Tokyo Woes

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Tokyo Woes est un cartoon de la série Mr. Hook (en), réalisé par Bob Clampett et sorti en 1945.

Tokyo Woes (1945).

Ce court-métrage de dessin animé évoque la propagande japonaise radiodiffusée, surnommée rose de Tokyo (Tokyo Rose). Depuis un studio de radio du Japon durant la Seconde Guerre mondiale, un commentateur japonais annonce l'arrivée au microphone de l'informatrice vedette des événements de la guerre. Dans un des murs, on voit brûler un rideau de sécurité (en amiante, tel celui des cinémas de l'époque), puis une succession de rideaux et de portes de toute espèce s'ouvrent l'un après l'autre. La dernière porte découvre une geisha surprise, assise sur la cuvette des toilettes. En un instant, elle se transforme en une digne demoiselle en forme de quille de bowling à la base très étroite, qui avance en glissant. Mais à peine devant le micro, elle devient une caricature caquetante, à l'aspect grotesque, avec des pieds et des dents énormes. Elle exhorte les Américains à ne pas croire dans la politique d'achats des obligations de guerre, les war bonds, qui ne serait qu'une escoquerie soutenue par le faux prisonnier de guerre Sad Sack. Elle danse, gigote puis lance une jambe autour du pied du micro, s'envole avant de redescendre au ralenti. Elle rejoint le commentateur, le repousse au micro pour parler à sa place, et devient aussi fine que la tige qui supporte le microphone.

Le marin engagé Hook entend ce communiqué dans son cuirassé, alors qu'il entasse ses piles de war bonds dans un sac. En colère, il bouche le haut-parleur circulaire à l'aide d'un balai. Le haut-parleur se comporte comme une bouche, qui se met à tousser. Hook place une obligation dans un obus et le tire avec un des canons du bateau. L'obus arrive jusqu'à l'intérieur du studio, où il s'ouvre et en sort le bond devenu un petit bonhomme, qui chante son message à la tête de l'informatrice, lui livre trois bombes allumées, fait signer le bon de livraison et s'en retourne d'où il est venu. L'explosion ne laisse en place que les dentiers et les lunettes des trois animateurs ainsi que la perruque de l'informatrice, qui tombent après une dernière remarque.

Arrive la fin de la guerre. Le décor se met à changer. Hook, assurant son sac de marin plein de war bonds, est maintenant dans le jardin d'une ville. Il prend peur quand il voit un obus tomber sur lui. Mais celui-ci freine et s'ouvre : c'est celui du bonhomme. Ce dernier plaisante en voyant l'arrière-train du marin effrayé, qui s'est à moitié enterré, en lui disant « je n'oublie jamais un visage ». Il sort ensuite une baguette magique et le transforme en ce qu'il désire le plus... d'abord en fille, par erreur, puis en homme riche et bien habillé. Il lui fait conduire une voiture de sport grand luxe. Quand une jolie fille vient à passer, il hurle et se transforme en loup. Il fonce sur elle avec la voiture et ils s'y retrouvent tous deux à l'intérieur, au carrefour des amoureux. Derrière un pudique rideau tiré, on voit néanmoins leurs silhouettes en train de s'embrasser, avant le conseil visant à acheter ces obligations.

Fiche technique

Source IMDb[1]

Animation

Personne n'est cité au générique[1].

Animateurs :

Décors, graphiste-maquettiste :

Supervision intervaliste :

  • Steve Milman

Distribution

Personne n'est cité au générique[1].

Musiques

Aucune musique n'est citée au générique[1].

Musique par Irving Berlin

Musique de Lionel Belasco, paroles de Lord Invader

Musique par Milton Ager

Musique par Nat Ayer

Chanson traditionnelle écossaise, chantée ici avec d'autres paroles

Musique par Gus Edwards

Musique par George M. Cohan

Le film

Notes et références

Liens externes

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