Tour Madou

Saint-Josse-ten-Noode, agglomération bruxelloise, Belgique From Wikipedia, the free encyclopedia

La tour Madou (en néerlandais : Madoutoren), à partir de 2002/03 Madou Plaza, est un gratte-ciel de style moderne situé sur la petite ceinture de Bruxelles, plus précisement à la place Madou à Saint-Josse-ten-Noode, une commune de la Région bruxelloise.

Architecte
Robert Goffaux
ARCHI 2000
ASSAR
Construction
Rénovation
2003
Statut
Construit
Faits en bref Architecte, Construction ...
Tour Madou
Histoire
Architecte
Robert Goffaux
ARCHI 2000
ASSAR
Construction
Rénovation
2003
Statut
Construit
Usage
Bureaux
Architecture
Style
Hauteur
Flèche : 135 m
Toit : 120.1 m
Surface
40 000 m2
Étages
32
Sous-sols
3
Nombre dʼascenseurs
15
Administration
Occupant
Propriétaire
Localisation
Pays
Belgique
Subdivision administrative
Bruxelles
Adresse
Coordonnées
Fermer

La tour Madou est un immeuble de 32 étages construit de 1963 à 1965 d'après les plans de Robert Goffaux et transformé entre 2002 et 2006 selon les plans de Assar et Archi 2000.

Historique

L'ilôt avant la tour

La place Madou dans les années 1920 - la tour occupera l'îlot de gauche.

La construction de la tour a nécessité la destruction de nombreux cafés et restaurants réputés dont le plus célèbre était le Paon royal.

La première tour de 1963-1965

C'est Robert Goffaux qui construit la première tour Madou pour le compte des Assurances Générales. Il s'inspire, par le style et la forme, du MetLife Building (anciennement Pan Am) de New York, bien que ce dernier soit plus de deux fois plus haut[1].

Le noyau central en béton armé a été érigé en 35 jours à l'aide de coffrages glissant sur vérins. L'ossature métallique extérieure, soutenue par des colonnes tubulaires en acier, est composé de modules de châssis fixes en aluminium anodisé de 1,62 mètre, comprenant une allège en verre coloré gris clair à l'extérieur et des panneaux isolants à l'intérieur[2].

Au début des années 1990, la tour est aux mains du groupe anversois Rogib, qui entreprend une désamiantage et rhabillage superficiels avant de le vendre au groupe suédois Aranas. Ce dernier ne parvient pas à louer plus de la moitié de la surface, les bureaux ne correspondant plus aux exigences du marché. À la recherche d'idées pour une transformation, la société organise un concours d'architecture, mais juge l'investissement nécessaire trop lourd[2].

La transformation de 2002-2003

Le groupe allemand IVG Immobilien achète la tour en 1998 et commande en 2002 une rénovation-extension de la tour aux bureaux d'architectes Assar et Archi 2000, exécutée par les entreprises Strabag en Herpain[3].

Lors de la transformation, la façade des 32 étages de la tour est déportée de 90 cm, sont ajoutés une greffe triangulaire devant et une annexe de 14 étages à l'arrière, ce qui porte la surface de bureau de 31 871 m2 à 40 257 m2. Sur le toit haut de la tour haute de 113 mètres, deux étages en métal sont ajoutés pour le placement d'une antenne Belgacom. Ce qui porte la hauteur du bâtiment à 120 mètres. Un auditorium de 193 places est également ajouté à l'arrière[4],[5],[6],[7]. La greffe et la forme arrondie de l'atrium diminue les turbulences éoliennes, très incommodantes de l'ancienne tour. Pour économiser de l'énergie la façade a maintenant une double peau et on a installé des plafonds froids[8].

Pour obtenir les surfaces supplémentaires, on passe à la destruction de treize maisons rue Scailquin et chaussée de Louvain[9]. Parmi elles la papeterie Ballieu (fondée en 1908) et la poissonnerie Doms[réf. nécessaire]. La destruction concerne aussi la maison la plus ancienne de Saint-Josse, datant de 1780. Huit organisations de défense du patrimoine, incluant Inter-Environnement Bruxelles et BRAL, qui se sont mobilisées n'obtiennent pas gain de cause devant le Conseil d'État[10],[11].

Ces destructions ont permis le tracé d'une nouvelle voirie, la rue Léopold Lenders, qui relie la chaussée de Louvain à la rue Scailquin. De cette façon, la tour est indépendante de toute autre immeuble, et l'accès au parking souterrain à pu être installé à l'arrière. Dans l'intérêt de la tour, la rue est néanmoins financée par la Région bruxelloise[9].

Le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez, attend du projet des nouveaux clients pour les commerces du quartier et l'encouragement à plus de rénovations dans les environs[3].

La transformation terminée, la tour est inaugurée le sous la nouvelle appellation Madou Plaza[12],[2].

La Commission européenne, achète la tour le par une formule d'achat à paiement différé étalé sur 27 ans pour une valeur de 140 millions d'euros, non compris les charges financières. Elle y loge d'abord la Direction Générale Éducation et culture, et des parties des services de communication et d'informatique[13].

La commune de Saint-Josse se finance essentiellement par le précompte immobilier sur les bureaux. L'occupation de la tour par une institution européenne, exemptée du précompte, occasionne une perte de 1,65 million d'euros par an pour la commune, qui réclame depuis en vain des compensations[14],[15].

La tour Madou en 2023.

Le permis régional pour l'augmentation de la surface en bureaux, lors de la transformation de 2002 comporte deux conditions : La construction d'appartements de compensation et la possibilité pour les habitants du quartier d'organiser des activités dans le nouvel auditoire du rez-de-chaussée. En 2008, les appartements ne sont toujours pas construits et la Commission Européenne réfuse l'accès à l'auditoire[16].

Prix obtenu

La rénovation de la tour a remporté le MIPIM Award en 2006 dans la catégorie Rénovation d'immeubles de bureau[13].

Les tours en Belgique

La tour Madou est la sixième plus haute tour belge, après la tour du Midi (150 m)[note 1], la tour des Finances (144 m), la tour UP-site (142 m), la tour Rogier (137 m) et la tour Iris (137 m), toutes situées à Bruxelles.

Notes et références

Voir aussi

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