Parmi les neuf angles des trois faces concourantes au sommet
, les six n'ayant pas
comme sommet sont liés par l'identité suivante (correspondant à des rotations autour de
dans les deux sens possibles) :
.
Les quatre identités ainsi obtenues ne sont pas indépendantes : en multipliant membre à membre trois d'entre elles et en simplifiant, on obtient la quatrième. Partant d'un ensemble de douze angles arbitraires, ces trois identités et les quatre contraintes sur la somme des trois angles de chaque face (devant être égale à π) impliquent que l'espace des formes des tétraèdres doit être de dimension 5, ce que confirme le fait que les 6 longueurs des arêtes déterminent un tétraèdre unique, et donc tous les tétraèdres de même forme lui étant homothétiques, la donnée de cinq nombres suffit pour caractériser la forme[3].
La valeur absolue du sinus polaire (psin) des vecteurs normaux aux trois faces ayant un sommet en commun[4], divisée par l'aire de la quatrième face, ne dépend pas du choix de ce sommet :
![{\displaystyle {\begin{aligned}&{\frac {{\bigl |}\operatorname {psin} (\mathbf {n_{2}} ,\mathbf {n_{3}} ,\mathbf {n_{4}} ){\bigr |}}{\Delta _{1}}}={\frac {{\bigl |}\operatorname {psin} (\mathbf {n_{1}} ,\mathbf {n_{3}} ,\mathbf {n_{4}} ){\bigr |}}{\Delta _{2}}}={\frac {{\bigl |}\operatorname {psin} (\mathbf {n_{1}} ,\mathbf {n_{2}} ,\mathbf {n_{4}} ){\bigr |}}{\Delta _{3}}}={\frac {{\bigl |}\operatorname {psin} (\mathbf {n_{1}} ,\mathbf {n_{2}} ,\mathbf {n_{3}} ){\bigr |}}{\Delta _{4}}}\\[4pt]={}&{\frac {(3\operatorname {Volume} _{\mathrm {tetraedre} })^{2}}{2\Delta _{1}\Delta _{2}\Delta _{3}\Delta _{4}}}\,.\end{aligned}}}](https://wikimedia.org/api/rest_v1/media/math/render/svg/b4d72d57478b627a8335a70303de902c6c4f31b8)
(plus généralement, pour un n-simplexe (par exemple un triangle (n = 2), où cette formule correspond à la loi des sinus, ou un pentachore (n = 4), etc.) d'un espace euclidien de dimension n, on a la même relation, la valeur commune étant
, où V est le volume du simplexe, et P le produit des aires de ses faces).
Un analogue de la loi des cosinus relie les aires des faces aux angles dièdres[5] :
.
En projetant (orthogonalement) les trois faces
sur le plan de la face
, et en posant
, on voit facilement que l'aire de la face
est la somme (algébrique) des aires projetées, c'est-à-dire que
; on en déduit le système linéaire homogène
. Puisque ce système a la solution non triviale correspondant au tétraèdre, c'est que le déterminant
est nul.
Développant ce déterminant, on obtient une relation entre les angles dièdres[1] :
.
Par hypothèses, les deux arêtes
et
sont non coplanaires ; notant
(sur
) et
(sur
) les pieds de leur perpendiculaire commune (c'est-à-dire que la droite
est orthogonale aux deux arêtes), la distance entre les deux arêtes,
, est par définition la longueur du segment
(c'est la plus courte distance entre deux points quelconques des arêtes).
Des calculs trigonométriques élémentaires, mais assez pénibles, aboutissent à la formule suivante[1] :
,
où le dénominateur est une variante de la formule de Bretschneider pour les quadrilatères.