Topaze (fusée)

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Nom de codeVE 210
Signficiation nom de code
  • 1 = 1 étage
  • 1 = propulsion solide
  • 1 = contrôlé et non piloté
Premier vol19 décembre 1962
Dernier vol21 mai 1965
Topaze (VE 111)
Fusée du Programme Pierres précieuses
Dessin vectoriel du VE 111 Topaze L.
Dessin vectoriel du VE 111 Topaze L.
Données générales
Nom de code VE 210
Signficiation nom de code
  • 1 = 1 étage
  • 1 = propulsion solide
  • 1 = contrôlé et non piloté
Premier vol 19 décembre 1962
Dernier vol 21 mai 1965
Statut Hors service
Lancements (échecs) 14
Lancements réussis 13
Lancements ratés 1
Premier étage
Désignation du premier étage Topaze
Moteur NA 802/803
Ergols Propergol Isolane
Second étage
Généalogie
Image illustrative de l’article Topaze (fusée)

Le Véhicule Expérimental (VE) 111 Topaze, aussi désigné plus simplement par Topaze (initialement Andromède[1]), est une fusée expérimentale française, développé par la Société d'étude et de réalisation d'engins balistiques (SEREB) pour le programme des « Études balistiques de base » (EBB), dit des « Pierres Précieuses ». La fusée a été utilisée pour mettre au point le second étage du lanceur.

Son nom de code VE111 provient de Véhicule Expérimental à 1 étage, à propulsion solide (code 1), piloté (code 1).

En 1961, la France, précisément, le SEREB, entame le début du projet « Études balistiques de base » (EBB), dit des « Pierres précieuses », consistant à mettre au point le missile S2 et le lanceur Diamant. Le développement industriel est confié aux deux sociétés Nord-Aviation et Sud-Aviation. Entre 1961 et 1965, la France possède toutes les connaissances nécessaires pour la réalisation d’un missile à longue portée ainsi que d’un lanceur de satellite. Plusieurs fusées expérimentales sont conçues, permettant de mettre au point séparément un ou plusieurs équipements.

Ainsi est créée VE.10 Aigle dont le but est de mettre au point le bloc propulseur à poudre. Il est suivi VE.110 Agate, chargée de la mise au point de l’ogive de mesure, 12 tirs seront effectués entre 1961 et 1964, dont 3 échecs[2].

La VE.111 Topaze est développée à partir de fin 1960, afin de développer le système de pilotage automatique. Elle est beaucoup plus perfectionnée puisqu’elle utilise une centrale gyroscopique pour se stabiliser, ainsi qu’un programmeur d’attitude, et utilise quatre tuyères mobiles pour s’orienter. Des essais sol et notamment sur un banc à entraves dynamiques, permettant de tester le système d'orientation des tuyères, sont menés pour commencer la mise au point du système de pilotage. Le 19 décembre 1962 a lieu le premier tir du Topaze en version courte depuis Hammaguir (Algérie)[3]. 14 tirs de différentes versions (Courtes, Longues, instables) ont eu lieu dont 13 avec succès jusqu’en mai 1965[2].

Après les essais de la fusée seule, les étages Topaze ont volé comme second étage des fusées Saphir et Diamant.

Liste des tirs Topaze[4]
Type Date du tir N° vol Apogée Commentaires
VE.111C C3 19 décembre 1962 80 km
VE.111C C4 22 mars 1963 80 km
VE.111C C7 28 mars 1963 80 km
VE.111C C9 21 juin 1963 80 km
VE.111C C8 27 juin 1963 80 km
VE.111C C10 24 octobre 1963 80 km
VE.111L L1 21 décembre 1963 110 km
VE.111L L2 11 mars 1964 110 km
VE.111CI Ci1 4 juin 1964 80 km Test MSBS - Échec
VE.111CI Ci2 21 octobre 1964 80 km Test MSBS
VE.111CI Ci3 11 décembre 1964 80 km Test MSBS
VE.111CI Ci4 21 décembre 1964 80 km Test MSBS
VE.111LG LG1 18 mai 1965 100 km Premier vol réalisé avec une fusée guidée par inertie.
VE.111CI LG2 21 mai 1965 100 km

Caractéristiques techniques

Topaze est la première fusée à poudre française pilotée. Elle est dirigée grâce à quatre tuyères orientables montées sur le fond du propulseur à poudre. Elle est stabilisée aérodynamiquement non pas par des empennages, mais par une jupe dont la traînée la maintient sur sa trajectoire, cela lui permet d'être tirée depuis un socle et non plus d'une rampe[5]. Elle est propulsée par un bloc Soleil chargé d'Isolane, poudre plus performante que la Plastolite[3].

La fusée existe dans trois versions différentes[6] :

  • Version initiale VE 111 C (comme « Court ») : pour mettre au point et qualifier un système de pilotage.
  • Version VE 111 L (comme « Long ») : pour la qualification du deuxième étage du VE 231 "Saphir" et du lanceur Diamant A.
  • Version VE 111 CI/LI (comme « Court Instable » et « Long instable ») pour étudier le pilotage du premier étage du Missile MSBS, qui est instable aérodynamiquement quand il est lancé sous l’eau, depuis un sous-marin.

VE 111 C

Fusée VE.111C Topaze n° 10 restaurée par les Ailes Anciennes Toulouse.

D’un diamètre de 0,8 mètre, d’une longueur de 7,07 mètres et d’une masse de 2 840 kg, la fusée possède un premier étage à propulsion solide de type bloc « Soleil » en « Isolane », produit par la Poudrerie Nationale de Saint-Médard-en-Jalles, le premier étage a une masse de 1 530 kg. Ses dimensions sont de 2,85 m de long dont la forme du canal central à six branches en étoile, et 800 millimètres de largeur.

Il possède quatre moteurs-fusées, générant au total une poussée de 120 kN au niveau de la mer pendant 39 secondes, et une impulsion spécifique de 245 secondes[7].

La case à équipements est composée de quatre panneaux radiaux en alliage d'aluminium pour corroyage d’une épaisseur de 4 millimètres, dans la partie interne. Les équipements de la case sont un bloc gyromètrique 10721 SAGEM à trois gyromètres, une unité d'alimentation électrique : un convertisseur 208 VAUXILEC 400 HZ et une batterie 27 volts, un bloc de commande SFENA, et une centrale inertielle[8].

Le corps de rentrée logeait un parachute servant à la récupération de la fusée, et des appareils de mesure comme de télécommande, de télémesures et de trajectographie[9].

VE 111 L

Contrairement à la VE 111 C, ses dimensions sont de 8,04 mètres de longueur et 800 millimètres de diamètre. Son carburant est de l’isolant Block Soleil 3 d’une masse de 2 250 kg. Sa masse au décollage est de 3 700 kg, soit environ 700 kg de plus que le VE111 C. La poussée est de 150 kN, et son temps de combustion est de 44 secondes. La case à équipements et le corps de rentrée sont identiques à la version C[10].

VE 111 CI/LG

La fusée fut équipée de la case équipements prévue pour le VE 231G et d'un nouveau corps de rentrée[10]. Mise au point du système complet de guidage inertiel.

Préservation

Notes et références

Voir aussi

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