Traité de Nuremberg

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Langue latin
Signé
Nuremberg
Effet 1561
(enregistrement par la Chambre impériale à Spire)
Traité de Nuremberg
Langue latin
Signé
Nuremberg
Effet 1561
(enregistrement par la Chambre impériale à Spire)
Parties
Signataires Ferdinand Ier Antoine de Lorraine

Le traité de Nuremberg est un traité signé à Nuremberg, le , entre Ferdinand d'Autriche, roi des Romains, et la diète des États du Saint-Empire romain germanique. Il règle notamment les relations des duchés de Lorraine et de Bar avec l'Empire.

Le traité fait suite à la crainte de Charles Quint de voir le roi de France, François Ier, et celui d'Angleterre, Henri VIII, adhérer à la Ligue de Smalkalde, qui, en 1530 avait uni les princes protestants.

Dans le même temps, la Hongrie et les marches orientales de l'Empire sont menacées par Soliman tandis que le Luxembourg et les Pays-Bas sont attaqués par la France. Charles Quint a besoin de temps et du soutien des princes. Il accorde donc aux princes luthériens la liberté de conscience jusqu'à la convocation d'un concile général. En reconnaissance, ils lui donnent secours pour chasser le sultan Soliman qui menaçait la Hongrie.

De son côté, Antoine de Lorraine veut une redéfinition de la suzeraineté impériale sur ses fiefs. Le duc affirme depuis les années 1520 ne pas être soumis à l'impôt impérial et aux ingérences de la Chambre impériale de justice (Reichskammergericht), établie par Maximilien Ier en 1495. Après avoir été débouté par la diète de Ratisbonne en 1532, Antoine de Lorraine revient à la charge.

Dispositions

Le duché de Lorraine est désormais considéré comme un État « libre et non incorporé » (ou « non incorporable », selon la version donnée par Dom Calmet[1]). Cette disposition ne s'applique, en revanche, pas aux fiefs tenus dans le cadre de son marquisat et de son vicariat d'Empire (notamment le Barrois impérial).

Le sens de cette expression demeure débattu aujourd'hui, car si le duc de Lorraine n'est plus soumis aux jugements de la Chambre impériale et perd son droit de vote aux diètes, il reste sujet à l'impôt impérial à hauteur des deux tiers du montant de la contribution d'un prince-électeur et se place sous la protection du Saint Empire[2].

La transaction ressemble en réalité beaucoup à celle que réalise Charles Quint six ans plus tard à Augsbourg pour ses Pays-Bas. Elle a pour conséquence d'établir un régime d'autonomie au sein de l'Empire - prélude à la future supériorité territoriale des traités de Westphalie.

Les Traités du Cateau-Cambrésis en 1559, confèrent à l'Empire un droit de reprise sur une partie des États ducaux. Ce droit étant lui-même définitivement abandonné en 1644, lors des négociations de Münster, préalables aux traités de Westphalie.

Extrait du texte

Notes et références

Bibliographie

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