Trafic d'opium en Indochine française

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Le trafic d'opium en Indochine française désigne l'organisation et la planification de 1899 à 1945 par les gouverneurs français de la production puis de la vente de ce psychotrope à travers la Régie de l'opium qui dans l'Indochine française en avait le monopole commercial.

À la fin du 19e siècle, une immense manufacture est construite dans le centre de Saïgon, rue Paul-Blanchy, occupant plus d’un hectare et qui servira de bouillerie, c'est-à-dire un lieu où l'on raffine de l'opium sous la supervision d'un contremaître travaillant pour la Régie de l'opium[1].

Au début du 20e siècle, ce trafic de stupéfiant sous l'égide de l'État français, est la principale source fiscale dans le budget de l’Indochine[2].

En 1953, alors que la guerre d’Indochine fait rage, le général Salan et le colonel Belleux du SDECE font transporter par avion environ 1,5 tonne d’opium du Laos jusqu’à Saïgon pour financer les dépenses militaires françaises, le stupéfiant étant ensuite revendu par le groupe mafieux Bình Xuyên opposé au Viêt Minh[3].

Dans les arts et la culture populaire

Littérature

Roman

  • 2025 :
    • Les Dames de guerre : Opium lady de Laurent Guillaume
    • Un parfum de complot NE de Sophie De Mullenheim

Documentaire

Voir aussi

Notes et références

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