La 6eédition du Tour du Guangxi a lieu du 14 au , en Chine entre les villes de Fangchenggang et Nanning, sur un parcours de 1019,9 kilomètres réparti en six étapes. La course fait partie du calendrier UCI World Tour 2025 en catégorie 2.UWT dont elle est la dernière course de la saison.
La première étape du Tour du Guangxi 2025 se déroule autour de Fangchenggang, sur un circuit d’environ 37 kilomètres à parcourir quatre fois, pour un total de 149,4 km. Malgré la présence de quelques côtes d’un kilomètre à 5–6%, le parcours ne présente pas de difficultés majeures et devrait se conclure par un sprint massif, offrant une première opportunité aux sprinteurs de briller et de s’emparer du maillot de leader[1].
La deuxième étape, longue de 179,6 km, propose un profil globalement favorable aux sprinteurs, mais comporte une ascension de près de 8 km à 3,6% située à 30 kilomètres de l’arrivée, susceptible de provoquer une sélection dans le peloton. Si cette montée élimine certains spécialistes de la vitesse, un peloton réduit pourrait encore se disputer la victoire dans les rues de Nanning[1].
L’étape Jingxi – Bama, la plus longue du Tour avec 214 km, s’annonce ouverte et propice aux baroudeurs. Après un long début de course roulant, les difficultés apparaissent à 80 km de l’arrivée, avec trois ascensions répertoriées: 9,5 km à 2,8%, 1,7 km à 5,8% et, à 14 km de l’arrivée, une côte de 1 km à 3,7%. Si les pentes ne devraient pas bouleverser le classement général, elles peuvent permettre à un petit groupe offensif de résister au retour du peloton avant une arrivée potentiellement disputée au sprint[1].
La quatrième étape, entre Bama et Jinchengjiang (176,8 km), est accidentée et comprend cinq côtes répertoriées. La première, de 4,8 km à 6,3%, placée juste après le départ, pourrait servir de tremplin à une échappée matinale. Le final s’annonce animé, avec une montée de 3,8 km à 6,3% suivie d’un long faux-plat descendant, puis une dernière rampe de 800 m à 7% située à 12 km de l’arrivée. Un scénario favorable aux attaquants comme aux puncheurs rapides[1].
Décisive pour le classement général, la cinquième étape relie Yizhou à Nongla sur 165,8 km. Après une première montée de 2,7 km à 4,6%, les coureurs affrontent l’ascension finale de Nongla, longue de 3,1 km à 6,3%. Les premiers kilomètres y sont les plus ardus, avec des passages à 10%, offrant aux favoris une occasion idéale pour créer des écarts et potentiellement s’emparer du maillot rouge de leader[1].
Le Tour du Guangxi s’achève par une boucle urbaine à Nanning de 134,3 km, comprenant plusieurs passages sur un circuit de 27 km. Chaque tour comporte une côte de 1,4 km à 11,7%, franchie pour la dernière fois à 19 km de l’arrivée. Ce final explosif pourrait offrir un dernier affrontement entre puncheurs et favoris du général, avant que le vainqueur final du Tour du Guangxi 2025 ne soit couronné dans la capitale régionale du Guangxi[1].
Le Français Paul Magnier s’impose au sprint lors de la première étape du Tour du Guangxi 2025, marquée par une chute massive à 500 mètres de l’arrivée. Sur une route large et rectiligne, le sprinteur de 20 ans devance Max Kanter et Jordi Meeus, endossant ainsi le maillot de leader avec quelques secondes d’avance sur ses poursuivants. Ce succès constitue sa quinzième victoire de la saison, dont onze depuis le mois d’août, confirmant sa forme exceptionnelle. Déjà vainqueur d’étape sur le Tour de Pologne, Magnier signe ici son deuxième succès en WorldTour de l’année. Un autre Français, Léandre Lozouet, prend la neuvième place du jour[2].
La deuxième étape a été animée par une échappée matinale formée sous une pluie persistante, avec notamment Kevin Geniets, Stan Dewulf, Peter Øxenberg et Frank van den Broek. Les trois derniers ont poursuivi seuls leur effort dans la longue ascension située à 30 kilomètres de l’arrivée, tandis qu’Ewen Costiou tentait en vain de dynamiter un peloton attentiste. Stan Dewulf, dernier rescapé de l’échappée, est repris à un peu plus de cinq kilomètres de la ligne, avant une tentative de Jhonatan Narváez vite neutralisée. Le peloton se regroupe alors pour un sprint massif, remporté avec autorité par Paul Magnier (Soudal–Quick Step), déjà vainqueur la veille, qui conforte son maillot de leader et signe son seizième succès de la saison[3].
