Transports à Vesoul

From Wikipedia, the free encyclopedia

carte de la Franche-Comté présentant les principales aires urbaines et les voies de communication de la région
Situation de Vesoul au sein des voies de communications franc-comtoises.

Les transports à Vesoul sont assurés par les moyens routiers, ferroviaires et aériens. La ville de Vesoul dispose d'une place géographique privilégiée entre les plus grandes villes du Grand Est de la France. Les principales métropoles qui avoisinent Vesoul sont Dijon à l'ouest, Besançon au sud et Nancy au nord. La ville de Vesoul jouit de la position centrale entre ces quatre préfectures pour assurer des moyens routiers et ferroviaires. Concernant le réseau aérien, la ville de Vesoul dispose de l'aérodrome de Vesoul - Frotey.

Dès le XIXe siècle, la ville de Vesoul possède un réseau ferroviaire par l'intermédiaire des Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône. Les tramways, à voie métrique et traction vapeur, lui permettent de relier la plupart des villes du département, comme Molay, Besançon, Luxeuil-les-Bains et Athesans-Étroitefontaine. Désormais, à Vesoul, les correspondances ferroviaires se réalisent grâce à la gare de Vesoul. Mise en service le , cette gare est la plus fréquentée du département de la Haute-Saône.

Avec près de cinquante kilomètres de pistes cyclables dans l'agglomération de Vesoul, la ville désire de plus en plus privilégier les voies pour les modes de déplacements doux. Elle en possède une à sa sortie sud-est qui s'étend sur 21 kilomètres, il s'agit de la voie verte le Chemin vert. Cette dernière est interdite aux véhicules à moteurs et réservée aux marcheurs, cyclistes, les rollers...

Les transports en commun dans l'agglomération de Vesoul sont représentés par les VBus. C'est un réseau de bus de ville qui dessert l'ensemble du territoire de l'unité urbaine de Vesoul. Les bus lignes saônoises sont également des acteurs importants dans les transports en commun à Vesoul et même dans le département puisque les lignes saônoises desservent plus de 140 communes. Ce réseau est organisé, géré et financé par le conseil départemental de la Haute-Saône.

La gare des chemins de fer vicinaux de Vesoul, en 1918.
La gare des chemins de fer vicinaux de Vesoul, en 2010.

Pendant longtemps, les voies de communication reliant Vesoul aux autres localités étaient de simples chemins et routes rudimentaires, principalement utilisées par les diligences et autres véhicules tirés par des animaux. Cependant, au début du XIXe siècle, la ville est raccordée par les deux routes impériales 22 et 76 (aujourd'hui reconverties en nationales), définies selon le décret impérial du 16 décembre 1811. La route 22 reliait alors Vesoul dans les directions suivantes : vers Paris (par Langres, Chaumont, Troyes et Provins) et vers Bale en Suisse (par Belfort). La route impériale 76 reliait Vesoul à Metz (en passant par Xertignt, Épinal, Nancy, Pont-à-Mousson) et à Besançon.

À partir de la moitié du XIXe siècle, les chemins de fer arrivent à Vesoul. Le , la gare de Vesoul est mise en service. D'abord construite en bois, elle est reconstruire en pierre en 1870[1].

Plus tard, deux nouvelles lignes ferroviaires vinrent desservir Vesoul : Vaivre à Gray (1863) puis la lignes Besançon-Viotte à Vesoul (1872).

Dès 1907, la ville de Vesoul est desservie par les chemins de fer vicinaux de la Haute-Saône, un ancien réseau de chemin de fer secondaire à voie métrique et traction vapeur[2]. Une gare spécialement dédiée est construite en 1910[3]. Le réseau de chemin de fer vicinaux départemental réunissait en tout plus de 528 kilomètres de lignes. La déclaration d'utilité publique pour les lignes de tramways partant de Vesoul a été signée le . La ligne de Vesoul – Molay ouvrit le , celle de Grandvelle le , celle de Saint-Georges le et celle de Luxeuil le .

Plusieurs lignes partant de Vesoul jusqu'aux autres villes du département et de la région sont ouvertes. Les plus longues sont Vesoul Molay via Combeaufontaine, Vesoul Besançon via Grandvelle avec passage à Fretigney vers la ligne de Gray, Vesoul Luxeuil puis Vauvillers, Vesoul – Saint-Georges sur la ligne de Lure à Héricourt. C'est ainsi que Vesoul, grâce à sa situation géographique dans le département, devient une place centrale dans le réseau[4].

En 1933, deux routes nationales sont créées à Vesoul, et relient les axes nord et sud : la Route nationale 434 (nord) et la Route nationale 474 (sud). Les deux routes nationales 434 et 474 ont été déclassées en 1973 en routes départementales. La Route nationale 434 reliait Épinal à Vesoul via Bains-les-Bains, Vauvillers, Amance et Faverney soit 80 kilomètres. La Route nationale 434 s'arrêtait à Charmoille (banlieue nord-ouest de Vesoul), car la N19 reprenait le trajet. Cette ancienne route nationale assurait la communication de la partie nord de Vesoul. La Route nationale 474, quant à elle, couvrait la partie sud de Vesoul. Elle s'étendait jusqu'à Gray en passant par Gy. La Route nationale 474 fait 56 kilomètres. Le départ de la 474 commençait à Vesoul, cependant en 1973, le trajet de Vesoul - Noidans se faisait par la route départementale 13, donc la sortie a été modifiée par la fondation de la route départementale 457. L'actuelle route départementale 474 débute vers la commune d'Andelarre (agglomération de Vesoul).

En 1935, un centre de pilotage est créé à Vesoul.

En 1938, les chemins de fer vicinaux cessèrent leurs activités. L'ensemble des voies vicinales passant par Vesoul fermèrent le [4]. Ces chemins de fer vicinaux ont desservi Vesoul de 1907 à 1938, soit plus de trente ans. Les restes d'un ancien viaduc des CFV de Haute-Saône sont visibles à l'Est de la ville.

Les différents moyens de transports

Notes et références

Liens internes

Related Articles

Wikiwand AI