Trans (Saariaho)
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| Trans KS 122 | |
| Genre | Concerto |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Kaija Saariaho |
| Effectif | |
| Durée approximative | Environ 24 minutes |
| Création | Suntory Hall, Tokyo, Japon[1] |
| Interprètes | Xavier de Maistre, Orchestre symphonique de Tokyo, Ernest Martínez Izquierdo |
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Trans est un concerto pour harpe de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, écrit en 2015.
Kaija Saariaho intègre très régulièrement la harpe dans sa musique. Réaliser un concerto pour cet instrument est alors pour elle un « défi » car sa sonorité est très facilement couverte par le reste de l'orchestre. Elle déclare que « les passages où l'orchestre joue au complet sont donc rares, et la musique se concentre plutôt sur différents types de dialogues entre l'instrument soliste et les divers groupes instrumentaux »[2].
L’œuvre se concentre en grande partie sur les glissandos de la harpe, les pincements des cordes par les doigts et l'étendue large de l'instrument[2].
Trans est une commande du Suntory Foundation for Arts, de l'Orchestre symphonique de la radio finlandaise, de l'Orchestre symphonique de la radio suédoise, de l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, de Radio France et du Hr-Sinfonieorchester[1]. Il est créé le au Suntory Hall, à Tokyo, sous la direction de Ernest Martínez Izquierdo, avec le harpiste Xavier de Maistre[2].
Structure
Le concerto comporte trois mouvements et dure 24 minutes[2].
- Fugitif ;
- Vanité ;
- Messager
Le premier mouvement, Fugitif, montre « les caractères musicaux et les textures contrastés de l'instrument solo et ses dialogues avec les différents groupes orchestraux »[2]. Le titre du deuxième mouvement, Vanité, fait référence à un type de « nature morte évoquant à la fois la vie humaine et sa nature éphémère ». La compositrice explique : « la musique de ce mouvement est comme une nature morte ; elle repose sur différentes interprétations de la symétrie, et les éléments musicaux, certains sombres, d'autres fragiles, sont traités comme des objets observés sous différents éclairages »[2]. Dans le dernier mouvement, Messager, qui est plus rapide et énergique, le matériau musical se transforme au fur et à mesure[2].
Instrumentation
| Instrumentation de l'orchestre de Trans de Kaija Saariaho[1] |
| Bois |
| 1 piccolo, 2 flûtes, 1 hautbois, 2 clarinettes, 1 basson |
| Cuivres |
| 4 cors, 1 trompette, 2 trombones ténor-basse, 1 tuba |
| Percussions |
| timbales,3 percussionnistes |
| Cordes |
| premiers violons, deuxièmes violons, altos, violoncelles, contrebasses |
Accueil
Le critique musical Steve Moffatt, du magazine Limelight, fait l'éloge de Trans, soulignant que « [Saariaho] maîtrise habilement une partition qui ne couvre jamais la harpe, mais préserve la riche polyphonie orchestrale »[3]. Andrew Mellor, de Gramophone, donne une critique plus mitigée de l'œuvre, écrivant : « Saariaho était fascinée par l'instrument, mais son langage gestuel est relativement limité, privilégiant les glissandos descendants et le picking cyclique », tout en ajoutant que « les recoins sombres de l'arrière-plan orchestral du deuxième mouvement (Vanité) nous emmènent vers un endroit plus intéressant »[4].