Troina

commune italienne From Wikipedia, the free encyclopedia

Troina (en sicilien : Truina) est une commune italienne de 8 218 habitants[2] située dans le libre consortium municipal d'Enna, en Sicile, au sein du parc des Nébrodes[3]. Elle est membre de l'association des plus beaux villages d'Italie (I Borghi più belli d'Italia).

Faits en bref Noms, Nom sicilien ...
Troina
Troina
Vue de Troina.
Blason de Troina
Armoiries
Drapeau de Troina
Drapeau
Noms
Nom sicilien Truina
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Sicile Sicile 
Province Enna  
Maire Alfio Giachino
Code postal 94018
Code ISTAT 086018
Code cadastral L448
Préfixe tél. 0935
Démographie
Gentilé Troinesi
Population 8 218 hab. (30-11-2025[1])
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 37° 47′ 00″ nord, 14° 36′ 00″ est
Altitude 1 121 m
Min. 257 m
Max. 1 242 m
Superficie 16 828 ha = 168,28 km2
Divers
Saint patron Silvestre de Troina (it) (San Silvestro)
Fête patronale 3 juin
Localisation
Localisation de Troina
Localisation dans la province d'Enna.
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Troina
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Troina
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Troina
Liens
Site web Site officiel
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    Géographie

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    La commune de Troina est située à 63 km au nord-est d'Enna.

    Histoire

    Les fouilles archéologiques ont démontré que le site de Troina est habité dès le VIIe millénaire av. J.-C. (établissement agricole et nécropoles, plus récentes). Des villages néolithiques, aux dimensions plus modestes, ont également été mis au jour. Les Sicules y fondent à leur tour un établissement. De la période antique, il ne subsiste à Troina que de maigres vestiges épars de la cité grecque d'Engyon[4] (dite Engium en latin) et de ses murailles défensives du ive siècle av. J.-C., derrière l'église-mère. En revanche, ses anciens thermes romains sont assez bien conservés. Après la chute de l'Empire romain d'Occident, elle devient une place forte byzantine jusqu'à la conquête musulmane, sous laquelle elle demeure la capitale religieuse et morale de l'identité grecque orthodoxe en Sicile[5].

    Troina est le théâtre en 1040 d'une bataille opposant les Musulmans aux troupes byzantines du général Georges Maniakès, composées de mercenaires, des Vikings de la fameuse garde varangienne, d'un contingent de 300 normands dirigés notamment par Arduin, un vavasseur lombard, et de Guillaume de Hauteville. Dans cette bataille, ce dernier, de stature colossale, y gagne le surnom de « Bras-de-Fer » après avoir embroché d'un coup de lance le chef des forces musulmanes, l'émir de Syracuse[6].

    Un an après avoir récupéré la ville, au cours de l'hiver 1062-1063, Roger de Hauteville (ou Roger Ier de Sicile, demi-frère cadet de Guillaume Bras-de-Fer), le conquérant normand de la Sicile musulmane (1060-1091), subit un siège à Troina par les Arabes durant quatre mois dans des conditions très difficiles, avec sa première femme Judith d'Évreux[7],[8],[9]. Roger parvient tant bien que mal à s'en sortir et érige temporairement Troina en capitale de la Sicile, où il s'installe en planifiant la conquête du reste de l'île[10],[11],[12].

    De mars à novembre 1088, le pape Urbain II y séjourne, sous protection normande. En effet, malgré sa nomination, un antipape avait été nommé à Rome, Calixte III, soutenu par le Saint-Empire romain germanique qui tentait à chaque élection papale d'installer son propre candidat. Le premier évêché latin de Sicile y est établi entre 1081 et 1096[13], année de sa fusion avec le diocèse de Messine, tout juste rétabli, et du transfert du siège épiscopal dans la ville de Messine. Dès lors, les évêques portent le double titre d'évêques de Messine et de Troina jusqu'en 1130, lors de la création du premier archidiocèse par Anaclet II. Ce titre réapparaît sous Innocent III sous la double désignation de « per Messanensem et Trainensem dioceses » (dans les diocèses de Messine et de Troina). Un monastère basilien dédié à San Michele (saint Michel) y est fondé.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, Troina, qui joue un rôle crucial dans l'opération Husky en raison des lignes de fortifications établies par les Italiens autour de l'Etna, est le théâtre d'une bataille opposant les Alliés aux forces de l'Axe. Les violents combats et les bombardements, qui durent six jours (31 juillet - 6 août 1943), causent des centaines de victimes civiles comme militaires et la ville est en grande partie détruite, mais permet l'avancée de la 7e armée américaine vers Messine. Robert Capa, photographe de guerre accompagnant les troupes, a documenté ces événements.

    En 2021, la municipalité met en vente des maisons pour la modique somme de un euro dans l'espoir d'attirer des résidents et d'accroître sa population.

    Économie

    Les habitants de Troina vivent essentiellement de l'agriculture, de l'élevage ovin et de la production fromagère.

    Culture

    Depuis 1986, Troina abrite un centre de recherche médico-scientifique et hospitalier (IRCCS - Istituto di ricovero e cura a carattere scientifico) au sein de l'«Oasi Maria SS.», à la fois hôpital spécialisé, centre d’accueil et culturel, fondé en 1953 par le prêtre catholique Luigi Orazio Ferlauto (1922-2017) pour l'assistance aux pauvres, aux handicapés mentaux et aux enfants orphelins et abandonnés. La structure, agréée par le Service National de Santé (Servizio Sanitario nazionale), premier IRCCS en Sicile, remplit la fonction de centre de recherche médico-scientifique et d'hôpital pour des services de santé tels que des consultations spécialisées, hospitalisation et day hospital. Ferlauto est aussi l'auteur d'une œuvre littéraire et autobiographique abondante. Sur le plan religieux, il a développé notamment une spiritualité interculturelle et interreligieuse originale (Città Aperta), fondée sur une théologie de l'imago Dei[14].

    Lieux d'intérêt et monuments

    Époque antique

    • Muraille hellénistico-romaine
    • Thermes romains (église de la Madonna della Catena)

    Époque médiévale

    L'ancienne cathédrale vue du contrebas.
    • Ancienne cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption (it), actuelle église paroissiale, dont une tour normande fait office de campanile. Elle a fait l'objet d'importants remaniements entre les xve et xviiie siècles.
    • Église San Silvestro
    • Torre capitania (musée)

    Époque moderne

    • Église de l'Annunziata (xvie siècle)
    • Le Palazzo Pretura, situé dans le centre historique, abrite le musée Robert-Capa depuis 2021. Les photographies originales exposées documentent les événements de la guerre en Sicile en 1943, avec un accent sur les batailles de la ligne de l'Etna.

    Époque contemporaine

    Près de Troina se trouve le barrage d'Ancipa, qui mesure 120 mètres de hauteur et permet la formation d'un lac de 51 km².

    Administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Les maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    9 juillet 2008 10 juin 2013 Salvatore Costantino Carchiolo liste civique de centre droit  
    11 juin 2013 en cours Sebastiano Fabio Venezia liste civique de centre gauche  
    Les données manquantes sont à compléter.
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    Communes limitrophes

    Bronte (CT), Cerami, Cesarò (ME), Gagliano Castelferrato, Randazzo (CT), Regalbuto, San Teodoro (ME)

    Évolution démographique

    Habitants recensés

    Jumelages

    La commune de Troina est jumelée avec :

    Personnalités liées à la commune

    Voir aussi

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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