Tombeau de Hugues des Hazards

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Matériau
Construction
Tombeau de Hugues des Hazards
Dessin du tombeau de Hugues des Hazards dans L'Architecture de la Renaissance de Léon Palustre, en [1].
Présentation
Type
Style
Matériau
Construction
Commanditaire
Hauteur
4 mètres
Envergure
3,40 mètres
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Adresse
Coordonnées
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Le tombeau de Hugues des Hazards est un tombeau dédié à Hugues des Hazards, qui fut évêque de Toul de à . Il est conservé dans l'église Saint-Médard que le prélat avait fait construire dans son village natal de Blénod-lès-Toul, en Meurthe-et-Moselle. Il a été réalisé au début du XVIe siècle et serait l'œuvre conjointe de Jean Pèlerin, de Mansuy Gauvin et d'un artiste italien inconnu.

Il a été classé monument historique au titre immeuble par la liste de [2].

Tombeau de Hugues des Hazards en .

En entrant dans l'église, le tombeau s'aperçoit à gauche du chœur. Il s'agit d'un tombeau mural comme il s'en faisait à Rome à la fin du XVe siècle[3]. L'ensemble mesure 4 mètres de haut sur 3,40 mètres de large. De bas en haut, il se décompose en trois parties : une procession de dix pleurants, le gisant et l'épitaphe, et enfin sept figures représentant les arts libéraux du trivium et du quadrivium.

Les pleurants, distribués par deux en cinq niches, tiennent ensemble un phylactère portant l'inscription « Nasci, laborare, mori » (« Naître, travailler, mourir » en latin).

Le gisant, disposé de biais, représente Hugues des Hazards vêtu des habits épiscopaux et portant le « surhuméral », ornement propre aux prélats toulois. Sous le gisant, une longue tablette de cuivre, longue de 2,35 m et haute de 23 cm[4], recueille l'épitaphe en latin, inscription en caractères gothiques gravés en relief, retraçant la vie et les mérites du prélat.

Au-dessus, s'alignent sept statuettes féminines de 95 cm de hauteur, représentant les sept arts libéraux, à savoir : la grammaire, la dialectique, la rhétorique, l'arithmétique, la musique, la géométrie et l'astronomie. Ces statues reprennent les attributs de la description de Martianus Capella.

L'encadrement du monument se compose de pilastres, rinceaux, imposte, de colonnes à tores en hélice se terminant par des chapiteaux pseudo-corinthiens, eux-mêmes surmontés des armes parlantes du prélat, quatre dés en croix.

Attribution

Il semble que plusieurs artistes ont travaillé à ce monument : l'architecte Jean Pèlerin pourrait avoir conçu l'ensemble ; l'encadrement architectural et le gisant dénotent une très fine facture et seraient de la main d'un artiste italien[5] ; les figures des arts libéraux et le cortège des pleurants seraient, quant à eux, de l'artiste lorrain Mansuy Gauvain.

Enfin, si l'on compare ce tombeau lorrain aux monuments funéraires romains de la fin du XVe siècle, qui l'ont inspiré, on s'aperçoit qu'ils comportent tous un couronnement, une arcade avec une Vierge à l'Enfant ; on peut en conséquence émettre l'hypothèse de l'inachèvement du monument[6].

Les lettres V et Ø placées aux deux extrémités du phylactère ont fait l'objet de discussions[7].

Jacques Baudoin attribue plutôt ce tombeau à un disciple de Mansuy Gauvain par son goût pour le faible relief, pour les ciselures et l'usage du Ø dans les écritures. Il rapproche ce tombeau des sculptures de la Sainte Parenté de Flabémont. Il a proposé comme nom de sculpteur pour le maître de Blénod, Pierre Wiriot, orfèvre du duc René II, originaire de Neufchâteau où il a été inhumé en 153Ø dans la chapelle funéraire qu'il a fait construire en 15Ø5 dans l'église Saint-Christophe en utilisant le Ø dans les écritures[8].

Épitaphe

Notes et références

Annexes

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