La troisième étape longue et vallonnée entre Jingxi et Bama, a proposé un final escarpé qui laissait présager un scénario ouvert. Pourtant, malgré le relief et une journée globalement calme, l'étape s'est à nouveau conclue par un sprint massif. La course a d'abord été animée par une échappée tardive, formée après plusieurs tentatives, notamment celle du très actif Peter Øxenberg. Un groupe de cinq coureurs, parmi lesquels Ryan Mullen et Ryan Gibbons, parvient à prendre quelques longueurs d'avance, avant que le Sud-Africain ne tente une attaque en solitaire à 33 kilomètres de l'arrivée, dans ce qui ressemble à son baroud d'honneur avant la fin de sa carrière. Le peloton, resté groupé malgré le retrait du favori Mattias Skjelmose, contrôle la course et revient dans les derniers kilomètres pour permettre une nouvelle arrivée au sprint. Comme lors des deux journées précédentes, la victoire revient finalement au Français Paul Magnier, qui s'impose pour la troisième fois consécutive, confirmant la mainmise des sprinteurs sur cette première moitié de l'épreuve[4].
L'étape entre Bama et Jinchengjiang sur 176 kilomètres, a une nouvelle fois souri aux sprinteurs, malgré un parcours accidenté jalonné de cinq ascensions répertoriées. Une échappée de six coureurs anime la première partie de course. Simon Guglielmi profite de l’étape pour consolider son maillot de meilleur grimpeur, ajoutant douze points à son total.
Dans la montée de 3,8 km à 6,3%, située à quarante kilomètres de l’arrivée, l’équipe UAE Team Emirates–XRG tente d’imposer un rythme soutenu afin de distancer les sprinteurs et réduire l’écart avec l’échappée. Le groupe de tête se réduit progressivement avant que Stan Dewulf et Logan Currie ne soient repris à 12 km du but. Le peloton se présente alors groupé pour un nouveau sprint massif, dominé une fois encore par Paul Magnier, qui devance Pavel Bittner et Jordi Meeus. Le Grenoblois de 21 ans signe ainsi sa quatrième victoire consécutive sur l’épreuve et son 18esuccès de la saison, confirmant son hégémonie[5].
La cinquième étape disputée sur 165,8 kilomètres entre Yizhou et Nongla, a tenu son rôle d’étape reine de l’épreuve. Après quatre journées favorables aux sprinteurs, cette étape a permis aux puncheurs et grimpeurs d’entrer en scène. Au terme d’une montée finale exigeante, c’est le Britannique Paul Double qui s’impose avec autorité, signant ainsi sa première victoire en WorldTour. Il confirme sa progression en prenant également la tête du classement général, avec 15 secondes d’avance sur Victor Lafay. Dans la chaleur étouffante du Guangxi, Double s’offre une victoire de prestige et aborde la dernière étape en position idéale pour conquérir la plus grande victoire de sa carrière[6].
Paul Magnier, dominateur sur les quatre premières étapes, a cette fois cédé du terrain sur les pentes raides de Nongla (3,2 km à 7,3%), un terrain peu favorable à ses qualités de sprinteur. Le Français de Soudal–Quick Step termine 68e de l’étape, à 4min49s du vainqueur Paul Double, et recule au 64erang du classement général, à 4min21s du Britannique, nouveau leader. Après une première moitié d’épreuve exceptionnelle, Magnier voit ainsi ses ambitions au général s’envoler[7].
La sixième et dernière étape du Tour du Guangxi 2025, disputée autour de Nanning sur 134,3 kilomètres, a offert un final animé et spectaculaire. Le parcours comportait cinq ascensions d’un mur de 1,3 km à 11,5%, propices aux attaques et aux initiatives offensives. Une échappée de cinq coureurs se forme dès les premiers kilomètres. Pour sa dernière course professionnelle, Nans Peters s’illustre une dernière fois en animant l’étape et en aidant son leader Victor Lafay dans le final.
Dans la dernière ascension du jour, Lafay, deuxième du général, tente une attaque décisive pour renverser le leader Paul Double, mais le Britannique contrôle la situation et conserve une avance suffisante pour remporter le classement général. L’échappée est reprise à 12 km de l’arrivée, avant plusieurs offensives avortées. Finalement, la victoire d’étape se joue au sprint, et c’est une nouvelle fois Paul Magnier qui s’impose avec autorité devant Stanisław Aniołkowski et Paul Penhoet[8].