Théorème de Skolem-Mahler-Lech
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En théorie additive des nombres, le théorème de Skolem-Mahler-Lech déclare que si une suite de nombres est engendrée par une relation de récurrence linéaire, alors, avec des exceptions finies, les positions auxquelles la suite est nulle forment un motif qui se répète. Plus précisément, cet ensemble de positions peut être décomposé en un ensemble fini et en plusieurs suites arithmétiques complètes. Ici, une suite infinie est dite arithmétique complète s'il existe des nombres entiers a et b tels que la suite est constituée de tous les entiers naturels congrus à b modulo a.
Ce résultat est nommé d'après Thoralf Skolem (qui a prouvé le théorème pour des suites de nombres rationnels), Kurt Mahler (qui l'a prouvé pour des suites de nombres algébriques) et Christer Lech (qui l'a prouvé pour des suites dont les éléments appartiennent à n'importe quel corps de caractéristique 0). Ses preuves utilisent l'analyse p-adique.
On considère la suite
- 0, 0, 1, 0, 1, 0, 2, 0, 3, 0, 5, 0, 8, 0...
qui alterne la suite nulle et la suite de Fibonacci. Cette suite est définie par la relation de récurrence
(une forme modifiée de celle de Fibonacci) et les quatre premières valeurs F(0) = F(1) = F(3) = 0 et F(2) = 1. Pour cette suite, F(i) = 0 si et seulement si i est nul ou impair. Ainsi, les positions auxquelles la suite est nulle peuvent être partitionnées en un ensemble fini (le singleton {0}) et une suite arithmétique complète (les entiers positifs impairs).
Dans cet exemple, une seule suite arithmétique était nécessaire, mais d'autres suites définies par récurrence peuvent avoir des zéros à des positions formant plusieurs suites arithmétiques.