Calascibetta
commune italienne
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Calascibetta (en sicilien : Calascibbetta) est une commune italienne de 3 953 habitants[2] située dans le libre consortium municipal d'Enna, en Sicile, au sein du Mezzogiorno. Elle est membre de l'association des plus beaux villages d'Italie (I Borghi più belli d'Italia)[3].
| Calascibetta | |
Vue de Calascibetta. | |
Armoiries |
Drapeau |
| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Calascibbetta |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Piero Antonio Santi Capizzi |
| Code postal | 94010 |
| Code ISTAT | 086005 |
| Code cadastral | B381 |
| Préfixe tél. | 0935 |
| Démographie | |
| Gentilé | Xibetani |
| Population | 3 953 hab. (31-10-2025[1]) |
| Densité | 44 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 35′ nord, 14° 16′ est |
| Altitude | 691 m |
| Superficie | 8 912 ha = 89,12 km2 |
| Divers | |
| Saint patron | San Pietro in Vincoli |
| Fête patronale | premier dimanche d'août |
| Localisation | |
Localisation dans la province d'Enna. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Géographie
Le bourg ancien de Calascibetta est perché sur une colline à 6 km au nord d'Enna.
Le territoire communal fait partie du géoparc Rocca di Cerere.
Toponymie
La première partie du toponyme Calascibetta dérive de l'arabe qalʾat, قَلْعَة (« château, forteresse »). Le second morphème, dont l'identification est moins évidente, semble lui aussi d'origine arabe.
Histoire
Le site de la commune est peuplé dès la préhistoire et la haute Antiquité, comme en témoignent les nécropoles de Malpasso (âge du cuivre), Calcarella (xie et xe siècles av. J.-C.), Valle Coniglio (xe et ixe siècles av. J.-C.) et Realmese (dont les tombes les plus anciennes remontent au ixe siècle av. J.-C.[4]).
Fréquentée à l'époque byzantine, ainsi qu'en attestent des documents retrouvés au xixe siècle relatifs aux grottes ornées de fresques où vivaient reclus des moines basiliens, Calascibetta occupe une position stratégique au ixe siècle comme camp militaire fortifié par les Musulmans en 848 (expliquant son toponyme), d'où ces derniers lancent le siège de la place forte byzantine d'Henna. Ironie du sort, en 1062, elle est capturée et refortifiée par Roger Ier, qui s'y installe lors du siège de Castrogiovanni opéré par ses propres troupes. Ainsi, le village, entièrement rebâti en même temps que son château, ses remparts et son église-mère dédiée à la Vierge Marie ainsi qu'à l'apôtre Pierre, connaît au xie siècle un essor considérable sous les Normands.
Contrairement à bon nombre d'autres cités siciliennes, qui sont transformées en seigneuries féodales, Calascibetta demeure une ville dont la juridiction relève du pouvoir royal, ce qui lui permet de jouir d'une phase de splendeur sans pareille, favorisée qu'elle est par les monarques aragonais. Le roi Pierre II de Sicile, qui la dote de nouvelles églises, y meurt à l'occasion d'un séjour en août 1342. En 1492, Calascibetta est l'une des cinquantaines de villes siciliennes à disposer d'une communauté juive, résidant dans la giudecca (quartier juif).
Économie
L'agriculture est la principale source de revenu des habitants de la commune, secondée par l'extraction minière.
Culture et patrimoine
Monuments
- Église San Pietro e Santa Maria Maggiore (église-mère)
- Église Maria Santissima del Monte Carmelo
- Église de l'Itria
- Église San Giuseppe
- Église Sant'Antonio
- Église San Francesco d'Assisi
- Église Maria Santissima della Catena
- Église San Pietro
- Sanctuaire de Buonriposo
- Vue de la colline de Calascibetta depuis une terrasse perchée d'Enna.
- L'église-mère.