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Toumba Diakité

officier, médecin militaire et homme politique guinéen From Wikipedia, the free encyclopedia

Toumba Diakité de son nom de naissance Aboubacar Sidiki Diakité, né le à Conakry (région de Conakry, Guinée) et mort le dans la même ville, est un officier, médecin militaire et homme politique guinéen.

Décès
(à 57 ans)
Hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry (région de Conakry, Guinée)
Sépulture
Bagafèa (Niantania)
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Toumba Diakité
Toumba Diakité en 2022.
Biographie
Naissance
Décès
(à 57 ans)
Hôpital militaire du camp Samory Touré de Conakry (région de Conakry, Guinée)
Sépulture
Bagafèa (Niantania)
Nationalité
Formation
Faculté de médecine de l'université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry
Activité
Père
Mamadi Diakité
Mère
Diaraye Barry
Autres informations
Religion
Islam
Parti politique
Parti démocratique pour le changement - PDC (2024-2026)
Grade militaire
Commandant
Lieux de détention
Fermer

De à , il est l'aide de camp du président guinéen Moussa Dadis Camara qu'il tente d'assassiner et chef de la garde présidentielle. Depuis le , il est président du Parti démocratique pour le changement (PDC), parti qu'il a fondé. En , il est condamné à dix ans de prison pour crime contre l'humanité.

Biographie

Enfance et études

Toumba Diakité naît le dans la capitale guinéenne, Conakry[1]. Il est le fils de Diaraye Barry et du colonel à la retraite Mamadi Diakité, originaire de Bagafèa, ancien membre du bataillon de chars ayant participé à l'opération Mer verte contre les Portugais et responsable des quatre chars de la présidence guinéenne pendant 14 ans (-) sous la Première République[2].

Il intègre la faculté de médecine de l'université Gamal-Abdel-Nasser de Conakry, d'où il sort diplômé[3],[4]. À l'université, il fait la connaissance de Moussa Dadis Camara[3].

Parcours

Après le coup d'État de 2008, Toumba Diakité est nommé aide de camp du capitaine Moussa Dadis Camara et intègre l'unité d'élite des « Bérets rouges » (une unité chargée de la sécurité présidentielle), dont il devient le chef[3].

Après les massacres du 28 septembre 2009 dans le stade du 28 septembre de Conakry, il est accusé d'en être le responsable[4],[5]. Le , il ouvre le feu sur le président Moussa Dadis Camara et le blesse gravement, alors que ce dernier semblait rejeter sur lui la responsabilité des massacres[6],[7]. À la suite de ce geste, il quitte la Guinée et est en fuite[6],[8]. Le , il s'exprime sur RFI et accuse Dadis Camara d'avoir commandité les massacres et d'avoir voulu en rejeter la responsabilité sur lui et affirme avoir aidé des opposants à échapper aux violences[6], version confirmée par François Louceny Fall, ancien premier ministre guinéen[9]. Le rapport de l'ONG Human Rights Watch, rendu public le , est beaucoup plus sévère pour Toumba, l'estimant responsable de crimes contre l'humanité[10].

En , il est arrêté à Dakar au Sénégal, où il s'était exilé[11],[12]. Extradé vers la Guinée en , il est depuis incarcéré à la maison centrale de Conakry[13] jusqu'au avant d'être transféré à la prison centrale de Coyah[14]. Ce transfert fait suite à une opération de fouille inopinée menée au sein de la Maison centrale de Conakry à laquelle Toumba a refusé d’obtempérer, il a adopté une attitude agressive selon le parquet général près la Cour d’Appel de Conakry[15]. Dans la foulée de son transfert, des échauffourées ont éclaté et des coups de feu[16] ont été entendus dans la prison et ses alentours entraînant le blocus de la presqu'il de Kaloum au niveau du Pont 8 novembre[17],[18].

Le , depuis la prison, il lance son propre parti politique, le Parti démocratique pour le changement (PDC), dont le siège est Conakry dans le quartier de Gbessia[19],[20].

Désigné par le Parti pour la renaissance et le travail (PRT), la candidature de Toumba Diakité pour l'élection présidentielle du 28 décembre 2025 a été invalidée par la Cour suprême[21].

Procès

Aux côtés de ses coaccusés, il participe au procès du massacre du 28 septembre 2009 qui débute le [22],[23]. Il est entendu par la cour du au [24],[25].

Le , il est reconnu coupable de « crimes contre l'humanité » et est condamné à dix ans de prison[26],[27].

Depuis le début du procès, la notoriété de Toumba Diakité a augmenté en Guinée et en Afrique, notamment grâce aux musiques de l'artiste nigérienne Tichou[28]ou de l'artiste guinéen Lama Sidibé au lendemain du verdict[29],[30],[31].

Mort

Alors qu’il purge sa peine à la maison centrale de Coyah, Toumba Diakité est évacué le vers l’hôpital militaire du camp Almamy Samory Touré de Conakry, après avoir été victime d’un malaise[32]. Il y meurt deux jours plus tard, le , à l’âge de 57 ans, des suites d’une hernie de la ligne blanche étranglée compliquée d’une péritonite aiguë généralisée[33],[34].

Toumba Diakité est inhumé le vendredi à Bagafèa, dans la sous-préfecture de Niantania[35],[36].

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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