans d'absence. En 1168, il devient prieur au couvent de Thykkvabær, puis abbé en 1172[4]. Il le réforme selon la règle de saint Augustin.
Évêque
Thorlak est élu évêque par l'Althing en 1174, puis investi par l'archevêque de Nidarós Eystein Erlendsson le qui a entrepris de réformer l'Église de Norvège[5]. Comme évêque, il entreprend de faire régner la morale chrétienne. Il lutte contre la bigamie, et se heurte notamment à Jón Loftsson, qui refuse de se séparer de sa concubine qui n'est autre que la propre sœur de l'évêque, malgré les menaces d'excommunication[6]. Il s'attache à imposer le célibat aux prêtres et à éradiquer le droit de patronage pour que les églises possèdent en entière propriété les terres attachées à l'entretien du culte. Il n'hésite pas à menacer d'excommunication ses opposants, les nobles islandais se considérant propriétaires des églises qu'ils ont fait construire. Il doit renoncer à ces prétentions après 1180 quand la nouvelle de l'exil de l'archevêque de Nidarós arrive en Islande et que le roi Sverre de Norvège prescrit de renoncer aux nouveaux usages[7]. C'est seulement en 1190 que l'interdiction de cumuler les fonctions de goði et de prêtre chrétien prend effet.
Cinq ans après sa mort, il sera canonisé par l’Althing. Son statut de saint patron de l'Islande n'est pas reconnu par l'Église catholique romaine avant le [8]. Il est fêté le 23 décembre[9] et le 20 juillet pour la translation de ses reliques.