Toumba Diakité
officier, médecin militaire et homme politique guinéen
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Toumba Diakité de son nom de naissance Aboubacar Sidiki Diakité, né le à Conakry (région de Conakry, Guinée) et mort le dans la même ville, est un officier, médecin militaire et homme politique guinéen.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture |
Bagafèa (Niantania) |
| Nationalité | |
| Formation |
Faculté de médecine de l'université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry |
| Activité | |
| Père |
Mamadi Diakité |
| Mère |
Diaraye Barry |
| Religion |
Islam |
|---|---|
| Parti politique |
Parti démocratique pour le changement - PDC (2024-2026) |
| Grade militaire |
Commandant |
| Lieux de détention |
De à , il est l'aide de camp du président guinéen Moussa Dadis Camara qu'il tente d'assassiner et chef de la garde présidentielle. Depuis le , il est président du Parti démocratique pour le changement (PDC), parti qu'il a fondé. En , il est condamné à dix ans de prison pour crime contre l'humanité.
Biographie
Enfance et études
Toumba Diakité naît le dans la capitale guinéenne, Conakry[1]. Il est le fils de Diaraye Barry et du colonel à la retraite Mamadi Diakité, originaire de Bagafèa, ancien membre du bataillon de chars ayant participé à l'opération Mer verte contre les Portugais et responsable des quatre chars de la présidence guinéenne pendant 14 ans (-) sous la Première République[2].
Il intègre la faculté de médecine de l'université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, d'où il sort diplômé[3],[4]. À l'université, il fait la connaissance de Moussa Dadis Camara[3].
Parcours
Après le coup d'État de 2008, Toumba Diakité est nommé aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara et intègre l'unité d'élite des « Bérets rouges » (une unité chargée de la sécurité présidentielle), dont il devient le chef[3].
Après les massacres du 28 septembre 2009 dans le stade du 28 septembre de Conakry, il est accusé d'en être le responsable[4],[5]. Le , il ouvre le feu sur le président Moussa Dadis Camara et le blesse gravement, alors que ce dernier semblait rejeter sur lui la responsabilité des massacres[6],[7]. À la suite de ce geste, il quitte la Guinée et est en fuite[6],[8]. Le , il s'exprime sur RFI et accuse Dadis Camara d'avoir commandité les massacres et d'avoir voulu en rejeter la responsabilité sur lui et affirme avoir aidé des opposants à échapper aux violences[6], version confirmée par François Louceny Fall, ancien premier ministre guinéen[9]. Le rapport de l'ONG Human Rights Watch, rendu public le , est beaucoup plus sévère pour Toumba, l'estimant responsable de crimes contre l'humanité[10].
En , il est arrêté à Dakar au Sénégal, où il s'était exilé[11],[12]. Extradé vers la Guinée en , il est depuis incarcéré à la maison centrale de Conakry[13] jusqu'au avant d'être transféré à la prison centrale de Coyah[14]. Ce transfert fait suite à une opération de fouille inopinée menée au sein de la Maison centrale de Conakry à laquelle Toumba a refusé d’obtempérer, il a adopté une attitude agressive selon le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry[15]. Dans la foulée de son transfert, des échauffourées ont éclaté et des coups de feu[16] ont été entendus dans la prison et ses alentours entraînant le blocus de la presqu'il de Kaloum au niveau du Pont 8 novembre[17],[18].
Le , depuis la prison, il lance son propre parti politique, le Parti démocratique pour le changement (PDC), dont le siège est Conakry dans le quartier de Gbessia[19],[20].
Désigné par le Parti pour la renaissance et le travail (PRT), la candidature de Toumba Diakité pour l'élection présidentielle du 28 décembre 2025 a été invalidée par la Cour suprême[21].
Procès
Aux côtés de ses coaccusés, il participe au procès du massacre du 28 septembre 2009 qui débute le [22],[23]. Il est entendu par la cour du au [24],[25].
Le , il est reconnu coupable de « crimes contre l'humanité » et est condamné à dix ans de prison[26],[27].
Depuis le début du procès, la notoriété de Toumba Diakité a augmenté en Guinée et en Afrique, notamment grâce aux musiques de l'artiste nigérienne Tichou[28]ou de l'artiste guinéen Lama Sidibé au lendemain du verdict[29],[30],[31].
Mort
Alors qu’il purge sa peine à la maison centrale de Coyah, Toumba Diakité est évacué le vers l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré de Conakry, après avoir été victime d’un malaise[32]. Il y meurt deux jours plus tard, le , à l’âge de 57 ans, des suites d’une hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée[33],[34].
Toumba Diakité est inhumé le vendredi à Bagafèa, dans la sous-préfecture de Niantania[35],[36].
Distinctions
- 2023 : Personnalité Guinéenews de 2022[37].