Transmission des titres de noblesse

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Un titre de noblesse est soit un titre hérité par des personnes de condition noble, soit un titre conférant la noblesse. Il correspond à l'origine à l'exercice de fonctions d'autorité déléguées de celles du souverain : militaires ou judiciaires. D'abord attaché à l'exercice de cette autorité sur une population ou un peuple : prince ou duc des Normands, duc des Francs, dux Bavarorum, à partir du XIIe siècle, il devient attaché au nom de la circonscription territoriale sur laquelle il s'exerçait (duché, marquisat, comté, vicomté, baronnie, etc.).

Cependant en fonction des États conférant ces titres de noblesse, différentes règles de transmission s'appliquent, décidées par le Souverain ou la Souveraine en place.

Titres réguliers et de courtoisie

En France, même s'il n'y a plus légalement de noblesse depuis l'instauration de la IIIe République en 1870, les titres authentiques et réguliers, transmis au descendant du premier titulaire selon les règles de dévolution prévues par les lettres patentes de concession, sont reconnus comme accessoires du nom et peuvent faire l'objet d'une investiture (vérification) par la section du sceau de France dépendant de la direction des Affaires civiles et du Sceau du ministère de la Justice. Cette reconnaissance par la République des titres de noblesse authentiques et réguliers est purement formelle. Elle ne fait que constater qu'une personne est la mieux placée pour succéder à un titre. Elle n'est pas obligatoire pour la transmission du titre, mais permet au bénéficiaire d’en faire un usage officiel et de le faire figurer sur tous les documents administratifs, y compris la carte d'identité comme un accessoire du nom[1].

En France, la transmission des titres de noblesse se faisait généralement selon les règles de primogéniture masculine, excluant ainsi les cadets de la succession au titre. Cependant, l'usage a fait que mise à part les princes et les ducs qui occupaient de hautes fonctions au sein de la Cour de France et du Royaume tout entier, la noblesse avait pris la liberté d'accorder aux cadets des titres subsidiaires ou des déclinaisons. Cela signifiait que le second fils d'un "Comte X" prenait le titre de "Comte X" ou "Vicomte X". N'étant alors qu'un titre de courtoisie, et n'ayant d'usage légal, cette pratique a été tolérée pendant des siècles. Elle est toujours d'actualité au sein des familles de la noblesse subsistante.

La transmission des titres concernait surtout la branche masculine, mais aussi les femmes de la noblesse, qui en héritaient par leur père ou leur époux.

Il est aussi d'usage pour le fils aîné d'un duc de prendre du vivant de son père le titre de courtoisie de « marquis » (il deviendra par la suite duc, abandonnant le titre subsidiaire pris de marquis).

Dans le cas où le Chef de Maison possède plusieurs titres subsidiaires, attachés à plusieurs fiefs (ou anciens fiefs), ce dernier peut décider de laisser un titre à un cadet, transmettant le plus important à l'aîné, destiné à lui succéder.

Ainsi :

  • le Chef de Maison serait titré : "Monsieur le Comte de X, Vicomte Y, et Baron Z"
  • pourrait décider de titrer de son vivant son aîné : "Monsieur le Vicomte Y"
  • et un cadet : "Monsieur le Baron Z"

Titres de fantaisie

Les titres de fantaisie ayant pour origine la pure fantaisie, il n'a aucune valeur ni auprès des institutions royales de l'Ancien Régime, ni au sein de la République. Les propriétaires de tel titres ne peuvent faire vérifier leur appellation par le Garde des Sceaux, n'ayant jamais été réellement titré. Cependant, nous pouvons constater dans de nombreux cas que la succession des titres de fantaisie se rapproche de celle des titres de courtoisie et réguliers.

Cas spécial de Wallis-et-Futuna

Le roi coutumier (Lavelua) Tomasi Kulimoetoke a régné de 1959 à 2007 sur le royaume d'Uvea.

Wallis-et-Futuna est une collectivité d'outre-mer française avec trois rois coutumiers.

L'article 3 du statut de 1961 dispose que « la République garantit aux populations du territoire des îles Wallis et Futuna, le libre exercice de leur religion ainsi que le respect de leurs croyances et de leurs coutumes en tant qu’elles ne sont pas contraires aux principes généraux du droit et aux dispositions de la présente loi »[2]. Les trois royaumes traditionnels d'Uvea, d'Alo et de Sigave sont reconnus officiellement par la République Française, mais il s'agit d'une monarchie élective. Le pouvoir d'élire ou de destituer les rois revient à un ensemble de familles nobles appelées "Aliki".

Royaume-Uni

En Europe

Références

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